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Lido


Lido à l'exposition de Liège 1939

Architecte(s) : I. Falise, A. Kondracki, H. Lhoest et Ch. Carlier

Cet ensemble récréatif était situé en face du pont provisoire, à l'extrémité de la grande allée. L'emplacement était judicieusement choisi. Les visiteurs, après avoir parcouru la rive gauche ou la rive droite, étaient enchantés de découvrir cette ambiance de fraîcheur sportive, d'élégance et de plaisir. C'est avec délices qu'ils y goûtaient un repos bien gagné. Tous marquaient leur enthousiasme devant cette réalisation.

Se déployant en forme d'hémicycle, ce complexe de restaurants et de brasseries traçait largement ses lignes d'une architecture nette, franche, indépendante. Le tout était commandé par une rotonde de 30 mètres de diamètre où était installée, de façon très originale, la section de la mode, de la parure et du plein air. A l'intérieur, une rampe circulaire permettait au visiteur d'en découvrir tous les aspects, tandis qu'à l'extérieur, une autre rampe hélicoïdale encerclant le palais, l'amenait insensiblement à une terrasse d'où il découvrait une vue splendide de l'Exposition. Un signal sur lequel se détachait le titre « Lido », supportait un poste de vigie. Les terrasses pour consommateurs, s'étageant tout le long des bâtiments, étaient agrémentées de garde-corps fleuris et de parasols de couleurs vives. Les tentes du rez-de-chaussée et de l'étage dessinaient deux lignes horizontales, nettes et colorées, à travers le grand vitrage.

Le plan de cet établissement avait été parfaitement étudié pour que, de n'importe quel endroit, on pût aisément jouir du spectacle joyeux et varié qu'apportait la piscine. Celle-ci, de dimensions olympiques, s'inscrivait à l'intérieur d'une nappe d'eau aux formes pleines de fantaisie. Tous les éléments, dans leurs moindres détails, méritaient l'attention : que ce soient garde-corps, passerelles, escaliers, tremplins ou girafe, tout était de composition recherchée, le mât et son grand pavois apportaient la note attendue.

Dû au talent du statuaire Idel Iankelevice, le motif sculptural du bassin, perché à l'extrémité d'une élégante girafe, nous montrait un plongeur dans une pose acrobatique. La fontaine aux huit jets régulièrement interrompus, étonnait le visiteur. Les gradins pour spectateurs et l'amusant kiosque à musique de ruberoïde en forme de cloche orientable, terminaient avec bonheur cet ensemble vraiment très réussi.

© Rapport Général - Exposition Internationale de la Technique de l'Eau - Liège 1939