Exposition Coloniale Internationale de Paris 1931

6 mai 1931 - 15 novembre 1931


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Armée et Marine

Armée et Marine à l'exposition de Paris 1931

Architecte(s) : Lecuyer et Berthelot

Ici, nos trois couleurs sont élevées à 82 mètres de hauteur sur une tour de bronze qui supporte en même temps un phare. A l’intérieur sont groupés les bustes des grands coloniaux militaires, et leurs noms sont inscrits sur les murs : synonymes de ténacité, noms d’hommes qui ont brisé les volontés contraires à la France et à l’humanité. Les numéros des régiments qui ont contribué à la pacification des peuples sur tous les continents sont gravés dans le marbre.

Au centre, vous avez sous les yeux les drapeaux et les étendards des troupes coloniales et nord-africaines qui se sont plus spécialement illustrées. Sous une coupole formant plafond, en mosaïque vieil or, une Gloire déploie au-dessus de tous ces vaillants soldats, ses ailes.

Un double escalier permet d’atteindre le sommet de la tour. Chaque soir, les troupes indigènes de tous pays salueront les couleurs, montrant ainsi que nous avons su faire d’eux nos meilleurs auxiliaires.

Une salle spéciale, à côté du monument, contient tout le détail des travaux de l’armée coloniale et de ses services. Travaux et services qui ne sont pas exclusivement militaires, puisque l’officier, et même le sous-officier, furent souvent bâtisseurs, juges, instructeurs et éducateurs.
L’aviation, qui est l’arme de demain, à la fois force de police ?t secours, y trouve une place toute particulière.

Quant au service de Santé, il mérite une mention toute particulière. Ses médecins ne connaissent ni amis, ni adversaires : inlassablement, ils se sont penchés sur la souffrance humaine : ils ont puissamment contribué par leur ardeur et leur science désintéressée à la déroute des sorciers malfaisants, cupides et redoutables.

Entrez dans le pavillon opposé, vous aurez la chance s'entendre une des cent conférences qui sont données au cours de l’Exposition. Si la salle est pleine, passez en revue, sans la salle voisine, les foyers du soldat, les salles d’hygiène et de sport qui sont affectées aux jeunes gens qui servent au loin. Dans les points les plus reculés, on trouve ainsi des abris de réconfort moral, des salles de réunion où es soldats peuvent se distraire d’une façon saine et confortable.

L'armée coloniale participe ainsi à la grande leçon de choses qui vous est donnée. Elle évoque ici l'œuvre accomplie par ses grands anciens ; elle glorifie la tâche journalière et féconde de ses officiers et soldats, disséminés entre les deux tropiques. Tous ceux qui ont servi dans ses rangs, et je suis du nombre, en ont gardé une légitime fierté.

©Guide officiel - Exposition Coloniale Internationale - Paris 1931