Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles 1910

23 avril 1910 - 1 novembre 1910


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Crémation

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C’est le jeudi 16 juin qu’a été inauguré le pavillon de la Société belge pour la propagation de la crémation. Ce pavillon, d’un aspect élégant, représente un temple grec. Il comprend trois parties : l’une est consacrée à l’incinération antique, la seconde est relative aux vérifications de la mort réelle, la troisième groupe tout ce qui intéresse la crémation moderne.

La Société belge pour la propagation de la crémation a tenu à faire ressortir les inconvénients, au point de vue hygiénique, du système de l’inhumation.

Des inscriptions attirent l’attention du visiteur : « L’inhumation est une combustion lente ; l’incinération est une combustion rapide. » « Le cimetière est l’ennemi de notre santé. » « Le feu purifie tout. » « La crémation ne fait pas obstacle à la répression criminelle ; elle n’est en opposition avec aucun dogme religieux. »

Une réduction d’un four crématoire est exposée. On explique aux visiteurs que le corps est
déposé dans un four à 800 degrés, où il demeure 40 à 60 minutes. Les cendres d'un corps humain ne forment qu’une petite masse pesant entre 900 et 1,500 grammes, que l’on dépose dans des urnes.

Aux parois de ce petit temple sont appendus des tableaux qui montrent les progrès réalisés, à l’étranger, par les Sociétés pour la propagation de la crémation, notamment en Suisse, en Allemagne, en Italie et en France.

De nombreuses personnalités assistaient à cette inauguration et, parmi elles, se trouvaient le comte Goblet d’Alviella, sénateur, et M. Delleur, bourgmestre de Boitsfort.

M. G. Tosquinet, conseiller provincial, président de la Société belge pour la propagation de la crémation, a, dans un discours intéressant, émis le vœu de voir la Chambre voter à bref délai la proposition de loi tendant à permettre l’établissement d’un four crématoire intercommunal. Il a fait ressortir les dangers, au point de vue de l’hygiène publique, du système actuel de l’inhumation.

M. Chômé, professeur à l’Ecole militaire, et M. Rantz, secrétaire de la Société anversoise pour la propagation de la crémation, ont insisté à leur tour sur la nécessité qu’il y aurait d’assurer la possibilité de fours crématoires dans notre pays.

©Exposition Bruxelles 1910