Retour - Liste Pavillons

Palais de l'Agriculture et de l'Horticulture et les Jardins Français


Palais de l'Agriculture et de l'Horticulture et les Jardins Français à l'exposition de Gand 1913

Comme à Bruxelles, comme à Liège, l’agriculture et l’horticulture françaises occupaient à Gand une place en rapport avec leur importance dans l’activité de la nation.

Ce brillant résultat fut dû à l’influence du Comité agricole et horticole français des expositions internationales, que préside M. le sénateur Viger, ancien ministre de l’Agriculture.

Une vaste galerie de 90 mètres de longueur réunissait, dans une décoration d’ensemble d’un heureux effet dû à M. l’architecte Henri Guillaume, les échantillons de tous les produits de l’agriculture.

Les lourdes et fortes machines à battre le blé, les moteurs, les locomobiles, les charrues de toutes tailles et de toutes catégories, les faucheuses, les moissonneuses-lieuses, les faneuses, les distributeurs d’engrais, les semoirs, les coupe-racines, les fouloirs, les pressoirs, les dégrappoirs, les appareils de laiterie, le matériel de cave occupaient tout le centre du hall.

La classe des grains présentait des échantillons de toutes les catégories de céréales cultivées en France.

Les huiles d’olive, comestibles et industrielles, de Provence, du Languedoc, du Comtat Venaissin et de la région bordelaise, tenaient une grande place parmi les produits exposés. La classe de la laiterie était brillamment représentée par de nombreuses sociétés coopératives et plus spécialement par la Société française d’encouragement à l’industrie laitière et par l’Institut Pasteur qui avait exposé les recherches de ses savants.

Les plantes médicinales et pharmaceutiques, les plantes textiles, les plantes oléagineuses, les plantes à tanin, les houblons, les fibres de paille et les foins d’emballage, les laines, les huiles animales, les chardons et cardères, enfermés dans de très élégantes vitrines, étaient fort harmonieusement groupés en un ensemble du plus bel effet.

Les collections de miels, cires et hydromels donnaient une idée exacte de l’importance de l’apiculture dans les régions du Nord et du Centre de la France. On remarquait également, dans cette classe, une collection biologique, de tous points remarquable, des insectes nuisibles aux végétaux cultivés.

Les jardins français ressortissaient également au groupe de l’agriculture; à l’Avenue des Nations, à l’Avenue de Flandre, au Parc, derrière le Palais des fêtes, ils étaient garnis de fleurs, de plantes vertes et d’arbustes, comme l’écrin vivant et séduisant des palais blancs.

A moins d’être un amateur de fleurs ou un poète, on ne prête guère d’attention aux jardins de nos World’s Fair. Timides, effacés, dominés par la splendeur imposante des palais, ils se contentent de leur rôle modeste de décor; et cependant, dans ses jardins comme dans les autres domaines, la France affirmait un art indéniable.
Organisés par le groupe de l’Horticulture, dessinés par l’éminent jardinier en chef de la Ville de Paris, M. Jules Vacherot, ils affirmaient la place importante de la France dans cet art qui compte l’immortel Lenôtre.

Un jardin fruitier avait été planté dans le Parc, près du Palais des fêtes. Plus loin, un jardin fleuri étalait sa splendeur, tache vibrante au milieu de la note calme des frondaisons vertes. Une splendide roseraie éclatait de toute la vivacité de ses teintes, de toute la chaleur de son coloris.

©Livre d'Or de l'Exposition Universelle & Internationale de Gand 1913