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Extrème-Orient


Extrème-Orient à l'exposition de Liège 1905

L'Extrême-Orient avait le tohu-bohu d'un caravansérail dans lequel se seraient réunies des caravanes venant de pays les plus divers. A sa façade, s'incrustaient de nombreuses échoppes où on vendait des vases en cuivre niellé, des objets exotiques; on y remarquait même une attraction foraine: la pêche miraculeuse.

Mais l'intérêt de ce quartier résidait plutôt dans les attractions de sa partie intérieure, des nègres jouant interminablement du tam-tam sur une espèce de plate-forme et un superbe hindou, se pro- menant à l'entrée, indiquaient déjà le genre attractif des spectacles offerts au public.

Le but de l'entreprise avait été de donner la vision d'un coin du monde, merveilleux comme une féerie des Mille et une Nuits. A l'intérieur, se trouvait un théâtre chinois où une compagnie théâtrale anglaise donnait un grand ballet franco- indien; plus loin, un bazar soudanais réunissait des ouvriers venus d'Egypte et d'Abyssinie et qui fabriquaient sur place divers produits, notamment des vases aux lignes très belles.

A côté, on remarquait un harem copié sur celui d'un Radja célèbre, puis une pagode enchantée où les derniers progrès de la machinerie et de l'électricité donnaient l'illusion d'un conte de fée réalisé.

Le Théâtre des Mystères nous initiait aux croyances boudhiques et aux salamalecs des Fakirs; une foire indienne nous montrait des indigènes de Pondichéry et du Chandernagor, enfin, les bosses japonaises, sorte de tobogan, donnaient l'illusion d'une glissade rapide, parmi une foule d'obstacles.

©Livre d'Or de l'Exposition Universelle de Liège 1905