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Génie Civil - Moyens de Transport


Génie Civil - Moyens de Transport à l'exposition de Liège 1905

Dans ce groupe, figuraient les exposants de matériaux, du matériel et des pro- cédés du Génie Civil. Les objets exposés étaient des modèles, plans et dessins de travaux publics, de la Carrosserie, de la Sellerie, du Charronnage, de l'Automobile et des Cycles, du Matériel des Chemins de Fer et Tramways, du Matériel de Navigation de commerce et de Navigation aérienne.

Le nombre des exposants français de ce groupe était de 156; ils occupaient une surface totale de 4.515 mètres carrés, soit à l'intérieur des halls de l'Industrie et des Machines, soit à l'extérieur, à proximité de ces bâtiments.

Au Génie Civil, se trouvaient des vues des grands travaux exécutés au cours de ces dernières années par l'industrie française. La section de l'automobile réunissait, dans une exposition sélectionnée, les modèles les plus nouveaux des marques françaises les plus réputées.

Les grandes Compagnies de chemins de fer avaient réalisé une exposition considérable de leur matériel roulant le plus récent et d'appareils accessoires; leurs installations n'occupaient pas moins de 2.612 mètres carrés à l'intérieur des halls et de 487 mètres carrés à l'extérieur.

Nous n'en parlerons pas plus longuement à cette place, laissant ce soin à notre éminent collaborateur M. Georges Philippe, Ingénieur, Inspecteur principal adjoint des Chemins de Fer du Nord-Belge, qui, avec toute son autorité, traitera cette matière, au point de vue international, dans un autre chapitre de ce volume.

Enfin, les grandes Compagnies de transports maritimes, notamment les Messageries Maritimes, figuraient à la classe 33, dans un compartiment situé à l'extrémité du Palais de l'Alimentation, à côté des spécimens de l'industrie si nouvelle des Canots automobiles.

La classe 28, la première du groupe, comprenait 31 exposants dont 13 producteurs de matériaux de construction, plâtre, ciment, briques, 9 entrepreneurs et enfin 9 constructeurs d'appareils et de matériel divers tels que chemins de fer portatifs, tombereaux, appareils de distribution d'eau, etc.

On n'eut pu espérer que la France aurait dans la classe 28 la place prépondérante qu'elle occupa. D'une part, en effet, les fabricants français exportent très peu en Belgique et d'autre part l'industrie belge des matériaux de construction est particulièrement florissante. Néanmoins, la classe 28 était intéressante par suite de la diversité des exposants et les visiteurs pouvaient y trouver d'utiles renseignements.

Les matériaux de construction étaient notamment représentés par les exposants suivants :
M. Morel, à Montreuil-sous-Bois, exposait les outils spéciaux employés pour l'extraction de la pierre à plâtre ainsi que des échantillons de pierres et de plâtre cuit.
M. Aubry-Pachot exposait des échantillons de plâtre de son usine de Gagny(Seine-et-Oise).
MM. Labrousse et Roux, dont les usines et les carrières sont installées à Mériel, près l'Isle-Adam, exposaient diverses choses relatives à celles-ci.
MM. E. Candlot et Cie, fabricants de ciment Portland artificiel, à Dennemont, près Mantes (Seine-et-Oise), exposaient des photographies de leur usine et des échantillons de matières premières, de ciment cuit et de ciment moulu.

Venait ensuite l'installation de la Compagnie nouvelle des Ciments du Boulonnais, qui exposait des spécimens de ce qu'elle a fourni pour les grands travaux des ports, du Métropolitain, pour les bétonnages des forts, etc.

La Société des Ciments artificiels de l'Indo-Chine, installée en 1899 à Haïphong (Tonkin), exposait des matières premières telles que des ciments d'Haïphong employés par les Travaux publics au même titre que ceux des meilleures marques.

MM. Millot et Cie, fabricants à l'Isle-sur-Serein (Yonne), exposaient du ciment à prise prompte, connu sous le nom de ciment de Vassy. Cet établissement montrait dans la reconstitution des ruines du temple de Castor et Pollux, à l'extrémité du parc de la Boverie, une intéressante application du ciment prompt.

Comme matériaux de construction, nous trouvions encore: les constructions en terre cuite de M. Despature-Cousin, à Wez-Macquart (Nord), dans lesquelles on rencon- trait des combinaisons ingénieuses d'emboîtement; les produits de M. Fouque, président de la Société générale des Tuileries de Marseille, dont les tuiles, briques et carreaux sont bien connus; les briques à emboîtement de M. Masquelier, de Tourcoing; les produits de la Métalline, à Paris, société qui fabrique un mortier coloré avec lequel on exécute des enduits imitant la pierre; enfin venait la Société E. Muller et Cie, d'Ivry, représentée par un tableau indiquant ses diverses fabrications: tuiles, poteries, etc.

Quelques entrepreneurs de ciment armé exposaient dans la classe 28:
MM. Lang et fils, à Paris, se sont fait une spécialité de la construction des planchers de maisons d'habitation ; ils appliquent un système spécial breveté qui leur permet d'obtenir des planchers de faible épaisseur, peu sonores. Ils exposaient des photo- graphies de diverses constructions exécutées par eux à Paris.

La Société générale de Construction en béton armé et de travaux spéciaux en ciment, à Paris, qui a été une des premières à faire, en 1893, une application importante de béton armé, exposait des dessins et photographies de nombreuses constructions exécutées par elle, notamment des appontements sur pieux en béton armé.

MM. Demay frères, à Paris, avaient exposé un échantillon de plancher avec poutres en ciment armé de leur système.

Plusieurs entrepreneurs avaient exécuté des travaux pour l'Exposition même et se trouvaient ainsi exposants dans la classe 28. Ce sont: M. Bézenech, à Paris, qui avait exécuté une cheminée monumentale dans les salons de la Section française ; M. Jacquet, à Paris, entrepreneur de maçonnerie; l'importante maison Le Cœur, Moriquand et Cie, à Paris, qui avait contribué à l'exécution des charpentes, ainsi que M. Liard, à Paris.

M. Mathis et Fombaron, à Paris, exposaient des modèles de couverture en zinc, en ardoises, etc.

Puis venait la Société française de l'asphalte armé, à Paris, qui exploite son système spécial de revêtement de chaussées; elle exposait des échantillons montrant les dispositions de ce procédé; elle avait exécuté le revêtement du pont Mativa, en ciment armé.

Parmi les constructeurs d'appareils divers, on notait:
M. Buffet, à Paris, qui exposait des outils utilisés pour la taille des pierres, marbres, granits, etc.
MM. Caruelle et Chêne, à Origny-Sainte-Benoîte (Aisne), qui ont imaginé un appareil ingénieux pour puiser l'eau dans les puits, tout en permettant de tenir le puits toujours fermé et de supprimer ainsi tout danger de chute ou de pollution de l'eau. Ceux-ci exposaient aussi un aéromoteur.
M. Decourt-Lacour, à La Rochelle, exposait un modèle de sa sonnette bien connue pour le battage des pieux; appareil employé dans presque tous les grands chantiers de travaux publics.
M. Durey-Sohy, à Paris, exposait des balayeuses, des tonneaux d'arrosage, etc., et notamment une balayeuse-arroseuse d'un système nouveau ainsi qu'une chaudière mobile pour le chauffage du goudron destiné- au goudronnage des routes.

On trouvait ensuite le stand de MM. Garnier, Courtaud et Cie, à Paris, qui ont la spécialité de la construction des appareils pour distribution d'eau et pour le chauffage.

La Société des Fondations par compression mécanique du sol, à Paris, exposait le matériel spécial qu'elle utilise pour exécuter les fondations; ce procédé lui permet de supprimer les pieux et de les remplacer par des monolithes en béton que l'on relie ensuite par des poutres ou semelles en ciment armé.

La Société nouvelle des Anciens Etablissements Decauville, à Petit-Bourg, avait réuni divers types de ses wagonnets et de ses voies portatives qui sont universellement connues.

Mentionnons enfin M. Sanguet, à Paris, qui exposait des appareils construits par lui: tachéomètres autoréducteurs, longi-altimètres, etc.

La classe 29 comptait vingt-deux exposants, constructeurs ou entrepreneurs français présentant les plans des travaux exécutés par eux, non seulement en France, mais encore à l'étranger.

La maison Barbier, Bénard et Turenne, connue pour la construction de ses phares, projecteurs, signaux sonores, etc., exposait les principaux appareils qui ont fait sa renommée, notamment des lentilles anciennes et comme point de comparaison, des lentilles du même genre de construction moderne, des projecteurs électriques, des becs de phare de divers systèmes, un groupe électrogène à vapeur, etc.

MM. Jean et Georges Hersen exposaient des photographies de travaux entrepris par eux et actuellement en cours d'exécution : achèvement du port de Lisbonne, arsenal de Sidi-Abdallah et port de Bizerte, port de Dakar, port du Rosario.

La Société des Ponts et Travaux en fer avait une exposition très remarquable; cette maison, qui compte plus de quarante-neuf ans d'existence, avait choisi des séries de photographies des principaux travaux exécutés par elle et se rattachant aux entre- prises générales de travaux publics, aux constructions métalliques proprement dites et au matériel destiné à l'exploitation des ports.

Venait ensuite la Compagnie de Fives-Lille, fondée il y a plus de quarante ans, et qui est un des plus anciens établissements qui se sont consacrés à l'exécution des constructions métalliques. Son exposition comprenait des dessins de ses ouvrages les plus remarquables et des modèles très intéressants.

Avec la Société des Ateliers Moisant, Laurent, Savey, on entrait dans le domaine de la construction des charpentes métalliques appliquées principalement aux édifices. Cette Société exposait les photographies des gros travaux de construction des Palais de l'Exposition de 1900, des gares de Paris au quai d'Orsay et de Tours pour la Compagnie d'Orléans, de la jetée-promenade de Nice, etc.

MM. Baudet, Donon et Cie qui exécutent également toutes les constructions métalliques telles que ponts, portes d'écluses, charpentes, réservoirs, exposaient de nombreuses photographies de travaux.

Nous devons encore citer la maison Pantz, dont la spécialité est la construction de travaux de charpentes et de hangars métalliques, et la maison E. et A. Sée, qui s'est consacrée surtout à la construction des établissements industriels.

Puis venait M. L. Chagnaud, qui s'est spécialisé surtout dans l'exécution des souterrains et a, le premier, appliqué la méthode du bouclier avec revêtement en maçonnerie. M. Chagnaud exposait de nombreux dessins.

Les constructions en béton armé, dont l'Exposition de 1900 révéla les ressources, devaient avoir à Liège une place importante. L'exposition de M. Hennebique montrait, en effet, le prodigieux développement de ce procédé de construction à peine connu il y a dix ans. L'énumération des principaux travaux exécutés d'après le système Hennebique nous entraînerait trop loin. Le béton armé Hennebique est employé dans tous les pays; il a été utilisé dans tous les genres de constructions et a permis de trouver des solutions économiques dans les cas les plus difficiles.

L'exposition de M. Considère, ancien inspecteur général des Ponts et Chaussées, représentait aussi des travaux en ciment armé. Séduit par les avantages de la construction en béton armé, le savant inspecteur général l'a étudié à fond; ses communications à l'Académie des Sciences sont connues de tous les constructeurs et c'est à lui que l'on doit en grande partie de posséder des méthodes sûres de calcul de béton armé. Ses travaux l'on conduit en outre à la découverte du béton fretté qui possède des propriétés remarquables. A Liège, il exposait les résultats d'un essai sur un pont en béton fretté de 25 mètres d'ouverture.

Venait ensuite la Compagnie du Port de Bizerte qui exposait l'ensemble des travaux entrepris depuis 1883. La création de ce port est un ensemble remarquable de ce que peut réaliser l'industrie privée.

Seuls, deux architectes se trouvaient dans la classe 29: M. Renaud, François, expo- sait les dessins de l'hôpital construit sous sa direction pour la Ville de Paris à la porte d'Aubervilliers.

M. Arnaud, Edouard, exposait des photographies de nombreuses constructions exécutées d'après ses plans, notamment: un immeuble entièrement en béton armé, le garage Kriéger, à Paris, et des usines de force motrice pour tramways, à Amiens, à Nice, à Saint-Mandé.

M. A. Bécard exposait des photographies des ponts métalliques dont il avait eu à dresser les avant-projets et à contrôler les calculs et les dessins d'exécution à la Compagnie de l'Ouest Algérien, dont il était l'ingénieur.

M. Berges et ses fils exposaient un modèle en relief des installations créées pour réaliser l'utilisation maxima du bassin de Lancey (Isère). Ces travaux ont permis d'obtenir d'un ruisseau à régime inégal une force hydraulique constante par l'utilisation d'un lac comme régulateur annuel et de bassins artificiels comme régulateurs journaliers.

L'exposition de l'Ecole spéciale de Travaux publics, dirigée par M. Eyrolles, comprenait des collections des cours professés, des travaux et des projets faits par les élèves, ainsi que les vues de l'Ecole de Paris et de l'Ecole d'application d'Arcueil.

La Société des Ingénieurs civils de France exposait les mémoires et comptes- rendus de ses travaux de 1848 à 1904.

Mentionnons encore MM. Leloup et Landry qui ont imaginé un procédé intéressant pour revêtir les poutres métalliques et les mettre ainsi à l'abri de la destruction par. la rouille ou les fumées.

La Ville de Paris et le Département de la Seine avaient fait une très belle exposition occupant trois grandes salles; les visiteurs pouvaient ainsi se faire une idée très nette des services qui composent l'organisme de la Ville de Paris; ayant d'ailleurs consacré à l'exposition de la Ville de Paris un chapitre spécial de notre ouvrage, nous n'en parlerons pas ici plus longuement.
Le Ministère des Travaux publics exposait les principaux travaux exécutés par le Service des Ponts et Chaussées et celui des Phares et balises, dans ces dernières années. Il faudrait tout citer dans ces travaux si remarquables de ports, de jetées, de ponts, etc.

Par la revue rapide que nous venons de faire des exposants des classes 28 et 29, on aura pu se faire une idée de l'importance de la participation française dans la classe du Génie Civil. Les objets exposés retenaient l'attention de tous les spécialistes.

La classe 30, comprenant la carrosserie, le charronnage, les automobiles et les cycles, mais surtout spécialisée dans la grande industrie automobile, occupait un vaste compartiment, situé vers l'extrémité de la quatrième travée.

Au centre du compartiment, se dressait un monument symbolique donnant à l'ensemble de l'exposition un aspect moins « garage ».

Depuis quelques années, l'industrie automobile a fait, en France, des progrès immenses, à tel point que certains de ses représentants ont conquis, dans le monde entier, une notoriété enviable. Parmi ceux qui participaient à la World's Fair liégeoise, on notait les Brillié, les Clément, les Darracq, les Renault, les Mors, les établissements Delaunay et d'autres, groupant, en des stands luxueux, divers spécimens de leur fabrication.

Quelques grandes associations, l'Automobile Club de France, la Chambre syndicale du Cycle et de l'Automobile, la Chambre syndicale de l’automobile, l’Association générale automobile étaient représentées dans la classe 30. L'Association générale automobile exposait notamment des tableaux, des cartes et des modèles de poteaux indicateurs.

Autour des grands noms de l'industrie de l'automobile et du cycle, se grou- paient nombre de fabricants d'appareils accessoires. C'étaient, dans la circonstance, des lanternes et des phares à l'acétylène et au pétrole, des pièces détachées de bicyclettes et de motocyclettes, des lunettes pour automobilistes, des pneus, des pompes, des ressorts, des moteurs divers, etc.

Dans ce genre, on notait nombre de maisons importantes, Baas, Rodiguès et Cie, Brosse et Cie, toutes deux de Paris, la Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine et d'Homécourt, Alfred Dinin de Puteaux (Seine), Falk de Menton, Hallam de Nillis de Puteaux (Seine), Petit et Cie de Paris, Rothschild et fils de Paris, la Société anonyme des Pneumatiques Cuir Samson de Paris, la Société anonyme des Etablissements Malicet et Blin d'Aubervilliers, la Société Janus de Paris, MM. Emile Vauzelle et Cie de Paris, Vedeine de Neuilly-sur-Seine, Vermot de Paris et d'autres.
A cette représentation assez complète de l'industrie automobile française, succédait la classe 31, dont le programme, sellerie et bourrellerie, était rempli par un seul exposant, avec des arçons de selle.

Venait enfin la classe 33 à laquelle ressortissait le matériel de la Navigation de Commerce. Le matériel se trouvait exposé dans un compartiment situé à l'extrémité du Palais de l'Alimentation. Il groupait un ensemble intéressant de modèles et documents envoyés par de grandes compagnies de navigation maritime et fluviale ; à côté, se trouvaient des spécimens de l'industrie toute récente des canots automobiles. Les moyens de sauvetage, accessoires indispensables de la navigation, y trouvaient aussi leur place.

On remarquait au passage l'envoi très important de la Compagnie générale des Messageries maritimes qui exposait un magnifique modèle du paquebot La Tourane, jaugeant 6.054 tonneaux et d'une force de 7.200 chevaux; un modèle d'une de ses machines et celui de sa ligne d'arbre, à double hélice.

L'ensemble de cette exposition était complété par de nombreux dessins et photo- graphies des paquebots El Kantara, Tonkin, Magellan, Amazone, Atlantique.

La Compagnie de l'Est Algérien présentait un demi-modèle très soigné du Laos, cargo-boat d'une longueur de 130 mètres.

La Compagnie générale de navigation Havre - Paris - Lyon - Marseille, la plus importante des Compagnies françaises de navigation intérieure, avait également fait un envoi important comprenant deux beaux modèles, l'un d'un remorqueur à roues, l'autre, d'un toueur à câbles. Au dessus de ces modèles, étaient placés leurs dessins d'exécution, puis des dessins du Missouri, bateau-porteur très long à fonçure plate, puis ceux d'une barque et d'une grue flottante.

Ces différents types, employés sur le Rhône, représentaient des solutions très intéressantes du problème si difficile de la navigation sur le Rhône, fleuve à tirant d'eau très faible et à courants très rapides.

A côté de ces grandes compagnies de navigation, prenait place le sport nautique.

Les établissements Delahaye, qui, grâce aux qualités de puissance, de régularité et d'endurance de leurs moteurs « Titan » verticaux, jouissent d'une grande réputation, exposaient, en un stand bien décoré, deux groupes de moteurs, l'un de 8 HP, l'autre de 16 HP, et de nombreuses photographies de racers et de cruisers, tels le Dubonnet, le Vas-y et d'autres, vainqueurs des courses auxquelles ils avaient pris part.

M. Arman de Caillaret, yachtman bien connu, montrait un bloc de son cotre Eva, d'une coupe incontestablement belle et élancée.

Plus loin, le constructeur Decourt-Lacour exposait une réduction du bateau de sauvetage, système Henry, insubmersible et inchavirable, à évacuation d'eau instantanée. Ce bateau, construit dans les ateliers de la Palice et adopté par de nombreuses sociétés de sauvetage françaises et étrangères, navigue tant à la voile qu'à l'aviron ou à l'aide du moteur.

Dans le stand de M. Charles Petit, de Paris, fabricant d'appareils plongeurs, on remarquait un mannequin scaphandrier, revêtu d'un casque sans boulons, permettant, au moyen d'un simple levier, de le fixer instantanément sur la tête au moment de la plongée et de même, à la sortie de l'eau, de rendre le plongeur à l'air libre sans retard et sans qu'il soit nécessaire de dévisser la glace de face.

Dans le stand du même exposant, on remarquait également une pompe à trois corps, manoeuvrant par un simple volant, permettant de donner de l'air jusqu'à 40 à 50 mètres de profondeur, sans grande fatigue; cette pompe constitue un important perfectionnement de la pompe à balancier, avec laquelle l'effort à faire était considérable.

Enfin, une vitrine de la Compagnie des Usines de Grenelle renfermait de nombreux échantillons de ses produits, poudres, vernis, etc., dont on pouvait voir l'application sur deux réductions de navires.

Tous ces divers objets, exposés dans un cadre gaiement pavoisé, formaient un ensemble d'un réel attrait pour le visite.

©Livre d'Or de l'Exposition Universelle de Liège 1905