Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles 1910

Oeuvres d'Art, Travaux Scientifiques et Produits de l'Industrie et de l'Agriculture de toutes les nations

23 avril 1910 - 1 novembre 1910


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Chine

Chine à l'exposition de Bruxelles 1910

Ce n’est plus la Chine ancienne, figée depuis trois mille ans, qui expose à Bruxelles. C’est la Chine rénovée, rajeunie, prête à une vie économique et politique plus large et plus profonde.

Cette Chine nouvelle a voulu donner à la Belgique un témoignage de sympathie. Sur l’initiative d’un des plus distingués diplomates chinois, M. Wang-Mou-Tao, secrétaire de la légation de Bruxelles, le gouvernement de Pékin, malgré le deuil national résultant de la mort des deux souverains, malgré l’ouverture à Nankin de la première Exposition nationale chinoise, à laquelle il a consacré de grands efforts, a décidé de participer officiellement à l’Exposition de Bruxelles. Le ministre de Chine à Bruxelles, Son Excellence Yang-Chu, a, dans son discours, excellemment exprimé les intentions et les sentiment si particulièrement cordiaux de la Chine à notre égard. Aussi, les vœux et la bonne volonté des Belges sont-ils acquis à l’Empire du Milieu dans sa tâche de transformation.

Un vaste champ est ouvert à la coopération des deux nations : lignes de navigation, chemins de fer, postes, exploitation des mines, enseignement, travaux publics... Qui sait jusqu’où ira la civilisation chinoise ?

Quand, à la fin du XIIIe siècle, Marco Polo, après avoir découvert la Chine et y avoir vécu dix-sept ans, revint à Venise, ses concitoyens ne voulurent point croire les merveilles qu’il racontait sur le grand Koubilai-khan et le mystérieux royaume de Çathay. A son lit de mort, on le pressait encore de rétracter le récit de ses voyages. Le jour viendra peut-être où les Marco Polo de la fin du XXe siècle ne seront pas cru davantage quand ils raconteront Ce qu’ils auront vu dans la Chine de demain.

© Exposition Universelle de Bruxelles 1910