Retour - Liste Pavillons

Sports


Sports à l'exposition de Liège 1905

Les questions des exercices physiques et des sports ont pris, en ces dernières années, une place considérable dans les préoccupations des peuples qui les considèrent à juste titre comme un facteur important de l'éducation.

Bien que le Groupe XX comportât plusieurs classes, le Commissariat général français avait, avec raison, constitué pour tout le groupe, ainsi qu'il avait été fait à l'Exposition de Saint-Louis, un seul Comité chargé de l'admission et de la distribution des différentes classes.

Comme à Saint-Louis, MM. D. Merillon et Jules Marcadet assumèrent la tâche difficile de mener à bien le programme arrêté par le Comité. Aidés par une sous- commission commerciale, à, la tête de laquelle étaient MM. Chanel et Voilant, ils réussirent à grouper près de 60 exposants.

Dans le groupe français, à côté des grandes fédérations de sports, figuraient des savants qui, comme les docteurs Richer et Perigniez, le professeur Demeny, se sont attachés à l'étude spéciale de la physiologie des exercices du corps.

L'exposition des Sociétés embrassait l'ensemble du mouvement athlétique français : gymnastique, tir, tourisme, cyclisme, athlétisme, chasse, instruction militaire, sauvetage.

L'Union des Sociétés de gymnastique de France, fondée en 1873, compte mille sociétés avec un total de 150.000 gymnastes. Elle est reconnue d'utilité publique et peut revendiquer la création de nombreuses et utiles institutions : le cours supérieur de l'éducation physique; les tournois internationaux; la loi des gymnastes caporaux, etc. L'Union des Sociétés de gymnastique a obtenu un grand prix à l'Exposition universelle de 1900, à Saint-Louis et à Liège.

L'Union des Sociétés de tir de France a été fondée en 1886; elle groupe 921 sociétés représentant plus de 170.000 adhérents. Elle a pour but d'encourager, de soutenir les efforts de toutes les sociétés de tir, de favoriser leur éclosion, d'obtenir des pouvoirs publics les mesures d'intérêt général et, d'une manière spéciale, d'organiser les concours nationaux de tir. Reconnue d'utilité publique en 1897, l'Union des Sociétés de tir a obtenu un grand prix à l'Exposition universelle de 1900, à Saint-Louis et à Liège.

L'Union des Sociétés françaises de sports athlétiques a été fondée en 1887 par les deux premières sociétés athlétiques françaises: le Racing-Club et le Stade français. Cette fédération, qui groupe actuellement plus de 800 associations représentant 80.000 adhérents se trouve à la tête du mouvement sportif et pédagogique. Elle a exercé une utile et heureuse influence sur la jeunesse et on lui doit la création de nombreuses associations scolaires.

L'Union des Sociétés françaises de sports athlétiques, qui exposait pour la première fois, a obtenu une médaille d'or à l'Exposition de 1900 et à Saint-Louis. Le grand prix à Liège.

Un grand prix a ètè également accordé au Touring-Club de France, cette grande association fondée il y vingt ans à peine pour encourager le tourisme et aider à son développement. Faire son éloge est superflu. Les statistiques toujours croissantes du mouvement des voyageurs excursionnistes attestent que ses efforts n'ont pas été vains.

L'Union vélocipédique de France qui dirige le sport cycliste, amateur et professionnel, compte près de 70.000 membres. Elle a obtenu un diplôme d'honneur.

L'Union des Sociétés d'Instruction militaire a été mise hors concours.

A ces fédérations s'étaient jointes d'importantes sociétés sportives:
Le Stade français, fondateur de l'U. S. F. S. A. a exercé et exerce encore une très grande influence sur le développement des sports athlétiques en France. C'est une société d'encouragement à l'éducation physique; elle ouvre libéralement ses portes à tous les élèves de l'Université, organise des concours scolaires, etc. Fondé en 1883, le Stade français compte près de 1,000 membres. Le Ministre de l'Instruction publique a mis à sa disposition plusieurs hectares dans le parc de Saint-Cloud, et le Stade en a fait un terrain de jeux modèle. Le foot-ball, la course à pied, le lawn-tennis, la longue paume, l'escrime, etc., etc., peuvent y être pratiqués. Il avait obtenu, à Saint-Louis, une médaille d'or et fut mis hors concours à Liège.

La Société des sports athlétiques qui, avec le Stade, contribua puissamment au développement de l'éducation physique, le Racing-Club de France, dont l'installation au Bois de Boulogne peut servir de modèle, obtinrent un diplôme d'honneur.

En plus des documents graphiques et des ouvrages divers, intéressant les sociétés sportives et les physiologistes, l'exposition française comprenait les divers et multiples objets qui constituent le matériel nécessaire aux sportsmen : costumes de touriste, chaussures et guêtres pour chasse, vêtements fourrés, caoutchoutés pour autos et sports, chapeaux, casquettes, etc.

Au milieu de cette exposition plutôt sévère, les merveilleuses statuettes du docteur Richer jetaient une note d'art des plus intéressantes. Chacun de ces sujets, coureur, footballeur, escrimeur, lutteur, était représenté au milieu de l'action, avec la saillie musculaire, indicatrice du mouvement.

Elles étaient le résumé des consciencieuses études physiologiques de l'auteur dont les remarquables traités d'anatomie lui ont valu la chaire d'anatomie à l'Ecole des Beaux-Arts.

©Livre d'Or de l'Exposition Universelle de Liège 1905