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Section Internationale


Section Internationale à l'exposition de Liège 1905

Parmi les nombreuses adhésions qui parvenaient au Comité Exécutif, il en était de producteurs appartenant à des pays qui n'avaient pas de participation officielle ou dans lesquels on n'avait pas réussi à former des commissions officieuses d'organisation.

La création d'une Section internationale offrit le moyen de réunir, en un même groupement, tous ces exposants auxquels vinrent d'ailleurs se joindre quelques producteurs appartenant à des pays représentés à l'Exposition, mais qui, pour des raisons diverses, n'avaient pu être classés dans les compartiments réservés à leurs compatriotes.

Tel fut notamment le cas d'une société d'exportation et d'importation de produits chinois, The Belgian Trading Company, d'Anvers, qui, étant belge, ne put être admise dans la section chinoise et dont les produits étant chinois ne purent être acceptés dans la section belge.

Le Comité Exécutif plaça à la tête de la Section internationale, en qualité de Commissaire général, M. Guérette-Douxchamps, Consul d'Espagne à Liège.

Celui-ci, par sa situation officielle et par ses multiples relations à l'extérieur, avait d'ailleurs été une des chevilles ouvrières du Comité de propagande à l'étranger; le choix du Comité Exécutif ne pouvait être plus judicieux, d'autant plus que M. Guérette-Douxchamps était un vétéran des Expositions. Il fut, en effet. Commissaire officiel du Gouvernement belge aux Expositions de Barcelone, de Liverpool et de Chicago.

Le distingué Commissaire général avait choisi pour collaborateur M. Alfred Ancion-Van Put, vice-consul d'Espagne, à Liège, qui eut le titre de Commissaire général adjoint de la Section internationale.

Grâce au dévouement et à l'activité de ces deux personnalités, qu'aidèrent dans leurs efforts plusieurs notabilités liégeoises ayant des relations à l'étranger, ainsi que nos agents diplomatiques dans les différents pays, la Section internationale revêtit un caractère très important.

Les efforts du distingué Commissaire général se portèrent principalement vers l'Espagne. Il réussit, en effet, à provoquer dans ce pays la création de trois Comités de propagande, dont l'un, celui de Madrid, se signala tout particulièrement.

Il y a lieu de rendre, à cette occasion, un hommage spécial à M. le baron Joostens, Ministre plénipotentiaire de Belgique à Madrid, dont la grande influence fut décisive, en la circonstance. Il convient de joindre à cette haute personnalité M. Emilio Campion, ingénieur et Consul de Belgique à Madrid, qui fut l'un des promoteurs de la Commission espagnole de propagande en Espagne.

Les efforts combinés de ces hautes notabilités eurent pour effet de contribuer à ce que l'Espagne fut, non seulement représentée par différents exposants industriels, mais encore par une commission officieuse des Beaux-Arts, à laquelle le Gouvernement espagnol accorda un subside et qui réussit à amener au Palais des Beaux-Arts quelques bons tableaux de l'Ecole espagnole contemporaine.

La Commission espagnole des Beaux-Arts eut l'honneur d'avoir comme président Son Excellence Don Eduardo Vincenti y Régnera, alcade de Madrid et, depuis 1885, député aux Cortès pour Pontevedra.

Ecrivain distingué, président du Cercle des Beaux-Arts de Madrid, ancien directeur général du Département des Beaux-Arts, S. E. Don Eduardo Vincenti y Régnera ajoutait à ses hautes qualités une connaissance très sûre de l'art espagnol et de ses principaux représentants.

S. E. Don Eduardo Vincenti y Régnera est décoré du Grand Cordon de Villa Vicioza de Portugal.

La vice-présidence d'honneur de la même Commission fut dévolue à M. Emilio Campion, Consul de Belgique à Madrid, dont on sait déjà la part de collaboration en la circonstance. Enfin, désirant donner à M. Guérette-Douxchampis une haute marque de l'estime en laquelle il tenait ses efforts, le Gouvernement espagnol le nomma Commissaire général de cette section espagnole des Beaux-Arts, dont il avait été le promoteur, M. Paul Douxchamps fut choisi comme secrétaire de ce Commissariat spécial.

La Section internationale, située entre la section italienne et la rampe qui conduisait à la gare de l'Exposition, occupait une travée de 42,50 mètres de longueur sur 15 mètres de largeur, soit une surface de 637,50 mètres carrés.

La nécessité de tracer un chemin central au milieu de cette galerie, afin de ne pas dissimuler l'entrée de la Section dominicaine, située au fond de la Section internationale, réduisit la surface utilisable à 492 mètres carrés.

L'aspect de la Section internationale était bien fait pour capter et retenir l'attention
du visiteur.

Sur le fronton vieux vert de la façade, s'étalait au-dessus d'une large banderolle portant l'inscription: Section Internationale, un grand faisceau de drapeaux réunissant les pavillons de toutes les nations représentées dans la Section.

Des affiches brutales de couleurs et donnant bien l'idée de l'enthousiasme méridional, évoquaient les courses de taureaux de Séville et de différentes villes d'Espagne; le regard était attiré ensuite par des étalages de bibelots d'une réelle valeur artistique, comme les bijoux si bien travaillés de Eibar et de Saint-Sébastien en acier incrusté d'or; par des dentelles d'une finesse ravissante dont la plupart provenaient de Barcelone, par des bronzes et des soies de Bombay, par des parfums et des vases de Monaco, par des bijoux artistiques de Norwège, superbes émaux translucides sur fond d'or et d'argent, par de la vieille argenterie norwégienne, savoureuse de teintes et de formes.

Ces tonalités diversement délicieuses prenaient l'oeil et intéressaient vivement les visiteurs, cependant que ça et là, des expositions scientifiques et industrielles s'offraient plus particulièrement à l'attention des techniciens.

Au demeurant, les exposants de la Section internationale appartenaient aux pays suivants: Espagne, Portugal, Danemark, Norwège, Brésil, Roumanie, Monaco, Inde, Egypte, République de Cuba, République Argentine, Chine et Mexique.

Passons rapidement en revue les principaux produits exposés dans les douze compartiments de la Section.


L'Espagne

Des nations de la Section internationale, l'Espagne, nous l'avons déjà dit, était la plus grandement représentée, tant par la surface occupée, que par le nombre des exposants. C'est ce fait qui incita le Commissaire général à placer les stands espagnols en tête de la Section.

A l'entrée de celle-ci, à gauche, se trouvait le luxueux stand de la « Union Espanola de Explosivos », société au capital de 25.000.000 de francs, formée en partie par des Belges, et exploitant un monopole de l'Etat espagnol. La façade du stand était composée d'une jolie série d'arcades Louis XVI, blanc et or.

A l'intérieur du stand, se trouvaient les plans en relief des différentes usines de cette importante société espagnole, des échantillons de tous ses produits et des modèles de quelques appareils qu'elle utilise.

A côté, on remarquait des dentelles espagnoles artistement étalées.

Puis venaient les exposants des îles de Malorca, représentées par leurs broderies fines.

La maison Palos, de Palma, exposait des trousseaux en lingerie d'une grande beauté.

Les bijoux, dits « espagnols », étaient exposés dans deux installations élégantes et joliment aménagées par MM. Lopez et Eguiazu.

Ces bijoux, incrustation de fil d'or dans de l'acier, sont très artistiques et très recherchés. On remarquait, à côté d'épingles et de broches, des vases d'une valeur de 10.000 francs et des plats d'une valeur de 20.000 francs, d'un travail absolument remarquable.

Les eaux de Solarès, à Santander, avaient un pavillon important et très joli, où elles exposaient une eau de table et des photographies de leur magnifique établissement balnéaire.

De ce produit de la terre, on passait à un autre produit dont l'importance n'est pas moins grande, la houille, dont les charbonnages de Puertollano, dirigés par un de nos concitoyens, M. Lafleur René, exposaient un bloc de 2 mètres sur 0,70 mètre et pesant 2.100 kilos. Ce charbon était extrait d'une couche de 2,80 mètres d'épaisseur.

Sur ce dernier stand était également étalée une collection de minerais et de lingots de plomb argentifère.

La Société des Eaux potables de Jerez de la Frontera, exposait un tube de sa canalisation, qui intriguait beaucoup de personnes. En effet, le tube présenté donnait l'exposé d'un problème scientifique, intéressant à résoudre; l'eau qui a passé dans la canalisation pendant 35 ans, a laissé dans les tubes un dépôt pierreux d'environ trois centimètres; c'est ce dépôt qu'il s'agit d'enlever. Tel est le problème.

Puis venaient les vins espagnols, largement représentés par les envois de nombreux propriétaires viticulteurs.

Le joli pavillon de M. Sanguineti, or et noir, était de loin le plus important et le plus beau, avec ses colonnettes de cuivre encadrant un luxueux tapis rouge.

Citons encore les stands de MM. Guisande, Ventaso, Egéa et Dignan de Vigo, ainsi que l'élégante installation de la « Compagnie Hollandesa Espanola », qui présentaient des vins doux de qualité supérieure .

La fabrication de conserves alimentaires avait groupé une importante collectivité de fabricants de Vigo et des environs.

Enfin, le gracieux pavillon de M. Gilles, l'important fabricant de conserves d'Alicante, attirait l'attention par son originalité.

Plus loin, trois des plus importantes maisons de Barcelone représentaient la manufacture de pianos.

La maison Estela, la plus ancienne fabrique de pianos de l'Espagne, fondée en 1830 par M. Boisselot et continuée par Madame veuve Pierre Estela, se présentait tout d'abord.

Cette firme qui a construit le 25.630ème piano dans sa manufacture et dont le commerce s'étend jusqu'en Extrême-Orient et en Amérique, exposait des modèles de pianos d'études à cordes verticales, à cadre en fer et un piano à queue.

La maison Chassaigne, l'une des plus importantes d'Espagne, présentait trois jolis pianos: un à queue, un 1/4 queue et un droit; enfin, MM. Ortiz et Cusso exposant un piano vertical et deux pianos à queue complétaient cette exposition spéciale.

A l'important établissement de lithographie de M. Ortéga, artiste très renommé en Espagne, on devait des affiches remarquables par le dessin et le fini du travail, une collection d'affichettes en soie peinte, vraiment charmantes et dont nous avons dit plus haut la puissance d'évocation.

Ensuite, venaient les établissements de la « Suizo-Espanola », présentant, en un stand élégant et garni de plantes vertes, tous les appareils que nécessite l'installation d'une fabrique d'eaux gazeuses.

La machine principale, celle qui sature le liquide d'acide carbonique, était d'un système nouveau. Au lieu de saturer le liquide en battant dans un récipient contenant de l'acide carbonique, ou en le faisant descendre dans une tour contenant du coke, on pulvérise l'eau et ainsi divisée celle-ci est introduite dans un cylindre contenant de l'acide carbonique.

Cette disposition nouvelle permet, paraît-il, une saturation beaucoup plus complète, l'acide carbonique se renouvelant automatiquement dans la cloche au fur et à mesure de son absorption.

Cette machine permet de remplir les bouteilles sous une pression beaucoup moindre que celle nécessitée par les appareils d'autres systèmes.

La saturation des liquides au moyen de cette machine serre de très près l'exécution parfaite obtenue dans les laboratoires.

Le satureur étant uni au tube à acide carbonique, le gaz absorbé par le liquide est automatiquement remplacé et le régulateur de pression appliqué au tube, maintient la même pression au liquide et le sature constamment au même degré.

Les robinets de sortie sont ingénieusement placés de manière à pouvoir remplir continuellement deux siphons, ou quatre bouteilles.

Ces appareils sont permutables et peuvent être changés en quelques minutes.

Disons, enfin, qu'une fabrique d'eaux gazeuses, avec machines de la Suizo-Espanola, n'occupe que deux mètres et peut produire 4.000 flacons par journée de dix heures.

Différentes publications, d'ordres et de mérites divers, complétaient l'exposition espagnole: elles avaient trait à la médecine, à la logique, à la comptabilité, à l'histoire et à la géographie, à la navigation aérienne, à la pédagogie, à la psychologie de l'éducation.


LE DANEMARK

Dans ce compartiment, on rencontrait tout d'abord le motocycle danois, système « Elleham », exposé par la banque des brevets de Copenhague.

Ce motocycle, du poids de 55 kilos et pouvant courir dans les côtes 30 et 40 kilomètres à l'heure et sur terrain plat 60 kilomètres, présentait divers avantages, parmi lesquels on peut signaler la simplicité du mécanisme et une stabilité très grande, due à la disposition du réservoir à essence, qui, à l'inverse des autres motocycles, se trouve sous les pieds du voyageur.

Dans le même ordre de produits, on notait également les graisseurs de M. Henriksen de Copenhague, d'une grande réputation.

Mais les spécialistes remarquaient surtout dans le compartiment danois une industrie nouvelle qui a grand avenir, non seulement au Danemark, mais encore dans le monde entier: celle du caoutchouc régénéré.

Dans une vitrine isolée, on notait une collection de morceaux de caoutchouc régénéré et différents objets façonnés avec ce produit.

La consommation du caoutchouc augmentant d'année en année et la production ne croissant pas dans les mêmes rapports, il est donc de la plus haute importance de trouver de la matière première ailleurs que dans les nouvelles plantations.

L'industrie du caoutchouc régénéré par le procédé de M. Albert Theilgaard, constitue la solution d'un problème qu'on cherche, depuis une dizaine d'années, à résoudre industriellement.

Venait ensuite l'exposition de la fabrication de la cryolithe.

Bien que des procédés pour l'extraction de l'aluminium de la cryolithe soient connus depuis 45 ans environ, ce n'est que depuis 25 ans qu'on les emploie en grand.

C'est surtout depuis l'application de la méthode électrolitique d'Hérault, que cette industrie se répand en Autriche, en France et en Suisse.

La cryolithe est utilisée aussi très couramment depuis 1880, dans les industries du verre opale et de l'émail.

Toutes les usines de ces pays traitent la cryolithe d'Oresunds.

L'Allemagne et la Belgique employent ce produit danois qui a permis de donner des produits excellents et très beaux.

On fait usage de la cryolithe à la dose de 10 p. c. dans la fabrication du verre opale. Ce fluorure double est aussi utilisé avantageusement comme fondant dans l'industrie du fer émaillé; ce fondant est très estimé, parce qu'il remplace les fondants ordinaires qui sont à base de plomb et d'étain.

La Société Oresunds Kemische Fabriker exposait ces produits dont les explications ci-dessus montrent l'importance très grande.

M. Nathanson, de Copenhague, terminait la série des exposants danois en montrant un thermophore électrique, appareil servant à chauffer les lits et à réchauffer les membres rhumatisés et employé à ce titre dans les hôpitaux, pensionnats, instituts, etc., du Danemark.


LA NORWÈGE

La Norwège exposait ses produits nationaux à la fois dans un pavillon situé dans les jardins et dans la Section internationale.

Le compartiment norwégien de la Section internationale se composait de tous les exposants importaiits dans leur industrie respective.

Nous citerons principalement les maisons Hammer de Bergen, Heffermehl, Nyegaard et C° de Christiania et Trandhjem.

La maison Hammer, fondée en 1812, par le grand-père du propriétaire d'aujourd'hui, a pris, depuis 1870, un développement considérable.

Les objets fabriqués sont des objets d'usage courant, tels que des services de tables, des vases, des jardinières décorés ou unis.

Ses spécialités sont les objets en filigrane complet ou partiel et les bijoux en émaux translucides sur fonds unis ou gravés.

Parmi les objets exposés par elle dans la Section internationale, on remarquait un service à thé émaillé vert avec ornements cloisonnés, une
petite jardinière en forme d'ancien navire de guerre, garnie de superbes émaux transparents brûlés à grand feu. Une coupe ornée de chèvre-feuilles fut aussi très remarquée.

A côté de ces pièces importantes, signalons des broches, des colliers, des boucles, des boutons, des épingles, de très belles pièces d'argenterie, parmi lesquelles Une grande corne, montée en argent repoussé, ciselée en style romain.

Les oeuvres de M. Hammer ne sont pas seulement appréciées par les profanes, mais encore par les sévères conservateurs de musées.

La carrosserie Cari Heffermehl, établie en 1843, par le père du chef actuel, exposait de jolis traîneaux de différentes grandeurs, très élégants et très admirés.

La maison Nyégaard présentait aux spécialistes un Syrupus liyphorphitis Otto, remarquablement pur, préparé dans les laboratoires de M. Otto Oslebye, et largement prescrit par les médecins norwégiens.

La puissante Société Norske Hesteskosomfabrik, de Christiania, exposait une des spécialités de la Norwège, des clous qui sont fabriqués par millions dans ce pays.

L'industrie des allumettes n'appartient pas seulement à la Suède, mais aussi à la Norwège ; la Société Jolsenstoendstikfabrik, établie à Enebak, en 1873, étalait ici ses produits. Cette fabrique exporte des millions d'allumettes soufrées et de sûreté, dites suédoises, qui s'écoulent dans tous les pays du monde et pour une bonne part dans les colonies anglaises.

Enfin, M. Klingenberg Ingvar, l'un des plus grands exportateurs de poissons séchés de Norwège, exposait en une haute pyramide surmontée d'un aigle, une série de différents échantillons de toutes sortes de poissons séchés.

Se présentait, ensuite, une série de pays dont les exposants s'étaient le plus souvent groupés en une seule vitrine. Nous citerons:


LE Portugal

dont les cinq exposants nous montraient des vins fins et ordinaires, des fruits confits de qualité supérieure et divers autres produits analogues.


LE BRÉSIL

Les exposants de ce pays présentaient des cafés, des fruits confits et des liqueurs.


LA RÉPUBLIQUE DE CUBA

Dix-huit fabricants de cigares de Cuba avaient formé une belle collectivité présentant une collection de cigares de prix très variés.

Citons notamment la « The Castaneda Cigar factories Limited », qui présentait une grande variété de cigares de la Havane, exposés dans un grand meuble de marqueterie.

Une distillerie de Cuba exposait différentes liqueurs fines.


LA RÉPUBLIQUE ARGENTINE

exposait des farines et des laits stérilisés provenant d'une usine des plus importantes; son troupeau comprend 30.000 têtes de bétail.


L'EGYPTE

L'Egypte était représentée par une collectivité de douze sucreries exposant des sucres divers de betteraves et de cannes, dont des sucres à Champagne.


LA PRINCIPAUTÉ DE MONACO

L'industrie de cette principauté était représentée par une série de divers parfums, par des objets en bois d'olivier, des poteries et des bijoux très originaux.


LE Mexique

Un artiste photograptie de Guadaljara exposait une dizaine de photographies d'une beauté artistique et d'un fini supérieur.


LA ROUMANIE

Les objets exposés étaient des minerais, des pierres à bâtir, des pavés, des charbons, des graphites, des ardoises.

Les plans et vues qu'on y remarquait aussi étaient ceux du splendide parc de Bilesco, de la ville de Craïova.

Les grands travaux exécutés à Craïova, par la municipalité de la ville, ont transformé cette cité et l'ont assainie.

Des promenades, des squares, des parcs, des jardins publics, des avenues, remplacent aujourd'hui les anciens quartiers des tziganes.

La Roumanie avait également dans les jardins un important pavillon consacré à l'industrie du pétrole.

LA CHINE

La Belgian Trading Company Limited, société belge d'exportation de produits chinois, exposait aussi dans la Section internationale.

Cette société n'étant pas chinoise n'avait pu exposer dans la section de la Chine.

Les objets présentés n'étant pas belges n'avaient pu être acceptés par le Commissaire Général de la section belge.

Ces conditions spéciales déterminèrent cet exposant à figurer dans la Section internationale dont il constitua une des curiosités.


LES INDES

Dans un pavillon de 36 mètres carrés étaient étalés des soieries diverses et des bronzes de Bombay, ainsi que des étoffes indiennes de différentes provenances.

Cette installation terminait la Section internationale dont elle formait un coin pittoresque entre tous.

©Livre d'Or de l'Exposition Universelle de Liège 1905