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Mines et Métallurgie


Mines et Métallurgie à l'exposition de Gand 1913

Voisin du Palais des industries de luxe et relié à celui-ci par la travée qui abritait les expositions des villes de Tourcoing et de Comines, un second palais faisait front à l’Avenue des Nations et à l’Avenue de Flandre. Au point de contact des deux avenues s’ouvrait l’entrée du pavillon de la Ville de Paris. Outre ce pavillon, le Palais comprenait les groupes français de la petite et de la grosse métallurgie, de l’électro-métallurgie, des mines, de la mécanique, de l’agriculture, de l’aéronautique et de l’automobile, de la médecine et de l’hygiène.

L’exposition de la Classe des Mines comprenait deux parties distinctes : mines de combustibles d’une part, mines de fer, cuivres, etc. de l’autre. Au centre, un Salon d’honneur abritait, avec la Société de l’industrie minérale, les grands groupements corporatifs des industries extractives : Comité central des Houillères de France, station d’essais de Liévin, Chambre des houillères du Nord et du Pas-de-Calais, Comité des houillères de la Loire, comité des mines de fer de Meurthe et Moselle, Chambre syndicale des Mines de fer de France, Chambre syndicale française des Mines métalliques.

L’industrie des carrières et celle des explosifs étaient également représentées ; les statistiques accusaient, pour la production houillère française, un déficit au regard de la consommation totale.

Au point de vue des mines métalliques, la France est fort inégalement partagée. Alors que les gîtes de plomb, zinc, cuivre et antimoine sont peu abondants, son sol possède les plus belles réserves connues de minerai de fer. A côté du bassin de Briey, dont le minerai hydroxydé trouve un débouché rapidement croissant dans l’industrie locale et au delà des frontières, on voit croître les expéditions des minerais normands ; les gîtes de la région de Caen, mis en valeur avec activité et méthode, semblent devoir fournir à la consommation mondiale un appoint grandissant de minerai carbonaté-siliceux, dont les réserves apparaissent sensiblement plus importantes qu’on ne le supposait.


A coté des procédés d’exploitation et la variété des produits fournis à la consommation, les sociétés minières s’étaient efforcées d’attirer l’attention du public sur leurs œuvres sociales.

La métallurgie française traverse, depuis plusieurs années, une ère de grande prospérité. Le nombreuses usines se sont développées et d’autres, très importantes, se sont créées, notamment dans l’Est, dans le Nord et dans l’Ouest.

Les produits métallurgiques exposés par les industriels français retenaient l’attention par leur valeur et leur diversité, notamment les établissements Arbel, qui ont apporté une large contribution dans la fourniture des pièces de forge nécessaires à la défense nationale et aux cuirassés prévus au programme de la Marine française ; ils avaient exposé des arbres droits et coudés, un rotor de turbine de 1 m. 800 de diamètre pour turbine de cuirassé, un manchon et une virole pour canon de 30 cm., des obus, etc.

La petite métallurgie comprend une multitude diverse d’industries, depuis celle des métaux précieux, jusqu’aux métaux les plus communs ; elle comporte un nombre considérable de produits, notamment les pièces de fonderie et de forge, les articles de boulonnerie, visserie, quincaillerie, cuivrerie, clouterie ; la ferronnerie d’art, les fermetures métalliques, les monte-charges et ascenseurs ; la chaudronnerie, la serrurerie, la ferblanterie et la robinetterie ; les réservoirs en tôle, les meubles en fer, les outils, les pièces en acier, les grillages, ronces et fils, les tôles perforées, les fourneaux de cuisine, les poêles, grilles, etc., la batterie de cuisine, les appareils hydrothérapiques, les aiguilles, les épingles, plumes métalliques, broches, boucles, œillets, boutons, etc.

La valeur et la grande variété des produits français prouvaient le développement remarquable de la petite métallurgie.

Le groupe de la mécanique voisinait avec ceux de la petite et de la grosse métallurgie, disposition favorable à l’ensemble des manifestations de ces industries connexes. Il occupait à lui seul un vaste hall de près de 2.000 mètres carrés et, sans présenter de moteurs de puissance exceptionnelle ou des machines de volume considérable, il s’avérait remarquable par certains appareils nouveaux aussi bien que par la perfection des machines qui y ressortissaient.

©Livre d'Or de l'Exposition Universelle & Internationale de Gand 1913