Exposition Universelle de Paris 1867

Agriculture, Industrie et Beaux-Arts

1er Avril 1867 - 3 Novembre 1867


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Orient

Orient à l'exposition de Paris 1867

Nous ne nous y arrêterons pas, L’Égypte et la Turquie, le Japon et Tunis n’ont rien à nous apprendre en fait de mécanique. Jeton-seulement un coup d’œil sur cette machine égrener le coton, envoyée par le roi de Siam pour juger du chemin parcouru jusqu’au-machines Platt.

Mais regardons en ami l’exposition de cette vaillante nation roumaine, qui n’était point il y a douze ans à peine, et que nous avons appelée à la vie. La Roumanie reconnaissant est venue dans ses habits de gala. L’exposition est encore bien primitive, mais enfin c’est le premier acte de virilité d’un enfant vieilli dans les langes dont les tyrans mahométans et schismatiques l’avaient enveloppé.

La Roumanie est fière de son agriculture Sa terre est peut-être la plus féconde en céréales du monde entier. C’est la mère nourricière.

Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques.

Et de fait le maïs, le froment et le lin coulent incessamment dans des vasques, où une chaîne à godets les reprend sans cesse pour les élever à l’orifice d’où ils retombent; ceci est un grossier appareil à nettoyer les graines mais la pensée du poète n’en est pas moins réalisée.

©L'Exposition Universelle de 1867 Illustrée