Exposition Universelle de Paris 1867

Agriculture, Industrie et Beaux-Arts

1er Avril 1867 - 3 Novembre 1867


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Norvège

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La sœur jumelle de la Suède. La flottille est complète, depuis le navire qui chasse la baleine, jusqu’à celui qui pêche le hareng. — Il est bien entendu que phare et bateaux sont des modèles.

La terre de Norwége, granitique et glacée, n’a pu nourrir les Norwégiens, qui se sont alors tournés vers la mer et sont devenus les plus habiles pêcheurs du globe. Quel article intéressant on pourrait faire sur cette exposition spéciale et complète; pour nous, nous ferons remarquer un petit modèle de charrue à neige pour locomotive.

La Norwége semblait destinée à être toujours privée de chemins de fer; son sol pauvre et accidenté ne permettait guère d’y établir de longues lignes. En construisant des voies d’un mètre de large elle est parvenue à combler cette lacune. Ces railways ont l’inconvénient grave de ne pouvoir se raccorder avec ceux du réseau européen, y compris la Suède, qui ont uniformément un mètre et demi de large ; mais ils ont l’avantage capital de pouvoir être construits au plus bas prix.

C’est en Norwége qu’existe aujourd’hui le chemin de fer le plus septentrional du globe; il s’avance jusqu’à Drontheim sur les confins du cercle polaire. Il en résulte une autre difficulté, la neige qui couvre le sol pendant les trois quarts de l’année. Pour s’en débarrasser, on arme l’avant de la locomotive d’un double soc de charrue qui rejette la neige sur les côtés de la voie. L’an dernier la locomotive dont le modèle est exposé a parcouru 6000 kilomètres dans de semblables conditions.

©L'Exposition Universelle de 1867 Illustrée