Exposition Coloniale Internationale de Paris 1931

6 mai 1931 - 15 novembre 1931


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Nestlé

Nestlé à l'exposition de Paris 1931

Voila deux heures que nous marchons dans un rêve : l’Afrique, l’Asie, l’Océanie ont égrené sous nos yeux la grâce de leurs palais et de leurs villages, la gamme de leurs épidermes : bronze, brique, cuivre, anthracite — le chatoiement de leurs costumes et le pelage de leurs animaux.

Entre les arbres de ce qui était le Bois de Vincennes, la route macadamisée déroule son ruban de moire bleutée;une odeur étrange alourdit encore l’air immobile. S’asseoir, se reposer, se délasser, boire... Et soudain, voici l’oasis. Après les jaunes, les rouges, les gris brûlants, voici du bleu pâle, un bleu de ciel printanier: ce bâtiment d’un « colonialisme » tempéré. Est-ce un temple ? Une colonne octogonale bleue et blanche en émerge, que surmontent des têtes aux cornes massives. Taureaux symboliques? Non pas: vaches paisibles. Temple de quelque divinité païenne? Non pas: stand Nestlé.

Un tour d’honneur. Pour commencer, prenons rang derrière les enfants qui se bousculent. Une vache articulée tourne la tête et bat des paupières, tandis qu’une fermière tire sur les pis gonflés. Un petit chasseur Nestlé, articulé lui aussi, tourne les pages du fameux album-vignettes «Les Merveilles du Monde». (Cet album permet de collectionner les jolis timbres-vignettes qui se trouvent dans les délicieux chocolats Nestlé, « Gala » Peter, Cailler, Kohler, et donne le droit de participer à la distribution de nombreuses primes).

De jolies vendeuses veillent sur la variété des tablettes de chocolats terriblement tentantes, aussi gracieusement offertes. Nous allons suivre le couloir circulaire extérieur bordé de fleurs, de comptoirs, de jolis tableaux. Mais... voici que le sol avance tout seul : nous sommes sur un trottoir roulant. Joie de n’avoir plus aucun effort à faire, joie de ménager nos pieds douloureux. « Le tour de Nestlé en quelques minutes ».

E voilà, nous revoilà à l’entrée: un coup d’œil à l’intérieur ganté de gris, tapis, fauteuils et tentures, avec, dans la fraîche pénombre, les ors discrets des boîtes de bonbons et les petits ventres sagement alignés des boîtes de Lait concentré, de Farine lactée, de Petit Gruyère et de Nescao : tendres merveilles préparées pour la seule joie des enfants et de leurs parents.

En face de nous, à l’autre bout du stand, la porte s’ouvre sur une verdure d’aquarium : c’est la terrasse avec ses tables bien servies, entre lesquelles circulent, bleues et blanches, les serveuses polyglottes; des parasols bleus, des tables bleues; sommes-nous encore à l’Exposition Coloniale ? Une cuisine est tout près d’où s’échappe, comme d’une cassolette, l’affriolant parfum des brioches et des gâteaux chauds.

Dieu! Que nous avions faim et que ce chocolat Kohler est donc délectable! Oui, le stand Nestlé est bien un temple: celui des bonnes choses; le temple de cette déesse gourmandise que nous servons avec la ferveur des premiers âges.
Le stand Nestlé... une oasis; tout près, à deux cents mètres, c’est la porte d’entrée ou de sortie de l’Exposition; à deux pas, c’est le bassin vert pâle avec ses jets d’eau; tout près, c’est la vie de Paris où, au choix, des Colonies ; ici c’est l’extase, et c’est un coin de pâturage.

Nous sommes souvent retournés à l’Exposition Coloniale, et, chaque fois, pendant le beau voyage, nous sommes revenus prendre des forces au pavillon Nestlé, temple de la gourmandise. Là, sous de frais ombrages, dans la verdure, dans l’azur, nous avons eu la joie de déguster des choses d’une qualité vraiment impeccable. Ainsi nous avons pu mesurer l’effort de la plus grande industrie de laits concentrés, de produits de l’enfance et de chocolats fins.

©Livre D'Or - Exposition Coloniale Internationale - Paris 1931