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Grande-Bretagne


Grande-Bretagne à l'exposition de Anvers 1930

© Hersleven

Comme il était naturel, la Grande Bretagne fut une des premières nations à accepter l'invitation du Gouvernement Belge, à participer à l'Exposition Internationale, Coloniale, Maritime et d'Art Flamand, d'Anvers.
L'Exposition commémore le centenaire d'indépendance de la Belgique.
Or, cette indépendance, le peuple britannique a aidé à la conquérir. Une section coloniale s'impose forcément' au pays, qui a su acquérir à la Couronne Britannique des territoires dans le monde entier. La partie maritime de sa participation est tout aussi significative, pour un peuple de navigateurs, qui a une longue et glorieuse histoire1 dans la marine. Enfin, comme pays dont le développement artistique est dû pour une grande part à l'influence flamande, — Van Dyck, n'est-il pas né à Anvers ? — l'Angleterre a, en même temps, voulu montrer sa reconnaissance. La prompte décision du Gouvernement Anglais de participer à l'Exposition, a permis à" la Commission Britannique de choisir un emplacement admirable, dont on a fait le meilleur usage. Le Pavillon du Gouvernement Britannique est accessible par deux ponts, construits définitivement au-dessus du fossé des fortifications. Le bâtiment, dont les plans ont été dressés par Sir EDWIN LUTYENS, R. A., est de forme circulaire, flanqué de deux ailes et surmonté d'un dôme. La décoration intérieure est due au Professeur A. E. RICHARDSON, F. S. A.
Il importait de décorer et de meubler cet édifice, en restant dans le cadre général de l'Exposition. L'on peut espérer que ce résultat a été obtenu, grâce à une heureuse combinaison de l'historique et du moderne. Autant que possible, l'on a montré, par des aperçus historiques, le développement progressif des industries, telles que la construction navale et l'aviation, depuis leurs débuts, jusqu'à l'heure actuelle, ainsi que les perfectionnements que l'on espère réaliser dans un avenir prochain.
Le centre est occupé par une cour d'honneur, dont le diamètre est approximativement de 120 pieds (.36 mètres) et au milieu de laquelle se trouve un planisphère, qui indique l'étendue et les ressources de l'Empire Britannique. Les communications maritimes sont représentées par des navires eh miniature, qui se meuvent sur les Itinéraires des grandes lignes de navigation. Ce planisphère est surmonté d'un dais bleu, supporté par les ailes de huit grands albatros, dûs au talent de Mr. P. G. Bentham, A. R. B. S. Tout le long des murs de la cour d'honneur, s'étend une frise, peinte par Mr. Maurice Greiffenhagen, R. A., et représentant l'Apparat de la Cour. Nous voyons également des reproductions fidèles, soit des poupes, soit des cabines, de quatre navires célèbres dans les annales de la marine britannique, le « Golden Hind», le «Mayflower», l'« Endeavour » et le «Victory». La première représente l'arrière du « Golden Hind » de Drake. Parmi les exploits de l'intrépide amiral Drake, citons son tour du monde avec une expédition de cinq petits vaisseaux et un équipage total de 168 hommes. Le voyage dura deux ans et dix mois, soit du 13 décembre 1577 au 26 septembre 1580, date de son retour à Plymouth avec 57 survivants hors des 166 hommes de l'expédition.
Vient ensuite une cabine du « Mayflower », le bateau des « Pilgrim Fathers », les réfugiés qui partirent le 6 septembre 1620 de Plymouth, pour arriver le 11 décembre suivant en Amérique, où ces 100 pèlerins fondèrent la première colonie de la Nouvelle-Angleterre, à l'endroit où se dresse actuellement la ville de Plymouth, dans l'Etat de Massachusetts.
Sur l'arrière de l'« Endeavour », l'on peut voir le départ de Plymouth, du capitaine James Cook, pour son voyage de découverte, dont le résultat fut la fondation des deux grands Dominions, qui ont joué un rôle si important dans les affaires de la Grande Bretagne, soit l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
Le 25 août 1768, le capitaine Cook partit à la découverte d'un continent que l'on supposait être situé au sud-est de la Nouvelle-Zélande. Sa tentative échoua, mais par contre, il explora les côtes de la Nouvelle-Zélande et de la Nouvelle-Hollande (l'Australie).

Enfin, de la cabine arrière du « Victory », de Lord Nelson, le visiteur peut voir les environs du Cap Trafalgar en 1805, quelques moments avant la fameuse bataille.

En travers du centre de la cour d'honneur, l'on a tendu une bande dorée, représentant le bau du nouveau paquebot de 75,000 tonnes, de la Cunard Line, à la même échelle que les anciens bateaux.

Face à l'entrée principale, nous voyons par une fenêtre Tudor (qui est une réplique exacte de celle qui se trouve dans la maison de Sir Thomas Gresham), l'étendue delà Tamise, en face de la Tour de Londres. Contre la fenêtre, l'on voit, grâce à la bienveillance du Musée de Londres la romaine, ou balance originale, qui fut fabriquée pour la première Bourse de Londres, érigée en 1566, par Sir Thomas Gresham. Celui-ci fut un des plus célèbres financiers anglais du XVIe siècle. Il passa la plus grande partie de sa carrière à Anvers, comme agent de la couronne, sous quatre règnes différents. Ces fonctions consistaient acheter des provisions pour l'armée et à négocier des emprunts pour le trésor de l'Etat. De retour à Londres il réussit à s'assurer la collaboration des commerçants de cette ville, pour la construction d'une bourse pareille à celle d'Anvers. L'exécution en fut confiée à un architecte flamand, nommé Henrick. L'édifice fut détruit par grand incendie de 1666, mais les dalles de marbre, placées par les soins de Henrick, subsistent toujours dans le bâtiment actuel. Près de la cour d'honneur, se trouve ur,e maquette du Vieux-Londres, contenant à l'avant-plan l'ancienne bourse construite par Gresham.

La cour d'honneur contient également des reproductions d'un bon nombre de documents historiques, dont les originaux sont conservés au Bureau des Archives de la Ville de Londres.

Le long des corridors qui conduisent aux ailes du pavillon, l'on a installé, de chaque côté, des dioramas illuminés, qui montrent la croissance progressive de l'Empire Britannique à travers l'histoire. On y voit également un modèle de l'« Armada ».

Les ailes sont divisées en plusieurs salles. Les objets exposés sont munis d'étiquettes explicatives en trois langues, soit en anglais, en français et eh flamand. Nous nous contenterons donc de donner ci-après une description sommaire des articles principaux.

Origines de la race (Hall F.)
Grâce à l'appui de Mr. Ernest Makower, il a été possible de montrer, au moyen d'une série de dioramas, le développement du peuple britannique, depuis l'âge de pierre jusqu'à la conquête normande. Les vues, surtout celles à partir du troisième jusqu'au sixième diorama inclus, rappellent le rôle joué par les invasions et par les conquêtes, dans la croissance de la race britannique.

La dernière invasion dé grande importance dans l'histoire de la Grande Bretagne, fut celle de Guillaume le Conquérant, en l'an 1066. Le sixième diorama montre-Guillaume le Conquérant près de la Tour de Londres,'pendant la construction de cette grande forteresse, qui subsiste toujours, comme un souvenir de la dernière conquête de la Grande Bretagne par une puissance étrangère. Des émigrations successives, — surtout celles des Flamands au; moyen-âge — ont eu une grande importance dans le commerce anglais, spécialement dans l'industrie textile lainière. Depuis très longtemps déjà, l'on fabriquait dès draps en Angleterre, mais en petite quantité; car jusqu'au milieu du XIVe siècle, l'élevage des moutons se pratiquait principalement pour l'exportation de la laine brute. Les tisserands belges importaient des laines anglaises pour la fabrication de leurs tissus.

Vers l'année 1106, de nombreux Flamands, chassés de leurs foyers par les inondations, émigrèrent dans le comté de Norfolk, où ils continuèrent leur métier. En 1271,'le gouvernement anglais invita des tisserands expérimentés des Flandres, à s'établir en Angleterre et en 1331, Edouard III y fit venir soixante-dix familles de tisserands wallons, qu'il plaça sous sa protection royale. En échange, ils devaient exercer leur métier et l'enseigner aux jeunes ouvriers anglais.

Pendant les 150 ans qui suivirent, le Grande Bretagne devait une grande partie de sa prospérité à l'industrie lainière et, actuellement, la grande industrie anglaise de laine filée, appelée « worsted », doit son nom au petit village de Worsted, dans le comté de Norfolk, où s'établirent lès premiers tisserands flamands.

Possessions britanniques (Halls D., E. et H.)

Dans les halls D. et E., des dioramas nous montrent quelques-unes des principales ressources et industries des possessions britanniques. Voici les sujets représentés:
Indes (le temple de la Montagne Sacrée, de Khajrabo; le nouveau Palais Gouvernemental de Delhi), Ceylan (plantations de thé), Burma (un temple d'or), Malaisie (plantations de caoutchouc), Afrique du Sud (la culture des fruits; un « kraal » indigène; une habitation typique), Rhodésie du Sud (la culture du tabac), Côte-d'Or (vue du port de Takoradi), Afrique Orientale-Kenya (plantations de café), Nigérie du Nord (cour du Palais de l'Emir, à Kano), Australie (l'élevage des moutons; laiterie en gros; culture des fruits), Nouvelle-Zélande (élevage de moutons; laiterie en gros; culture des fruits), Terre-Neuve (flotte de pêche), Canada (culture du blé; culture des pommes; un poste pour le trafic des fourrures), Indes Occidentales Anglaises (plantations de cannes à sucre), Etat Libre d'Irlande (scène rurale).
Le hall H. se rapporte aux ressources de l'Afrique Orientale Anglaise, de l'Afrique Occidentale (la Nigérie et la Côte-d'Or), ainsi que de la Malaisie (Straits Settlements et Federated Malay States).
Section d'hygiène et médecine tropicales (Hall B.)
Cette section donne un aperçu succinct des travaux entrepris en vue de l'amélioration des conditions de la vie dans les pays tropicaux.
Les bienfaits des méthodes modernes de la médecine préventive, sont illustrés par des statistiques illuminées, montrant les grands progrès réalisés.
Le grand rôle joué par les piqûres d'insectes dans la transmission des maladies est démontré au moyen de six vitrines, contenant des modèles en cire de différents insectes qui transmettent certaines maladies tropicales.
Une série de vitrines illuminées et d'agrandissements photographiques donnent des détails précis sur les principales maladies; des portraits honorent la mémoire des nombreux pionniers de la médecine tropicale, qui ont succombé eux-mêmes à l'une des maladies qu'ils s'efforçaient de combattre. Grâce à l'initiative de Patrick Man-son, qui a été appelé le père de la médecine tropicale moderne, la nécessité d'un enseignement spécial de cette branche de la médecine est maintenant pleinement reconnue en Grande Bretagne, ainsi que le prouve la création de l'Ecole de Médecine Tropicale de Liverpool et de l'Ecole de Médecine Tropicale et d'Hygiène de Londres. L'on peut voir un modèle de l'école de Londres, avec la description de ses divers départements. Plus loin, l'on rend un hommage spécial à la mémoire de Patrick Manson.
Les hôpitaux pour le traitement des maladies tropicales sont représentés par les envois de la « Seamen's Hospital Society » (Société des Hôpitaux pour Marins), de Londres. L'on y expose des photographies des huit hôpitaux pour marins malades ou blessés, de toutes les nationalités. Dans ce nombre est compris l'hôpital pour maladies tropicales de Londres, qui est également dirigé par la société précitée.
Cette section comprend également une petite exposition historique de la peste et de la lèpre en Grande Bretagne.
Elle a été organisée par un comité, sous la présidence de Sir Wilfred Beveridge.
Les objets exposés sont de diverses provenances, parmi lesquelles nous citons: l'Ecole de Médecine Tropicale de Liverpool, l'Ecole d'Hygiène et de Médecine Tropicale de Londres, le « British Muséum » (section d'histoire naturelle), la « Seamen's Hospital Society », le Dr. P. H. Manson-Bahr, le « Wellcome Muséum of Médical Science », le « Wellcome Historical Médical Muséum ».

Section des recherches scientifiques (Hall C).

Le Département des Recherches Scientifiques et Industrielles expose des objets, qui concernent deux de ses activités, en rapport direct avec la navigation.
Le « William Froude National Tank » est un réservoir spécial, qui a été construit de 1909 à 1911, avec des fonds fournis par Sir Alfred Yarrow, Bart., F. R. S., pour permettre des essais avec des modèles de bateaux et des hélices et pour les recherches hydrodynamiques en général. Au moyen de ce tank, l'on peut faire des expériences avec des modèles réduits de navires, permettant aux constructeurs de calculer la résistance des grands bateaux que représentent les modèles, ainsi que la force nécessaire à leur propulsion. Les modèles sont mus dans le tank, à des vitesses qui correspondent à celles des vrais bateaux. Ils sont attachés à un chariot, qui les suit dans leur course et d'après lequel l'on établit les calculs pendant le parcours.

Un modèle en cire, tel qu'on emploie pour ces expériences, est exposé. L'on y remarque le gouvernail et l'hélice; cette dernière est actionnée par un moteur électrique, installé à l'intérieur du modèle qui, de ce fait, se déplace par ses propres moyens. L'on nous montre également des réductions très intéressantes et de diverses provenances,de nombreux modèles d'hélices, qui ont été soumises à des essais dans ce tank à différentes époques.

Une autre subdivision du département en question, est celle qui s'occupe des recherches relatives aux combustibles. Une enquête, qui a duré depuis le 1er juin 1925 jusqu'au 31 mai 1928, et qui avait pour but de rechercher les causes des incendies dans les soutes à charbon, a démontré que la majeure partie de ces incendies était due au charbon de soute. 336 cas ont été examinés pendant cette période sur 272 navires différents.
Les nombreuses causes auxquelles ces incendies peuvent être attribués, sont illustrées par des dessins.

Section maritime (Halls C, F. et G.).

Deux peintures de bateaux (Hall F.), montrent les progrès de la marine marchande, depuis les temps médiévaux. Parmi les bateaux représentés, nous voyons : deux caravelles du temps de la Reine Elisabeth, pendant le règne de laquelle l'activité mercantile s'est sensiblement développée; un fin voilier à trois mâts, gréé en carré, de la moitié du XIXe siècle; un vapeur à roues (construit en bois), de la même époque; et, enfin, un des plus récents paquebots à quatre hélices.

Le hall F. contient des modèles, représentant la flotte de guerre britannique à travers les siècles; depuis le frêle canoë des temps primitifs, jusqu'au dreadnought de nos jours.

Quelques-unes des principales lignes de navigation anglaises nous montrent les derniers perfectionnements de leurs bateaux. La Cunard Steamship C°, Ltd. (hall C), expose un spécimen des chambres à coucher et des salles de bain, installés à bord d'un de ses paquebots, ainsi qu'une cabine de touriste de troisième classe, avec lit, et un modèle d'un de ses vapeurs. La Union-Castle Mail Steamship C° Ltd. (hall C), expose une cabine de luxe à une personne et une cabine simple de première classe, toutes deux en grandeur naturelle. En outre, elle nous montre un modèle, de grande dimension, de son paquebot « Carnarvon Castle ». Le stand de la société Elder Dempster & C° Ltd. (hall F.), contient une grande maquette du port d'Accra (Côte-d'Or). Cette maquette, qui a une longueur d'environ 27 pieds (8 m. 25), donne une impression très réaliste des méthodes de travail en usage dans les ports de la Côte-d'Or. Des modèles des paquebots de cette dernière compagnie figurent également parmi les objets exposés. La Clai, Une Steamers Ltd. (hall F.), présente un modèle du s/s «. Clan Macdougall ». La Houston Line (hall F.), montre un modèle du s/s « Halizones ». que nous voyons très souvent à Anvers, de même que les autres bateaux de cette compagnie.

Messieurs Harland & Wolff Ltd., en collaboration avec la maison Heaton, Tabb & C° Ltd. (hall C), nous permettent d'admirer un beau panorama de leurs grands chantiers navals de Belfast. La White Star Line (hall C), montre une partie du pont de promenade d'un de ses vapeurs.

Section des ports et bassins (Halls C. et F.).

Les autorités du port de Londres (hall F.), exposent un diorama des bassins Victoria, Albert et King George V, dont la superficie totale de 245 acres (118,1850 hectares) forme la plus vaste étendue de bassins du monde. Des diagrammes illuminés indiquent l'étendue du trafic maritime et du commerce de ce port.

Au stand du «Mersey Docks and Harbour Board» (Administration du port et des bassins de la Mersey) (hall C), nous voyons une maquette animée, d'une partie de la Mersey et des derniers et plus perfectionnés des bassins du nord de Liverpool, y compris les nouveaux Gladstone Docks. Dix-huit petits steamers, reproduits d'après les différents modèles qui entrent régulièrement dans le port . de Liverpool, flottent sur le fleuve et dans les bassins, qui sont représentés par de l'eau réelle sur la maquette. Le but principal de cette dernière est de démontrer la facilité avec laquelle les navires peuvent entrer et sortir des bassins, par l'écluse Gladstone (large de 30 pieds, soit 9 m. 15), à n'importe quelle marée. Les bateaux peuvent passer des bassins Gladstone aux autres, situés au sud, à n'importe quel moment de la journée.

L'« Aire and Calder Navigation », de Leeds (qui dirige le port de Goole), expose dans le hall C. un modèle d'élévateur hydraulique en usage pour l'embarquement du charbon, qui arrive, dans des bateaux à compartiments, des houillères du comté de Yorkshire. Les cinq élévateurs de ce genre ont permis d'embarquer un million et demi de tonnes de charbon en une année.

La « Tyne Improvement Commission » (hall C), montre un modèle de la partie du Tyne, qui s'étend de la mer jusqu'à Scotswood.

Section chemins de fer et voyages (Hall C. et G.).

La « Travel Association of Great Britain and Ireland », qui est, en somme, l'association nationale britannique du tourisme, a été fondée récemment, avec l'appui du Gouvernement et des principaux intéressés du commerce et du transport. Cette association (hall C.) présente, au moyen de quatre dioramas : une vue de Douvres, montrant les falaises blanches d'e l'Angleterre; une vue de York Minster, une des plus anciennes cathédrales du pays; une vue d'Edimbourg, la capitale de l'Ecosse, montrant le fameux château; une vue pittoresque de la belle Irlande. Ce stand contient également de nombreux agrandissements photographiques des sites les plus remarquables de la Grande Bretagne et de l'Irlande.

La « London Midland and Scottish Railway C° » a installé un bureau de renseignements (hall C), où l'on peut voir un modèle, en grandeur naturelle, du devant de sa fameuse locomotive « Royal Scot ». Le stand de la « London and North-Eastern Railway C° » (hall C.) comprend une réplique d'une cabine à couchette simple, d'un de ses vapeurs faisant le service entre Harwich et le continent. Il contient, en outre, une grande carte illuminée, indiquant au moyen de lumières mobiles les trajets des lignes maritimes, ainsi que des principales voies ferrées avec lesquelles elles assurent la liaison. Au même stand, la « Société Belgo-Anglaise des Ferry-Boats » expose un grand modèle animé, représentant l'arrivée et le départ d'un de ses bateaux, ainsi que l'embarquement des wagons. La « Southern Railway C° (hall G.) présente une série de modèles, affiches et brochures ayant trait au développement de cette compagnie dans le port de Southampton.
Section aéronautique (Hall A.).
La section aéronautique se compose d'une vaste salle qui, des deux côtés, donne accès à des terrasses, où l'on peut voir des modèles d'avions et de dirigeables, disposés comme s'ils étaient en plein vol. Ces réductions donnent une idée très claire de l'évolution de l'aéronautique, depuis les premiers essais jusqu'à Ja réalisation du plus grand dirigeable, le R. 101, et du « supermarine Rolls Royce S. 6 », qui gagna la coupe Schneider, l'année dernière. (Grâce à la bienveillance des autorités belges de l'Exposition, l'appareil lui-même sera exposé sur le terrain de l'Exposition.) L'on verra également la coupe Schneider (grâce à l'obligeance du Royal Aero Club). La compagnie Rolls Royce a prêté, avec l'autorisation du Ministère de l'Aéronautique, le moteur de l'appareil qui a gagné la course en faveur de la Grande Bretagne. Parmi les autres machines exposées, nous remarquons la « Napier Lion », qui a remporté la coupe, pour l'Angleterre, en 1927, la « Bristol Jupiter » et l'Armstrong-Siddeley 860 H.P. « Léopard ». Formant un curieux contraste avec ces puissants moteurs, nous voyons, plus loin, un des premiers de construction légère, le « Cirrus » 90 HP., qui était adopté dans le monde entier pour les avions légers.
Une grande carte montre les lignes aériennes existantes, ainsi que celles projetées, en Grande Bretagne; les bases et mâts d'atterrissage pour dirigeables et les terrains qui seront probablement affectés à l'usage de l'aéronautique, dans un avenir prochain. La compagnie « Impérial Airways Ltd. » expose un modèle d'une installation pour passagers à bord d'un de ses plus grands et de ses plus luxueux appareils, qui peuvent transporter 40 passagers avec bagages, etc.

Section industrielle (Halls C, F. et G.).

La direction de la Foire des Industries Britanniques?s'est fait réserver un stand dans le hall C, où elle fournira?tous les renseignements concernant la Foire qui se tiendra du 16 au 27 février 1931, à Olympia Londres, et à?Castle Bromwich, Birmingham.

La majeure partie des grandes industries britanniques participe à cette exposition nationale qui se tient chaque année, depuis 1915, sous les auspices du Gouvernement. L'affluence progressive, d'année en année, des visiteurs, étrangers, permet de constater que les importateurs d'outre-mer apprécient beaucoup l'occasion qui leur est fournie de consulter en une fois et à un seul endroit les nombreuses industries britanniques.

La Chambre de Commerce Britannique en Belgique sa installé un bureau dans le hall F.

Messrs. W. & T. Avery Ltd. (hall G.) exposent dès échantillons de leurs balances, ainsi que de leurs machines ai mesurer, à calculer et à vérifier. La Beldam Packing and Rubber C° Ltd. (hall G.) montrent la série complète de leurs bourrages et joints, ainsi que de leurs articles en amiantes, courroies, caoutchouc et autres objets intéressant la machinerie. Les maisons Booths Ltd., A.G. Richard-son Ltd. et W. Moorcroft Ltd. exposent leurs potteries dans le hall C. Dans le hall G., nous voyons les articles, fabriqués par The Idéal Electrical Appliances Ltd.; l'invention de Messrs. M. P. G. Mileage Multiplier, qui réduit, de 25% la consommation d'essence des autos; les articles, pour scaphandriers, les différents masques contre la poussière, la fumée et les gaz, les appareils de respiration à-l'oxygène et bon nombre d'autres appareils de protection. de la maison Siebe Gorman & C° Ltd. La Steel Scaffolding, C° Ltd. (hall F.) expose ses accessoires « Bettaskaf » et, ses échaf f audages métalliques brevetés « Marshor », pour usage dans les constructions et dans les mines. Messrs. James Walker & C° Ltd. (hall G.) étalent toute la gamme de leurs spécialités pour joints résistants à la vapeur, à l'air et aux liquides de toute nature.

Objets exposés à l'extérieur

Sur le terrain attenant au Pavillon Britannique, Mssrs. Calders Belgian Agencies S. A., agents d'e l'Allsopp's Burton Pale Aie, Graham's Golden Lager et Calders Milk Stout, ont installé un restaurant anglais. L'on verra, en outre, les statues suivantes :
« Pêcheur et Nymphe », « Enfants sur une Tortue » (groupe en plâtre, de grandeur naturelle) ; un modèle réduit, en plâtre, du grand monument « Navigation », •dont l'original, sculpté en pierre de Portland par P. G. Bentham A. R. B. S., se trouve au-dessus de l'entrée principale des nouveaux bureaux de la P. & O. Shipping Company, Leadenhall Street, à Londres; et « Inspiration », ;par W. Reid Dick, R. A.

© Guide Officiel - Anvers 1930