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Palais de la Ville de Liège


Palais de la Ville de Liège à l'exposition de Liège 1905

Architecte(s) : Lousberg

Enfin, venait le palais de la Ville de Liège, conçu en vieux style mosan, par M. Lousberg, architecte de la Ville de Liège.

On y apprenait, par exemple, que de 1900 à 1904, la population de Liège avait augmenté de près de 11.000 habitants; les registres de l'Etat-Civil indiquaient pour la même année, 3.155 naissances, 1.659 mariages et 2.731 décès.

Parmi les renseignements donnés sur la police, la sécurité, l'hygiène, nous glanons ceux qui pourraient intéresser nos lecteurs.

L'éclairage public de la voirie était assuré, au le 1er juillet 1905, par 4.228 lanternes à gaz, 76 lampes électriques à arc et 553 lanternes à pétrole; cet éclairage avait coûté en 1904, la somme de 438.520,08 francs.

La même année, la Garde Civique comprenait 161 officiers pour 2.818 hommes, tandis que la production en armes de guerre s'élevait à 2.479.936 pièces; preuve de la belle vitalité de l'industrie armurière et de sa renommée dans le monde entier.

Le service de l'instruction publique nous offrait des documents particulièrement intéressants.

Au lendemain de la Révolution de 1830, Liège ne comptait que 4 écoles primaires communales de garçons; elle possède maintenant 124 écoles, instituts, crèches, écoles professionnelles, etc., avec 1'université, 1'athénée royal, 1'école industrielle, 1'école moyenne de garçons, 2 écoles de demoiselles, et 9 écoles professionnelles.

Le service des Beaux-Arts nous montrait encore les superbes locaux du Conservatoire royal de Musique et de la nouvelle Académie des Beaux-Arts. Si on ajoute à ces établissements officiels une foule d'institutions libres, pour lesquelles les documents exacts nous manquent, on aura une idée du développement de l'instruction publique à Liège.

L’assistance publique, sans contredit une des plus belles institutions modernes, nous initiait à l'organisation de bien d'oeuvres charitables: hôpitaux, hospices, asiles, orphelinats, sociétés de bienfaisance particulières subventionnées par la Ville, englobant des œuvres plus discrètes, mais non moins utiles.

Le service des Travaux publics nous révélait l'organisation compliquée, mais sûre, des sections des eaux, de la voirie et du nettoyage de la voirie, de l'architecture, du gaz et de l'électricité, tandis que les Finances et le Contentieux intéressaient plus spécialement la Ville elle-même.

C'est tout cela que le palais de la Ville de Liège nous montrait; les documents, quelquefois en nature mais surtout en graphiques, y abondaient. Le tout groupé avec un soin judicieux faisait le plus grand honneur aux organisateurs. Beaucoup! d'étrangers y étudièrent l'organisation des Services publics de notre ville avec un soin minutieux.

©Livre d'Or de l'Exposition Universelle de Liège 1905