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Palais n°20 (dit "Eau et Santé")


Palais n°20 (dit

© Jacoby
Architecte(s) : Montrieux, Rousch, Selerin et Snyers

Ces quatre palais, 17-18-19-20 dits « de la Belgique », étaient construits le long du jardin d'eau. Ils formaient un des ensembles les plus réussis de l'Exposition. Quoique traitée avec simplicité, la composition architecturale décelait beaucoup de recherche dans l'équilibre des masses, dans la bonne distribution des pleins et des vides. Les matériaux de revêtement des façades furent judicieusement choisis. Les idées originales ne manquaient pas, tels ces grands auvents surplombant les toitures, supportés par d'élégantes poutrelles Grey dont la nudité soulignait la hardiesse de la composition. Citons également ce graphique du commerce belge, courant à travers les grandes verrières, lequel, par son seul tracé, suffisait à faire vivre celles-ci. Les vitrages, composés de verres « Thermolux », avaient leur ossature principale franchement accusée, ce qui rompait la monotonie de cet immense quadrillage. Les entrées, en forme d'avant-corps ou de rotonde, encadrées de hauts pilastres, étaient rehaussées de bas-reliefs, oeuvres des sculpteurs Van Neste et Wybaux. Il nous parut que, pour la rotonde, une fresque décorative eût été mieux à sa place que les trois figures un peu perdues sur cette grande surface.


LA CLASSE 24 (ÉCONOMIE SOCIALE)

L'eau n'est pas seulement un objet d'études et de recherches pour l'homme de science, ni un élément qu'il faut maîtriser, épurer, canaliser, ni un agent producteur d'énergie motrice : elle est bien autre chose encore, car elle joue un rôle actif et essentiellement bienfaisant, comme facteur de progrès social, en procurant la beauté, la santé, la sécurité. La classe 24 intitulée « Economie Sociale » devait en faire la démonstration.

Elle avait beaucoup d'affinités avec les autres classes - en particulier, celle (n° 9) des travaux urbains et ruraux - mais considérait les choses sur un plan plus élevé. On comprendra que c'était surtout de vastes participations, homogènes et complètes, qui pouvaient mettre en évidence ce nouveau rôle de l'élément liquide. La classe 24 était avant tout une classe d'ensembles.

L'eau source de BEAUTÉ : ce sont les multiples réalisations des artistes, des architectes, des urbanistes, des décorateurs, qui mettent à profit les ressources inépuisables de l'eau en mouvement ou au repos pour créer des compositions décoratives. Les bâtisseurs de l'Exposition y avaient naturellement trouvé les thèmes les plus variés. Toutefois, la conception et la réalisation de ses ingénieux jets d'eau, fontaines et cascades ne peuvent faire l'objet d'un examen dans cette notice, parce qu'il ne s'agissait pas de produits présentés par des exposants. Ceux-ci, dans ce domaine, ne furent pas nombreux et l'on n'en sera pas surpris davantage, étant donné la nature très spéciale de la matière et surtout la difficulté de la mettre en valeur dans des stands. Seules, les participations de deux villes, Ostende et Tournai, comprenaient des objets relevant particulièrement à la classe considérée. Ces deux cités, la première dans son pavillon individuel, la seconde dans son stand à la classe 9, faisaient état de travaux urbains dans lesquels l'eau apparaissait comme élément esthétique. Il nous semble cependant que la matière présentait un intérêt suffisant pour justifier la création d'une section spéciale ouverte aux urbanistes et architectes paysagistes où elle aurait pu être traitée d'une façon complète et systématique, d'autant plus que les questions d'urbanisme retiennent de plus en plus l'attention des pouvoirs publics. Certains projets élaborés dans ce sens n'eurent pas de suite pour des raisons d'ordre matériel.

Par contre, le problème de l'eau comme élément de SANTÉ avait fait l'objet, à côté de quelques réalisations d'exposants privés dans des stands particuliers, d'un ensemble très important groupé dans un des grands palais de la Section belge (le n° 20) et organisé sous les auspices du Ministère de la Santé publique, par un comité de spécialistes présidé par le Docteur De Laet, directeur général à ce Ministère et professeur à l'Université de Bruxelles. C'était le stand Eau et Santé dont le programme se résumait ainsi : montrer dans une grande leçon d'hygiène les dangers et les bienfaits de l'eau.

Les organisateurs avaient su tirer parti des méthodes de présentation les plus modernes pour en développer les thèmes. Dès le hall d'entrée, le visiteur se trouvait en présence des principaux éléments à traiter : l'eau contre la maladie, l'eau dans les loisirs et les sports, les travaux d'hygiène (distribution d'eau, égouts, préservation contre l'humidité) qui assurent la salubrité de nos agglomérations.

Dans une première allée, on nous conviait à suivre le prodigieux voyage de la goutte d'eau, depuis sa source jusqu'au moment de son évacuation après son passage dans les habitations. De hauts et puissants photomontages avaient été réalisés à cet effet. Ils attiraient particulièrement l'attention sur certains points importants comme, par exemple, les dangers de contamination des puits. Ils ne manquaient pas non plus de nous donner en passant une leçon d'esthétique comparée en nous montrant des châteaux d'eau rationnels, à ossature apparente, et d'autres à la forme pleine, plus décoratifs. Une maquette du pays de Charleroi synthétisait le rôle de l'eau dans cette contrée (Hier, Aujourd'hui, Demain : rôle militaire, rôle économique, rôle humanitaire). Une autre, de Kessel-Loo, s'attachait à montrer les conceptions les plus avantageuses de distribution d'eau sur le plan local.

Un cinéma documentaire, installé à proximité, reprenait la leçon et l'animait : il recréait toutes les démonstrations du stand. Plus loin, étaient exposés des éléments faisant ressortir la portée nationale des travaux d'hygiène ou mettant en relief des applications d'urbanisme régional et communal.

Une autre aile était affectée à la construction et à l'équipement du home. On sait qu'une habitation salubre doit être protégée contre l'humidité. Les fondations, les murs, les portes, les fenêtres, les toitures, les corniches des gouttières : tout était représenté et spécialement étudié à cet effet. Et comme, après avoir écarté les risques de fraîcheur malsaine, il importe d'accueillir tous les services de l'eau dans la vie privée, trois stands de grandeur nature révélaient le meilleur usage de l'eau dans les habitations à bon marché : coin de propreté, salle de bains, cuisine-lavoir. Ajoutons qu'une bibliothèque renfermait toute la documentation concernant la technique de l'eau dans l'architecture et dans l'urbanisme.

En plus, un stand, réservé à ce que l'on pourrait appeler « l'hydrothérapie à domicile », apprenait au visiteur à se servir de l'eau pour le bien de sa santé et lui montrait le matériel élémentaire dont il doit disposer à cet effet.

D'autre part, on ne sera pas surpris d'apprendre que la section c Eau et Santé » avait également porté ses efforts dans le sens d'une propagande active en faveur des sports de l'eau. Une maquette fidèle, au dixième, représentait un bassin de natation modèle et une série d'appareils scientifiques avaient été rassemblés, principalement pour l'enregistrement et le contrôle des effets de la pratique de certains sports (aviron et natation), notamment sur les pulsations cardiaques et la respiration.

Enfin, le pèlerinage à travers l'exposition du « service social de l'eau » se terminait par une démonstration d'ensemble en faveur des vertus des eaux de boisson, minérales ou autres, de la pratique du bain et de la douche, de l'hygiène du linge, de la propreté des locaux industriels, etc.
Nous avons dû renoncer à énumérer tous les appareils et toutes les installations qui animaient cette section. Le lecteur se sera rendu compte de son importance et aura pu remarquer qu'elle constituait une sorte de synthèse de toute l'Exposition, tout au moins de ses éléments se rapportant plus spécialement à la vie sociale. Nous devons rendre un vibrant hommage à ses organisateurs dont la tâche lut ardue. C'est au prix d'efforts considérables qu'ils purent réunir tous les éléments de l'ensemble prodigieux qu'ils ambitionnaient de réaliser. Le succès de leur entreprise fut pour eux une juste récompense et, souhaitons-le, une marque d'encouragement à poursuivre en toute occasion propice la propagande utile et efficace qu'elle représentait.

Dans un palais voisin était groupée l'importante participation de l'Armée. C'était là que l'on trouvait principalement le développement du thème de l'eau comme facteur de SÉCURITÉ. Mais on y découvrait bien davantage.

En effet, la participation de l'Armée fut aussi complète que possible, compte tenu du thème fondamental. Elle fut admirablement réalisée par une Commission militaire présidée par le Général-Major Van Daele, commandant l'Ecole militaire. Elle se divisait en deux parties : l'Armée en temps de paix et l'Armée en temps de guerre.

Dans la première section - l'Armée en temps de paix - on s'était tout d'abord attaché à montrer, soit par la présentation du matériel utilisé, soit par des documents photographiques, le souci de confort, d'hygiène et de propreté dans les établissements militaires. Une brève synthèse mettait ensuite en lumière les efforts des spécialistes de l'Armée en vue du traitement des eaux naturelles employées et de l'épuration des eaux résiduaires sortant des installations. Enfin, l'aide et la protection assurées par les troupes aux populations civiles en cas d'inondation ou d'accidents, faisaient l'objet d'un stand spécial. Le visiteur pouvait ainsi saisir l'efficacité de l'intervention des pontonniers dans les travaux sous-fluviaux ou dans les dispositions urgentes à prendre en cas de destruction ou de mise hors de service de certains ouvrages d'art.

D'un autre côté, la section de l'Armée en temps de guerre était affectée en ordre principal aux démonstrations relatives à l'emploi de l'eau comme moyen de défense. Les travaux d'art militaire de l'Armée en campagne, et relatifs à l'eau, étaient également représentés. De même, y figuraient des éléments ayant trait à l'alimentation en eau et aux installations d'hygiène en temps de guerre.

Il est intéressant de noter qu'une place importante avait été faite aux sports de l'eau à l'Armée et que quelques toiles, œuvres d'officiers artistes-peintres et ayant trait à l'eau, agrémentaient l'ensemble.

Ici, comme à la section « Eau et Santé », l'effort fut des plus méritoires. La mise sur pied d'une exposition de cette facture demandait le concours de nombreux collaborateurs et l'intervention d'un grand nombre d'industriels, car les appareils et installations exposés en grandeur réelle étaient nombreux. C'était également une sorte de synthèse de l'Exposition elle-même. Ici aussi intervenaient de nombreux éléments ressortissant à d'autres classes (surtout 9 et 10) présentés non tels quels, mais dans leur application directe à l'équipement et aux travaux de l'Armée.

La section dite « de la Défense Nationale » aura été une révélation pour le visiteur, car elle montra d'une façon éclatante le rôle prépondérant de l'Armée dans l'activité générale du pays et dans quelque domaine que ce soit.


LES TRAVAUX URBAINS ET RURAUX

La classe 9 groupant tous les travaux hydrauliques urbains et ruraux revêtait, de ce chef, une importance primordiale. Pour la Belgique, elle présentait un intérêt tout particulier par suite de la densité de sa population et de ses centres urbains et industriels. Comme nous allons le voir, le champ des travaux de ce genre s'y est considérablement étendu depuis quelques années, et de nombreux projets se distinguant par leur ampleur sont encore à l'étude. Le thème fondamental de cette classe était donc rien de moins que de montrer tout ce qui a été fait, et tout ce qui reste à faire, pour assainir et améliorer les conditions de vie dans notre pays. En conséquence, il n'est pas étonnant que cette classe ait constitué un des grands centres d'intérêt de la Section belge et de toute l'Exposition. Le nombre et la valeur des participations qui y furent enregistrées le prouvent à suffisance.

Au surplus, l'intérêt des présentations s'est trouvé considérablement accru par suite de la collaboration intime qui s'y est manifestée entre les exposants privés, entrepreneurs et fabricants de matériaux et de matériel, et les services publics participants. Les divers comités de classe s'étaient d'ailleurs appliqués à créer une réelle harmonie entre ces deux groupes d'exposants, soit en provoquant la formation de collectivités homogènes, soit en dressant un programme d'ensemble dans lequel toutes les participations, même individuelles, étaient établies en accord avec le thème général à développer. C'était une classe où les dévouements à l'œuvre commune furent particulièrement nombreux et l'on nous permettra de mettre spécialement à l'honneur M. F. Campus, professeur à l'Université de Liège, qui, en sa qualité de Commissaire, voulut bien y consacrer le meilleur de lui-même.

Il est intéressant de noter que la Classification générale annexée au Règlement de l'Exposition, avait prévu la présentation d'une rétrospective, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, des grands ouvrages d'art hydraulique et des machines s'y rapportant. En mettant sous les yeux du public des documents faisant ressortir l'importance de l'activité déployée dans ce domaine au cours des siècles passés, on démontrait péremptoirement que, vu sous cet angle, le problème de l'eau se confond avec celui de la vie de l'homme.

Dans la section contemporaine, plusieurs subdivisions s'imposaient, car la question actuelle de l'eau urbaine et rurale présente des aspects multiples. Naturellement, cette matière est dominée par tout ce qui se rapporte au captage, à la distribution et à l'évacuation des eaux : cela formera trois subdivisions importantes dans lesquelles seront envisagés tous les procédés perfectionnés utilisés à notre époque et le matériel approprié aux travaux. Comme corollaire, on étudiera l'utilisation de l'eau dans certains cas particuliers, ce qui fera l'objet de trois nouvelles sous-classes intitulées respectivement : la protection contre les incendies, les bains et piscines, l'eau dans l'agriculture. Enfin, un exemple de l'eau devenue nuisible et même dangereuse qu'il s'agit de drainer et de refouler sera traité sous la rubrique : exhaure et démergement.

Telle quelle, cette subdivision répond assez exactement aux diverses préoccupations que pose le problème de l'eau dans nos cités et dans nos campagnes. Elle a permis une parfaite mise en valeur de tous les travaux hydrauliques entrepris dans le pays. Et, il est réconfortant de constater que si bien des choses restent à faire, cette démonstration ne plaçait pas la Belgique en état d'infériorité vis-à-vis de l'étranger. Quant au matériel présenté par nos industriels, il ne souffrait pas davantage, bien au contraire, de la comparaison avec la plupart des produits similaires des autres sections nationales.

En ordre principal, la participation belge à la classe 9 s'étendait dans trois grands palais successifs et reliés entre eux (les nos 19, 20 et 21) qu'elle occupait presque en entier, de même qu'un vaste espace à l'air libre, près du Palais des Industries Lourdes. Enfin, quelques exposants étaient encore dispersés dans divers palais, notamment dans le dernier cité.


1. La Section historique du captage et de la distribution d'eau

Il paraît naturel que cette section, bien que située au cœur de la participation belge et organisée par un groupe de savants de chez nous, dût être internationale. En effet, elle ne pouvait se concevoir sans le rappel des principaux travaux réalisés, au cours des siècles, dans tous les pays du monde et sans le concours de tous les musées qui possèdent des éléments s'y rapportant. Il va sans dire qu'elle n'avait qu'une pensée scientifique et didactique. Bien que faisant appel également à l'intervention matérielle ou financière, parfois importante, de nombreux industriels, aucune préoccupation de nature mercantile ne fut admise. A ce sujet, il convient de louer le sentiment élevé de ces exposants qui contribuèrent puissamment à la réalisation de cette section, renonçant à en tirer le moindre avantage commercial.

Située dans le palais n° 19, cette section occupait une surface de plus de 500 mètres carrés. Par une heureuse disposition des objets et des vitrines, elle faisait passer le visiteur de la période la plus ancienne par tous les siècles intermédiaires, jusqu'aux éléments modernes de la technique hydraulique représentée par quelques pièces caractéristiques.

Le but n'était pas de présenter un ensemble complet. Les organisateurs n'avaient d'autre ambition que de mettre en évidence, par des exemples choisis, ce que le génie, le labeur et la collaboration du savant, de l'administrateur, de l'ingénieur et de l'ouvrier ont su réaliser dans le domaine de l'adduction des eaux et des machines hydrauliques.

Même limitée à cet objet fort raisonnable, elle présenta encore de grandes difficultés de réalisation. En plus des préoccupations d'ordre matériel, c'est au prix de longs mois de recherches et d'études que son comité d'organisation, présidé par M. A. du Chesne, professeur à l'Université de Liège, réussit à en arrêter le programme et à en assurer les moyens d'exécution. Nous avons déjà dit que de nombreux emprunts à des musées étrangers étaient indispensables.

D'autre part, des reconstitutions, autant que possible animées, s'avéraient de grande nécessité pour mieux documenter le visiteur. Les multiples démarches et les minutieuses mises au point coûtèrent bien des efforts aux organisateurs. En rendant hommage à tous ceux qui y apportèrent leur concours dévoué, il convient d'évoquer particulièrement la collaboration importante de M. B. Buffet, ingénieur en chef à la Compagnie générale des Conduites d'eau, à Liège.

La section se divisait en plusieurs compartiments pas tous complètement séparés les uns des autres, mais suffisamment isolés pour marquer les diverses époques de l'histoire auxquelles ils se rapportaient.

La Haute Antiquité était représentée par quelques textes choisis rappelant le rôle important de l'eau dans la vie des peuples anciens.

Venait ensuite la Grèce antique. Elle était évoquée par des plans, photographies et textes relatifs aux aqueducs d'Athènes, de Samos, de Smyrne, de Thylissos, et aux conduites de drainage du palais de Minos à Knossos (1700 avant J.-C.). La fontaine de Priène, une amphore grecque, un tuyau de pierre de l'aqueduc de Smyrne, des tuyaux et rigoles des aqueducs d'Athènes et de Samos avaient été reconstitués spécialement.

On sait combien importants furent les travaux hydrauliques chez les Romains. Aussi le compartiment y consacré était-il très vaste et documenté avec abondance. Ici, pour montrer les méthodes romaines de nivellement, une reconstitution de la dioptre de Héron d'Alexandrie et du chorobate de Vitruve. Là, des reproductions en plâtre de la fontaine de Side (Asie mineure), de la citerne de Carthagène, du château d'eau de Nîmes. Plus loin, d'autres reproductions en plâtre des aqueducs de Cherchel (Tunisie), d'Aspendos et d'Ephèse (Asie mineure), du tracé des aqueducs de la ville de Rome, de l'aqueduc du pont du Gard, à Nîmes, des différents types de maçonneries romaines : le tout commenté à profusion par des textes choisis.

Le souci de représenter la période romaine d'une manière aussi brillante que possible avait conduit à reconstituer quelques installations de distribution d'eau. On voyait successivement en groupe des éléments rappelant les travaux hydrauliques de Rome, Lyon, Apamée, Strasbourg, Vaison-la-Romaine, Arles, Nîmes et Bath. C'étaient des aqueducs, des siphons, des réservoirs, des conduites et, enfin, les fameux bains romains. Souvent, on avait tenu à exposer également des photographies des ruines de ces ouvrages.

Ce n'était pas tout. Après les installations, on rappelait les matériaux et les machines. Voici une étude très approfondie de l'industrie romaine du plomb. Le travail d'une « laverie », les différents types de soudures des tuyaux de plomb, des lingots, une collection complète de tuyaux, étaient représentés. Voici encore des tuyaux en autres matériaux (pierre calcaire, béton, poterie) provenant des fouilles d'Apamée. En plus, la robinetterie romaine avec une série de robinets en bronze. Enfin, les principales machines élévatoires et les pompes. Il avait été réalisé, par exemple, des reproductions animées d'un grand et d'un petit tympan, d'une vis d'Archimède et de la pompe de Ctésibius. A noter aussi une reconstitution de la noria de Hamah.

Il nous faut citer, avant de terminer, qu'au point de vue iconographique figuraient les bustes d'Agrippa, d'Auguste, de Claude et d'Hadrien.

Sortant du stand réservé à l'Empire Romain, le visiteur était attiré plus avant vers une succession de petits compartiments dont les éléments le rapprochaient de plus en plus de la période contemporaine. De l'Empire Romain au XIXe siècle, tel était le titre de cette nouvelle section.

On y évoquait tout d'abord la hardiesse des Liégeois dans le creusement des areines permettant ainsi, dès le XIIIe siècle, l'exploitation de la houille. Des gravures représentaient d'anciennes fontaines liégeoises et des textes retraçaient l'histoire de l'épuration des eaux de Paris.

Ensuite, une belle documentation concernait les installations hydrauliques de Versailles. Des plans, des gravures, des cartes, des documents de toute espèce étaient étalés sous le yeux du visiteur. Ici, une reproduction animée de la pompe de Clagny. Là, une reconstitution en plâtre du projet d'aqueduc de Maintenon. Et l'on découvrait avec intérêt que des tuyaux de fonte et des robinets en bronze avaient été déterrés spécialement à Versailles pour les faire figurer dans cette rétrospective.

Voici évoquée la Machine de Modave par une reproduction animée, des photographies, des gravures. Et la Machine de Marly : des gravures, des planches anciennes, une abondante documentation en faisaient ressortir les caractéristiques. C'était l'occasion de rappeler le souvenir de deux Liégeois audacieux : Arnold de Ville et Rennequin-Sualem qui ont à leur actif ces deux belles réalisations du XVIIe siècle. La vie et les travaux de ces deux hommes de génie étaient naturellement évoqués dans ce stand.

Enfin, la section historique de l'adduction des eaux faisait valoir l'évolution des différentes techniques principalement du XVe au XIXe siècle. Au moyen de spécimens judicieusement choisis, par des reproductions, des photographies, on faisait ainsi l'histoire du tuyau de fonte, du tuyau de bois, du tuyau de plomb, du robinet, de la pompe, etc. Trois maquettes figuraient les trois âges du haut fourneau : 1823, 1872, 1900 et la roue hydraulique était représentée dans ses différents stades de perfectionnement.

La visite se terminait par la période moderne. La fabrication des tuyaux au XXe siècle : tuyaux de fonte, d'acier, d'asbeste-ciment. Quelques pompes modernes : pompes à piston, bélier hydraulique, pompe centrifuge de 1900 et de 1939.

Il est certain que l'effort extraordinaire accompli par les organisateurs de cette section aura été vivement apprécié par les visiteurs. C'est avec le plus grand souci d'exactitude qu'on avait tenu à retracer la contribution des siècles passés à l'étude des travaux hydrauliques et à la construction des machines s'y rapportant. Par la valeur et l'abondance de la documentation réunie, cette section fut une des plus remarquables de l'Exposition. Il est regrettable que les nécessités du lotissement général ne permirent pas de lui attribuer un emplacement un peu plus étendu. Les nombreux objets dont on vient de lire une énumération sommaire se tenaient mal à l'aise dans les 500 mètres carrés réservés. Sans .doute, le stand occupait-il au sein des palais belges une place de choix, formant le noyau central de l'importante participation de la classe 9. Mais un peu plus d'espace aurait permis de mieux encore mettre en valeur tous ces objets qui ne représentaient pas moins de vingt siècles de progrès.

Cela n'a pas empêché la section historique du captage et de la distribution d'eau de remporter le plus brillant succès. Elle fut accueillie avec admiration tant par les spécialistes que par le public en général. Elle méritait les éloges les plus vifs car elle réunissait une documentation d'une rare valeur sur un thème tout à fait inédit. C'était un morceau de choix!


2. Les Travaux urbains et ruraux contemporains


a) Le Captage des eaux

Dans le domaine du captage des eaux, comme dans celui des autres activités groupées sous la rubrique des travaux hydrauliques urbains et ruraux, l'Exposition faisait ressortir, d'une part, les travaux réalisés ou projetés des services publics intéressés et, d'autre part, les moyens de réalisation et la capacité des industries spécialisées.

Ces dernières, représentées par des fabricants de matériel de sondage et par des entrepreneurs, exposaient en majeure partie sur un emplacement extérieur situé à côté du Palais des Industries Lourdes. On y trouvait des sondeuses à main et à moteur en état de fonctionnement, un puits en cours de creusement et de l'outillage divers parmi lequel un gros trépan. Ce matériel perfectionné et pratique était tout à fait à la hauteur de la capacité reconnue des spécialistes belges. C'est sous le nom de « Collectivité des Sondeurs » que six industriels belges avaient constitué un ensemble à cet endroit. Ajoutons qu'une importante firme de sondage exposait au Palais du Génie Civil et qu'une autre présentait du matériel de puits filtrants au Palais des Industries Lourdes. On se référera à ce sujet à la notice de la classe 16 (voir la section E du présent chapitre) , de même que pour les tubes, raccords, pompes et accessoires. Des diagrammes de sondage complétaient cette exposition de matériel.

Au Palais n° 19, étaient réunis de nombreux services publics qui présentaient un grand nombre de graphiques, plans, dessins et coupes géologiques à trois dimensions ou maquettes en matières transparentes, figurant des dispositifs variés de captage dans les eaux courantes, les alluvions des cours d'eau, les craies et calcaires, et les sources. On voyait aussi bien des captages par galeries, drains, puits filtrants et puits artésiens. Citons à cet égard les stands des Provinces d'Anvers, de Brabant, de Liège et de Namur, des Villes de Hasselt, Liège et Tournai, de la Société nationale des Distributions d'eau, des Intercommunales de Bruxelles, des Flandres et de l'Agglomération liégeoise. La Société nationale précitée montrait en outre une carte des ressources hydrologiques du pays.

Ensemble, les deux catégories d'exposants, services publics et industriels, donnaient une excellente idée de la manière scientifique dont l'eau potable, minéral de première nécessité, est recherchée et par quels moyens perfectionnés et efficaces, elle est captée en vue d'être livrée à la consommation.


b) La Distribution des eaux

Et voici le stade suivant : la distribution, problème dont l'essentiel était traité dans deux compartiments contigus du Palais n° 19 groupant l'un, diverses provinces belges, l'autre, des organismes officiels, privés ou mixtes.

Les Provinces d'Anvers, de Brabant, de Liège, de Limbourg et de Namur exposaient des plans et dessins de distributions d'eau, de réservoirs et châteaux d'eau, d'installations de déferrisation et de démanganisation, accompagnés de graphiques et de diagrammes statistiques. Des objets analogues garnissaient les stands des Villes de Hasselt, de Liège et de Tournai, de l'intercommunale bruxelloise et des Intercommunales des Flandres, de l'Agglomération liégeoise et du Veume-Ambacht, de la Société des Distributions d'eau d'Anvers, de la Société nationale des Distributions d'eau, etc. Le stand de cette dernière contenait un beau modèle du château d'eau d'Eekloo et une maquette lumineuse du réseau de Namur. Quant au Service des eaux de Liège, il avait constitué une participation remarquable montrant des coupes géologiques transparentes à trois dimensions des captages dans la craie de Hesbaye ainsi que le tracé et le relief des anciens adducteurs et de ceux en construction. Le stand contenait aussi des modèles des réservoirs d'Ans (établis pour réduire au minimum les effets défavorables des affaissements miniers) et un modèle du château d'eau de Cointe, ainsi que des coupes et des diapositives relatives au captage et au traitement des eaux du gravier de la Meuse, au parc de la Boverie, à Liège.

L'Intercommunale liégeoise avait fait confectionner la maquette d'un important groupe de réservoirs modernes édifiés à Lamine et étudiés également pour résister aux affaissements miniers. Enfin, la Ville de Tournai exposait une maquette de ses installations de déferrisation et de démanganisation.

Le matériel pour l'établissement des distributions figurait en abondance et d'une manière à donner une haute idée de cette industrie spéciale. Ici, des contingences avaient rendu moins aisé le groupement des exposants. Les plus importants avaient trouvé leur place naturelle au Palais des Industries Lourdes où l'on voyait les tuyaux en fonte et en acier, les joints, vannes et accessoires des tuyauteries, les réservoirs métalliques et leurs charpentes de support, etc.
Du moins, les grandes usines avaient-elles, d'une manière digne d'éloge, pu s'entendre pour organiser, au Palais n° 19, un ensemble collectif en relation directe avec la section historique, à l'édification de laquelle elles avaient aussi contribué puissamment. Le contraste entre les vestiges authentiques d'anciennes canalisations en bois (Ciney, Stavelot, etc.) et en plomb (Liège) et les conduites modernes en acier, en éternit et en fonte, faisait apparaître les progrès remarquables de l'industrie.

Au Palais voisin n° 20, l'exposition de l'industrie des conduites était complétée par des spécimens de grande taille de tuyaux en béton centrifugé, en béton armé ou sidéro-ciment. La constitution de ces tuyaux était visible, ainsi que la disposition spéciale des joints (Béton centrifugé belge).

L'industrie des compteurs et des appareils de mesure et de réglage était représentée par trois firmes importantes exposant, aux Industries Lourdes, une g^mme très étendue d'appareils basés sur des principes variés, utilisant toutes les ressources de la science hydraulique. La petite tuyauterie de distribution domestique en acier, cuivre, zinc, plomb, fonte, éternit, avec les accessoires, joints, vannes, robinets de tous systèmes et de toutes apparences, remplissait les stands de nombreuses firmes, prouvant la vitalité de la moyenne et de la petite industrie et un véritable degré de raffinement dû à l'ingéniosité des fabricants. Ces stands étaient établis pour la plupart au Palais n° 20. Des exposants dont l'activité principale relevait d'autres classes étaient aussi inscrits à la classe 9 : les bureaux d'études techniques de construction (réservoirs et châteaux d'eau), les ateliers de constructions métalliques (réservoirs en acier), les entreprises de travaux publics (voir les classes 4, 5 et 16). Ensuite, les producteurs de tous les matériaux et produits servant aux divers usages des eaux de distribution : installations sanitaires et domestiques en matériaux divers, appareils de chauffage à l'eau chaude, réfrigérateurs, pompes à main et à moteur, adoucisseurs d'eau et tous les accessoires analogues.

De tout cela se dégageait une impression de grande vitalité. Le visiteur apprenait, à son avantage personnel, la multiplicité des emplois journaliers de l'eau mise à sa disposition à profusion, à bon marché et dans les meilleures conditions d'hygiène.


c) La Protection contre les incendies

La lutte contre l'incendie dont l'eau reste l'agent le plus puissant, était le thème d'un ensemble imposant édifié au Palais ^21 sous les auspices du Ministère de l'Intérieur. Des échelles de pompiers, dont certaines remarquables, des pompes d'extinction, des lances, des vêtements anti-feu, des masques, des tuyaux d'incendie, des véhicules, prouvaient à la fois la perfection de l'équipement de nos corps de sapeurs-pompiers et les ressources considérables de l'industrie belge spécialisée dans la confection de ce matériel. Une collection de photographies de grands incendies attirait particulièrement l'attention et faisait comprendre l'importance d'une organisation efficace de la lutte contre le feu. Dans d'autres pavillons, des tuyaux d'incendie et divers types d'extincteurs étaient également exposés.


d) Les Egouts et Collecteurs

L'évacuation des grandes quantités d'eaux usées des principales agglomérations et des volumes plus considérables encore
d'eaux pluviales tombant sur leurs surfaces rendues imperméables (par les constructions, par les revêtements des routes, etc.) pose aux édilités des problèmes ardus.

Une grande partie de la participation des provinces y était consacrée. Citons la Province de Liège (égouts-types), celle de Namur (égouts de Ciney), de Limbourg (égouts de Tongres et de Maaseik), la Province de Brabant (collecteur de la Woluwe, détournement et voûtement de la Senne, collecteurs du Maelbeek et du Molenbeek, etc.). Enfin, la Province d'Anvers présentait une impressionnante coupe et perspective d'un collecteur principal du réseau d'égouts projeté du Grand-Anvers. Le projet retenait l'attention par son ampleur : par analogie avec les intercommunales de distribution, il est basé sur l'idée ingénieuse de grouper les installations d'évacuation des eaux d'un ensemble de communes couvrant un vaste territoire. C'est là une voie nouvelle pouvant, dans certains cas, présenter un intérêt technique, administratif et économique. Un groupement semblable, dont il sera question un peu plus loin, existe déjà dans la région liégeoise, pour d'autres fins. A signaler dans le même stand un diagramme des intensités de pluie dans la région en fonction de leur durée.

Le stand de la Ville de Tournai contenait aussi de nombreux dessins relatifs à son réseau d'égouts et, sous l'impulsion du Service de la voirie de Liège, le Comité de la section de classe avait groupé un certain nombre d'exposants au Palais n° 20, pour réaliser une coupe en grandeur réelle de la disposition des égouts dans une rue, avec la reproduction complète en coupe des raccords de voirie et des raccords particuliers. Aux alentours, étaient réunies les participations de divers producteurs d'appareils en grès ou en fonte (tuyaux, coudes, orifices de voirie, taques, échelons, raccords, puits de visite, pompes, revêtements de voirie et de trottoirs, tuyaux en béton, fosses septiques, etc.).

La section des égouts et collecteurs réalisait donc un ensemble très complet et d'impression assez synthétique.


e) Les Bains et Piscines

Cette section présentait moins d'unité. La Ville de Tournai exposait un projet de bassin de natation couvert, révélant les pré-
occupations modernes de la vieille cité romaine, tandis que le Palais de la Ville d'Anvers s'ornait de photographies de la plage populaire du Noordkasteel.
Quantité de matériaux spéciaux et du matériel approprié pour bains et piscines étaient exposés dans les stands repris à la section de la distribution ou relevant d'autres classes, 10 et 16, par exemple, et dispersés dans divers palais. Il s'agissait notamment de céramiques, panneaux en matériaux divers, fonte émaillée, métaux spéciaux et inoxydables, baignoires, douches, pédiluves, séchoirs, épurateurs et filtres, hublots transparents, appareils d'éclairage sous eau, ventilateurs, radiateurs, cabines, lampes à rayons ultraviolets, etc.

La collectivité « Eau et Santé », dont il sera question plus longuement au chapitre VII de cette partie du rapport général, comprenait beaucoup d'objets relevant particulièrement de la section des bains et piscines. On y voyait figurer notamment un grand modèle de piscine moderne, des installations de bains domestiques économiques, des reproductions de diverses plages. C'était là le seul effort de synthèse concernant la matière considérée.


f) L'Exhaure et le Démergement

Cette section comportait un stand collectif remarquable édifié au Palais n° 20, sous l'égide de l'Association intercommunale pour le Démergement des Communes de la Région de Liège.

D'une manière suggestive, un panneau de photographies rappelait les désastres causés dans cette région par les inondations périodiques, et notamment celles de 1925-1926.

La région y est gravement exposée à raison de l'abaissement considérable et continu de son sol sous l'effet de l'exploitation des mines, tandis que le niveau des grandes crues de la Meuse est maintenu constant par l'invariabilité des niveaux d'aval. La hauteur des crues s'élève ainsi continuellement au-dessus du sol. Les grands travaux d'amélioration de la Meuse dans la traversée de Liège, prévus au programme de 1927 du Fonds National des Grands Travaux et dont l'exécution est déjà très avancée, améliorent considérablement cet état de choses sans cependant y remédier entièrement. Des endiguements importants ont dû être exécutés pour mettre la région à l'abri des inondations, en dépit des meilleures conditions d'écoulement des crues. Ces endiguements ont comme corollaire indispensable de grands travaux de drainage et d'assainissement de la plaine protégée, avec l'obligation de refouler l'effluent dans le cours d'eau en crue par des stations d'exhaure et de démergement. Ces ouvrages sont considérables, à raison de l'étendue à drainer et des grandes dénivellations à racheter. En certains endroits particulièrement affaissés, situés sous le niveau normal de la retenue du bief de Liège de la Meuse canalisée, le refoulement est permanent. Les travaux sont bien avancés et leur exécution s'effectue suivant un système permettant de parer aux effets des affaissements continus, de réduire les quantités d'eau à refouler et de réaliser la plus grande économie possible d'installation et d'exploitation. Ils ont nécessité la création d'une puissante intercommunale, apte à faire face à une pareille entreprise, avec le concours indispensable et justifié des pouvoirs publics.

Si l'intercommunale avait jugé opportun de rappeler, par des documents éloquents, les calamités dont la suppression est sa raison d'être, elle avait su donner une idée complète de son activité intense et fructueuse, par des graphiques, plans, perspectives et maquettes du plus haut intérêt et par la représentation, en vraie grandeur, de son système à clapet automatique antirefouleur de raccordement de cave. Dans ce stand, les firmes exposantes montraient des pompes spéciales pour le but proposé (eaux claires et boueuses), les appareils antirefouleurs de caves, les raccords, les joints, les tuyaux, les pièces spéciales, le matériel électrique, une coupe de cheminée de visite tout équipée. L'Intercommunale elle-même exposait, avec tous les détails, la confection de ses tuyaux en béton armé vibrés, d'un diamètre intérieur variant de 0,40 à 2 m. 55, avec la démonstration de l'étanchéité du système de joint déformable à manchon. Stand très important et cependant concentré, résumant toute la section en une synthèse vigoureuse.

La station d'exhaure de la Ville de Liège, située dans l'enceinte de l'Exposition et accessible aux visiteurs, constituait un exemple réel de station de démergement : elle sert au refoulement des eaux d'égouts en période de crue du fleuve. D'autre part, sur l'emplacement extérieur occupé par la Collectivité des Sondeurs, se trouvait un aermotor pour assèchement de petits bassins poldériens.


g) L'Eau dans l'Agriculture (assèchements, irrigations, etc.)

Outre des pompes et l'aermotor précité, pour les assèchements comme pour les irrigations, cette section comprenait le stand du Limbourg avec des photos et dessins de wateringues et d'irrigations et, au Palais de la Navigation Intérieure, l'Office de la Navigation qui montrait les heureux effets des irrigations de la Campine par les eaux des canaux de navigation.

Mais la principale participation belge à cette section était constituée par l'édification d'une ferme démonstrative, à l'entrée du Gay Village mosan.

© Rapport Général - Exposition Internationale de la Technique de l'Eau - Liège 1939