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Pavillon du Canada


Pavillon du Canada à l'exposition de Vancouver 1986

© Guide Officiel - Expo'86

Le pavillon du Canada est le plus grand et le plus spectaculaire qu’ait jamais conçu le gouvernement canadien pour une Exposition internationale. Il s’avance, tel un immense paquebot, au milieu du port de Vancouver qui fourmille d’activités. Le pavillon du pays hôte, à la silhouette racée des plus luxueux navires de croisière, déploie cinq voiles blanches majestueuses.À l’ombre de ces voiles, le monde entier découvrira un
Canada qu’il ne connaissait pas. Le pavillon vous convie à la découverte de nouveaux horizons. Vous y ferez la connaissance de pionniers canadiens qui ont résolu les problèmes les plus ardus que leur posaient les transports et les communications sur terre. Vous verrez une vraie soucoupe volante traverser le pavillon. Vous frémirez en voyant, sur l’écran géant du Cinéma IMAX® du CN, un train de marchandises friser la Catastrophe le long d’un canon des montagnes Rocheuses. Ce cinéma présente, en première mondiale, le procédé IMAX de conception canadienne combiné à l’art toujours exaltant du film en relief.

Le pavillon vous offre une croisière de plaisance où vous assisterez au festival culturel le plus complet jamais présenté au Canada. Vous comprendrez pourquoi les artistes canadiens s’affirment avec tant de brio sur la scène internationale. Des innovations technologiques éblouissantes rehaussent la créativité de danseurs, d’acteurs et de musiciens exceptionnels. L’un des meilleurs réalisateurs de films documentaires dévoile sa vision du Canada dans une production superréaliste qui permet aux spectateurs d’intervenir dans le déroulement de l’action.

Le génie qui a inventé les présentations audio-visuelles sur écrans multiples fait la chronique de l’histoire des communications, à l’aide de ses propres techniques cinématographiques révolutionnaires. Situées à l’intérieur comme à l’extérieur,
les scènes du pavillon accueillent des troupes d’artistes qui vous enchanteront par leurs spectacles folkloriques ou autres.

À l’entrée, par exemple, une bernache et un castor revêtus de costumes flamboyants jouent les sketches satiriques de nos meilleurs auteurs comiques. Le long des promenades panoramiques, les merveilleux personnages d’un théâtre ambulant, version canadienne nouveau genre, surgissent ici et là pour recréer l’ambiance spontanée du théâtre forain. Du côté de la mer, éclate un véritable feu d’artifice de laser et lumière et dans le ciel, montgolfières et delta-planes rendent hommage au vent. Dans le port, une étrange symphonie s’élève, à laquelle participent remorqueurs et bateaux de toutes sortes. Ancrés le long du pavillon, qui est aussi une gare maritime, de magnifiques navires de croisière accueillent les passagers à destination de l’Alaska.

Les enfants peuvent explorer un monde marin de rêves. Vous trouverez dans les boutiques du pavillon des souvenirs typiquement canadiens et pour vous reposer, arrêtez-vous un instant dans les cafés, dans la vaste buffetéria où des spectacles sont présentés à toute heure, ou encore dans l’attrayant restaurant situé à la proue du pavillon du Canada. De ce restaurant, vous pourrez admirer le parc Stanley, les montagnes de la chaîne côtière et le port le plus grandiose de la côte ouest des Amériques.


PORTE D’ENTREE D’EXPO 86

Ce fabuleux pavillon occupe un emplacement de choix au centre-ville de Vancouver sur l’anse Burrard où il s’avance loin. Vous pourrez profiter de la situation privilégiée du pavillon du Canada et en faire votre toute première escale. C’est la Porte du Canada, signalée par un drapeau canadien, qui marque l’entrée du pavillon, à l’extrémité nord de la rue Howe.

En franchissant cette Porte, vous avez dès lors accès au reste de l’Exposition internationale. Il ne faut en effet que quatre minutes pour se rendre au site en bordure de False Creek. Une expérience palpitante vous attend à bord du SkyTrain, moyen de transport ultra-moderne de création canadienne. Il s’agit d’un système de transport léger et rapide se déplaçant sur rail unique et dont les voitures sont mues par induction électromagnétique.

Ce service de navette est gratuit. À False Creek, le terminus du SkyTrain donne sur le Portail du Canada, reconnaissable de loin par ses symboles gigantesques et typiquement canadiens: un bâton de hockey qui s’appuie au mât autonome le plus haut du monde et un immense drapeau canadien. Des hôtes et des hôtesses en uniforme de grand style, créations d’Alfred Sung, couturier canadien de réputation internationale, accueillent les visiteurs dans l’esplanade du Portail.


DES MONDES INSOLITES

Le pavillon présente, en quatre dimensions, une vision attirante du Canada. Une machine à voyager dans le temps, doublée d’un vaisseau spatial, vous entraîne à la découverte des domaines scientifique, technologique, cosmique, spatial, subaquatique ou arctique, dans lesquels les Canadiens ont toujours été des pionniers.

Dans la salle Terravision, venez admirer le pays dont les images ont été captées par des satellites canadiens tel le supertransmetteur Radarsat. Le récit de Terravision débute sur des images de commencement du monde pour décrire ensuite la détermination des Canadiens à relever le défi de leur géographie.

Terravision tire son extraordinaire originalité du procédé Showscan, qui représente un progrès majeur du cinéma. Le Showscan crée un cinéma super-réaliste au moyen de très grandes images de 70 millimètres projetées à une cadence de 60 à la seconde, soit deux fois et demie plus rapidement que la normale et qui sont quatre fois plus lumineuses et plus grandes que lors d’une projection normale.

Le théâtre Nouveaux Mondes, combinaison incroyable de mise en scène et de trucages, lance les spectateurs à la découverte de temps et de lieux inconnus. Frissonnez au lancement de la navette spatiale. Admirez le Canadarm, premier télémanipulateur de l’espace. Plongez à vingt mille lieues sous les mers en jeep subaquatique, à la suite de votre chef d’expédition revêtu de la combinaison de plongée futuriste canadienne “Newt suit”, qui écourte le temps de décompression après une plongée dans les grands fonds.

Les Canadiens participent aux conquêtes spatiale et marine. Ces domaines ne sont plus hostiles et leur exploration constitue un nouveau défi à relever pour les hommes.


UN MONDE DE MERVEILLES

Sous la voilure du pavillon, composée de fibre de verre et de téflon, s’étend la vaste enceinte du Grand hall. Découvrez un Canada insolite, né de la fusion de l’art, de la science, et de la fantaisie.

Le Hystar est certes l’objet le plus étonnant à voir au Grand hall. Cet aéronef de l’avenir, de forme circulaire, accomplit des prouesses aériennes jamais vues. Les énormes cloisons réfléchissantes du Grand hall reflètent les rotations acrobatiques de cette nouvelle soucoupe volante canadienne. Aucun autre aéronef n’a une telle possibilité de contrôle de vitesse, de changement de cap, de sustentation et de survol à ras du sol ou de l’eau.

Du côté est, une décoration murale composée de 108 écrans vidéo se crée et se recrée sans cesse. Les images éclatantes racontent avec quelle imagination les Canadiens ont intégré dans leur pays les transports et les communications. Cette présentation est une première au Canada.

Dans cette partie du pavillon, une maquette représente la charpente et la mécanique complexe d’un brise-glace de l’Arctique qui semble surgir des glaces. Une autre sculpture révèle la complexité de l’aile soufflée; invention canadienne, cette aile permet de transformer les avions conventionnels en avions à décollage et à atterrissage courts. Une troisième maquette illustre le Maglev, nouveau train à lévitation magnétique canadien.
Du côté du mur ouest, d’autres innovations technologiques canadiennes permettent aux visiteurs de participer en s’amusant. Ainsi, A l’écoute dans l’espace leur donne l’occasion de faire l’essai du vococodeur d’un satellite MSAT. Cet appareil transforme la voix en données numériques avant de la restituer à la fréquence préalablement réglée par le visiteur. Les Mains consistent en un bras-robot industriel qui fabrique des avions de papier et les lance à l’autre bout du hall.

Partout, de jeunes artistes canadiens, étoiles de demain, h exposent des oeuvres qui expriment les mythes, les symboles et les réussites scientifiques et technologiques de leur pays de façon surprenante et parfois amusante.

La sculpture mobile Nouvelles dimensions du Torontois Tim Jocelyn exprime les quatre dimensions du monde physique (espace, atmosphère, terre et fonds marins). Patrick Amiot, de Montréal et de Vancouver, a réalisé des sculptures d’argile humoristiques représentant cinq inventeurs canadiens. Quant à Richard Prince, de Vancouver, son oeuvre intitulée LAlchimie de l’invention symbolise l’esprit créateur.

Beau Dick, d’Alert Bay en Colombie-Britannique, a créé un grand masque à transformations qui évoque le mythe du corbeau et du premier humain des Indiens de la côte nord-ouest. Edward Poitras, de Régina, a sculpté un personnage mi-homme, mi-aigle, dont les désirs sexuels, selon la légende des Indiens des Prairies, ont précipité la perte.

Une céramiste de Vancouver, Katherine J McLean, a composé, à l’aide de sons intrigants, mode d’expression inhabituel, des variations sur le thème des poissons du Canada pendant que le sculpteur John Watts, également de Vancouver, a façonné H des formes d’oiseaux au moyen de pièces | mobiles en acier poli.

Au pavillon de Canada, le mouvement perpétuel de l’art populaire canadien est 1 représenté par Alex Wyse d’Ottawa qui a fabriqué des engins farfelus comme des charrettes à poissons et des nuages volants, Stephen Denslow de Vancouver qui a embelli ses silhouettes découpées de détails extraordinaires et Rebecca Burke de Sackville au Nouveau-Brunswick qui s’est inspirée des mythologies grecque et latine pour créer des personnages animés plus grands que nature et quasi réels.


VU DU POLE

A l’extérieur du Grand hall, on a recréé un microcosme arctique où l’on voit les
transformations que les communications par satellite font subir aux territoires désolés du Nord. Des lasers servent d’indicateurs et des stations terrestres de réception deviennent des écrans vidéo. Une grande carte en relief offre aux visiteurs une nouvelle vue du sud du Canada à partir du Pôle Nord. Un satellite envoie aux stations de réception des images de chasseurs inuits à motoneige et de constructeurs d’îles artificielles dans l’océan Arctique.


UN BAIN DE CULTURE
Le pavillon de Canada vous propose un véritable festival culturel met en vedette les acteurs, danseurs, chanteurs et musiciens canadiens les plus originaux.
Le Studio-théâtre Amiga affiche tous les jours neuf spectacles. On trouve dans ce théâtre un système d’éclairage automatisé. Des caméras de vidéo télécommandées produisent des trucages visuels des artistes sur scène.

La scène a été conçue de telle façon qu’elle peut être utilisée soit pour le spectacle en solo du fabuleux clown Nion de Toronto, soit pour Encore! Encore!, spectacle d’une grande compagnie de théâtre dansant. Brian Macdonald, ancien directeur artistique des Grands Ballets canadiens, a assuré la mise en scène et la chorégraphie de cette oeuvre écrite par John Gray qui a remporté le prix du Gouverneur général du Canada grâce à Billy Bishop Goes To War.

Voici d’autres grands noms qui seront au Studio-théâtre:
le Children’s Chorus de Toronto, avec la contralto de réputation mondiale Maureen Forrester, le Théâtre Sans Fils de Montréal et ses 85 marionnettes géantes, et la troupe Jumpstart de Vancouver, dans une chorégraphie multi-médias.

le chorégraphe montréalais Michel Lemieux, dont l’imagination débridée invente de nouvelles formes de danse, les marionnettes humaines du Theatre Beyond Words, Mimi Kuzyk et Luba Goy de Winnipeg dans Justa Kom-media, comédie sur les immigrants ukrainiens, et le Ballet Jazz de Montréal.

Video Cabaret de Toronto et son spectacle The Last Man On Earth, oeuvre d’Alan Bridle qui allie avec succès vidéo et théâtre, le Spring Festival de Guelph (Ontario) et sa pièce The Lighthouse, La La La Human Steps de Montréal, danseurs d’avant-garde, et le chanteur vancouvérois Leon Bibb dans One More Stop On the Freedom Train.

Vous serez enchantés de la diversité des talents présentés au pavillon du Canada.


DES SENSATIONS FORTES

Pour la première fois, le cinéma IMAX® du CN présente au monde entier, sur une pellicule IMAX aux images gigantesques, un film en relief où les spectateurs participent à l’action. L’histoire du cinéma connaît une ère nouvelle et combien passionnante!

Cette technique canadienne de l’avenir utilise une pellicule trois fois plus grande que celle de 70 millimètres. Ce film est projeté à l’horizontale ce qui crée une image beaucoup plus grande. L’image claire et très fidèle s’adapte parfaitement à la projection en relief.

Ce film est l’oeuvre de Colin Low, réalisateur chevronné de l’Office national du film. Son équipe a parcouru le pays en tous sens, de Hovel Bay sur la côte ouest où elle s’est intéressée au transport du bois par hélicoptère, aux champs pétrolifères de Hibernia sur la côte est où elle a filmé des robots sous-marins.


LES DEMONS APPRIVOISES

Le théâtre Téléglobe Canada propose la dernière création d’Emil Radok, pionnier des superproductions sur écrans multiples, qui avait émerveillé les visiteurs du pavillon de la Tchécoslovaquie à Expo 67.

Radok, devenu Canadien, a créé le film Les démons apprivoisés qui retrace, de l’âge de pierre à l’ère technologique, les efforts de l’homme en quête de moyens de communication efficaces. Neuf écrans rectangulaires autonomes et un cerceau qui tourne pour former une sphère réfléchissent les images transmises par dix projecteurs 35 millimètres et les spectateurs recomposent mentalement ces images flottantes.


TABOOTENAY!

Tout à coup, c’est la fête au pavillon avec jongleurs, musiciens, acteurs, poètes, clowns, danseurs, hommes-orchestres du Manitoba, chanteurs et sculpteurs inuits, comédiens ambulants de Calgary et Calithumpians, une troupe de mimes du Nouveau-Brunswick.

Tabootenay, c’est le nom de ce carnaval en plein air, spectacle canadien inusité d’une troupe ambulante. Né à Slocan Valley, en Colombie-Britannique, ce théâtre a gagné l’Alberta et l’Ontario. Ce festival envahit aujourd’hui les promenades du pavillon du Canada. Les artistes et amuseurs sont plus nombreux que jamais et les spectacles encore plus divertissants!

En plus des trois scènes consacrées au Tabootenay, le visiteur pourra entendre l’orchestre gitan Balkan Jam de Victoria, voir Rahma, danseuse du ventre de Vancouver, l’homme aux mille questions de Toronto ou encore le théâtre Parminou de Victoriaville au Québec. Le visiteur pourra faire la connaissance de personnages mystérieux dont les costumes insolites évoquent le thème des transports et des communications d’EXPO 86. Ce sera peut-être Draco Profundo, créature en forme de corne qui se déplace dans une chaussure, ou encore Finétoile, dont le chapeau étoilé est orné de haut-parleurs reproduisant les sons de l’espace.

BOUFFEES D’AIR FRAIS

Un oiseau tonnerre, inspiré d’une légende Kwakiutl, domine du haut de ses 91 mètres l’amphithéâtre du pavillon dont il recouvre la scène de ses ailes multicolores, créées par Simon Dick, artiste d’Alert Bay. Sur scène, des spectacles tout aussi impressionnants mettent en vedette des artistes canadiens des plus originaux.

Les manifestations qui ont lieu le jour sont organisées par les responsables du célèbre Vancouver Children’s Festival. Dans le tourbillon de spectacles du programme, on note celui d’une troupe qui porte bien son nom, le Circus Bizzaro de Toronto et ceux de deux artistes de Winnipeg, le chanteur populaire Fred Penner et Al Simmons, l’homme-orchestre.

En soirée, l’amphithéâtre reçoit des danseurs autochtones, la chorale de mineurs du Cap-Breton, Men of the Deeps, et bien d’autres groupes folkloriques. Les genres traditionnel et populaire sont également présents grâce à l’orchestre de la Gendarmerie Royale du Canada, la troupe de comédiens Codco de Terre-Neuve et Jazz Canada avec les prestigieux Guido Basso, Ed Bickert, Jim Galloway et Rob McConnell.


MAGNIFICENCE

Fièrement planté dans son décor grandiose, le pavillon du Canada se prête merveilleusement aux superproductions qui soulignent les occasions spéciales. Le weed-end du 2 mai, qui suit l’inauguration de l’Exposition, verra le port de Vancouver fourmiller de bateaux et navires qui interpréteront avec sifflets, cloches et cornes la symphonie portuaire dirigée par des compositeurs venus de l’est et l’ouest du pays. Ce concert sera couronné par des feux d’artifice en plein jour.

Une autre cérémonie spectaculaire aura lieu le 1er juillet pour commémorer la Fête du Canada et sera diffusée à la télévision dans tout le pays.

Durant toute la semaine du Canada, du 1er au 7 juillet, un festival avant-gardiste de feux d’artifice et de lasers, dont l’agencement dessinera des aurores boréales, illuminera la nuit. À la fin de juillet, un festival de violon du bon vieux temps mettra en évidence les champions régionaux de la Colombie-Britannique. Ces artistes se produiront au cabaret de la Foire gastronomique.


ET PLUS ENCORE!

À la proue du pavillon, se trouve un restaurant de cuisine fine à grandes fenêtres panoramiques, où il fait bon se détendre entre amis ou en famille et admirer le parc, la mer et les montagnes. La Foire gastronomique, située tout près, offre un menu familial.

Dans la Foire gastronomique, située à l’étage au-dessus du Studio-théâtre, près de la proue, se trouve le cabaret Inner Stage et sa buffetéria. Installez-vous confortablement et détendez-vous au son de la musique des groupes de jazz du Dixieland et des orchestres bavarois.

Au Studio-Théâtre Amiga, soixante et un artistes, sous la direction du spécialiste du spectacle Tom Graff, ont créé une exposition délicieuse intitulée Au pied de la lettre. La première partie de cette exposition est un clin d’oeil adressé au moyen de transport fondamental, le pied humain et ses divers accessoires, souliers et chaussettes. Graff a monté, en compagnie de l’artiste de renom Gathie Falk, un diorama, le merveilleux “Tableau du Canada”. La seconde partie de l’exposition illustre le thème des communications au moyen de fascinants échantillons de notes et de mots écrits. A la sortie, la Boîte à musique Oh! Canada joue pour les visiteurs. Cet orgue de Barbari a des pieds à la place de roues et des figurines animées représentant la police montée canadienne.

©Guide Officiel - Expo'86