Exposition Universelle de Paris 1867

Agriculture, Industrie et Beaux-Arts

1er Avril 1867 - 3 Novembre 1867


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Italie

Italie à l'exposition de Paris 1867

Le pays n’est pas riche ; pas une seule machine n’est en mouvement, presque tous les constructeurs se sont contentés d’envoyer des modèles dont le transport est moins coûteux que celui des appareils. D’ailleurs ces artistes, ces musiciens, ces sculpteur? inspirés, ces peintres habiles sont un peu effrayés par les rudes machines ; habitués au marbre, ils dédaignent le fer. Les exposant mécaniciens s’appellent Cuppy ou Westermann, voila d’étranges Italiens. Les Anglais ont partout fait souche d’ingénieurs: ce sont, les Cokerill en Belgique, les Scott et les Powel à Rouen, les Westermann à Gênes, etc.

Il y a cependant une exception; les Italiens ont un véritable forgeron: Ansaldo, dont les ateliers gigantesques livrent des machines de 900 chevaux. Ceci prouve que l’Italie pourra plus tard, aussi bien que la France, fabriquer ses machines elle-même. Pour le moment elle en invente. Nous avons remarqué une machine à vapeur sans point mort, une machine de Woolf, horizontale, et surtout le métier électrique de Bonnelli, si injustement oublié dans la liste des récompenses.

Nous ne terminerons pas sans dire un mot des exploitations d’acide borique qui ont valu un prix spécial au comte de Larderel; car c’est assurément la seule industrie où l’homme ait encore osé mettre en jeu les forces plutoniennes, était creusé des puits artésiens pour aller chercher les émanations des volcans.

©L'Exposition Universelle de 1867 Illustrée