Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes de Paris 1925

Arts Décoratifs et Industriels Modernes

28 avril 1925 - 25 octobre 1925


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Luxembourg

Luxembourg à l'exposition de Paris 1925

Architecte(s) : Aug. van Werveke

« Le grand-duché de Luxembourg, en participant à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes, l’a fait pleinement conscient de la faiblesse et de l’insuffisance des moyens matériels et artistiques dont il dispose. En s’associant d’enthousiasme à l’initiative heureuse prise par le gouvernement français, le Luxembourg a voulu montrer qu’il a compris l’importance sociale du mouvement artistique moderne. Il a compris aussi qu’il lui était impossible de rester étranger à une manifestation internationale d’une telle envergure, son absence ayant pu être interprétée comme une abdication au point de vue national, artistique et économique.

« Le grand-duché a donc été heureux de saisir cette occasion pour contribuer, dans la mesure de ses faibles forces, au progrès d’un mouvement qui emporte le monde entier et pour montrer que ses artistes et ses artisans commencent à s’affranchir d’un traditionalisme néfaste et d’un éclectisme stérile qui, chez lui comme partout ailleurs, a marqué de son empreinte la production artistique du demi-siècle écoulé. »

Telles sont les déclarations que M. Ant. Hirch, le sympathique secrétaire général du Comité national luxembourgeois, a bien voulu nous faire.

Dans la petite région artistique que constitue le Luxembourg, la diffusion des principes de l’art moderne fut puissamment aidée par le seul établissement d’enseignement artistique existant dans le pays : l’Ecole d’Artisans de l’Etat. Cet établissement, dont la création remonte à un quart de siècle, a formé de nombreux artistes et ouvriers d’art dont les œuvres se rencontrent dans les différents groupes de la section luxembourgeoise.

Dans le « groupe enseignement », au Grand Palais, l’Ecole d’Artisans de l’Etat expose les dessins et travaux d’élèves de ses sections du bâtiment et des arts décoratifs. La durée de l’enseignement est de trois années. L’enseignement est théorique et pratique. L’école existe depuis 1906 et comporte encore, outre les sections représentées à Paris, la mécanique et l’électro-technique.

Dans les trois ensembles exposés à la galerie Saint-Dominique esplanade des Invalides), l’ensemblier et ses collaborateurs ont cherché à donner un peu «le beauté aux lignes simples et un peu d'harmonie aux couleurs. La gamme des matières : bois, fers, faïences, tissus, vitraux, fait ressentir le bien-être du home moderne et le doux plaisir du recueillement qu’y trouve l’humanité affairée de nos jours.

La roseraie luxembourgeoise, située au Cours la Reine, et qui tient lieu de pavillon national, offre, dans un cadre architectural charmant, une exposition en raccourci de la très importante industrie rosiériste du grand-duché, dont les produits éclatants et odorants sont particulièrement réputés. La « roseraie luxembourgeoise » offre aux visiteurs une oasis tranquille où le silence n’est interrompu que par le bruissement rythmé du jet d’eau de la fontaine et où l’air est embaumé par les parfums les plus doux des roses multicolores.

©La Science et la Vie - 1925