Exposition Universelle de Paris 1867

Agriculture, Industrie et Beaux-Arts

1er Avril 1867 - 3 Novembre 1867


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Groupe IV - Vêtements

Groupe IV - Vêtements à l'exposition de Paris 1867

Nous n’avons ni la prétention ni même l’intention de passer en revue tous les produits compris dans le groupe IV sous le nom collectif de Vêtements.

Il nous faudrait traiter de tous les genres de tissus, toiles, cotons, draps, soieries, tulles, dentelles, passementeries, et le reste.
Or comme nous n’avons à faire ni un livre, ni un rapport et que tous les produits que nous venons d’énumérer seront l’objet d’un examen spécial, nous n’y toucherons aujourd’hui qu’en passant; et pour circonscrire tout à fait notre étude, nous la renfermerons dans ce qui concerne le vêtement de femmes, considéré au point de vue de la forme et de la confection.

Peut-être est-il bon que le lecteur soit préalablement édifié sur l’importance de cette industrie toute française et essentiellement parisienne, et qu’il sache d’une manière exacte en quelle proportion elle participe à notre immense mouvement commercial. Rien n’étant plus précis, plus net et plus éloquent qu’un chiffre, nous donnerons à nos lecteurs pour premier élément d’appréciation, le chiffre d’affaires qu’elle a réalisées l’année dernière : il s’est élevé à 200 millions de francs.

On s’explique très-bien un pareil chiffre, et l’on comprend que d’année en année il tende à s'élever et à grossir, quand on sait que le monde entier est le tributaire de cette industrie, et qu’elle n’a de rivale chez aucune autre nation.

En Angleterre, en Allemagne, en Russie, dans les deux Amériques, il y a des couturières, des modistes, des lingères, des brodeuses et. même des fleuristes en très-grand nombre ; tous les métiers qui concernent le vêtement des femmes y existent; mais là ce sont vraiment des métiers, et non des industries; on nous y copie aujourd’hui comme on le faisait hier et comme on le fera demain ; l’art est l’enfant du goût, et où le goût manque, on est réduit à faire du métier.

Aussi quelle est la grande dame du continent et du nouveau monde qui n’ait pas son fournisseur à Paris? Quelle soirée d’étiquette, quelle réunion d’apparat, quel grand bal a lieu de Londres à Rio-Janeiro où les femmes n’étalent aux yeux éblouis toutes les merveilles des modes et de la confection parisienne? Ces robes d’une forme si élégante et si originale, qui les leur a fournies, qui les a confectionnées ? Paris. Ces fleurs si jolies, si frêles et si fraîches qui badinent et se jouent coquettement dans la riche chevelure de cette ravissante assemblée de femmes et de belles jeunes filles, où ont-elles été cueillies? dans les serres de la rue Richelieu et de la rue Choiseul, et dans nos ateliers où elles s’épanouissent en toute saison. Ces riches mouchoirs armoriés, si légers qu’on les dirait tissus et brodés de fils d’araignées, qui a créé ces chefs-d’œuvre d’art, de goût et d’exquise délicatesse? l’industrie parisienne. Ces aigrettes, ces marabouts, ces oiseaux do paradis, qui les a préparés, façonnés, mis en œuvre? Paris encore, Paris toujours.

Oui, c’est à .nous seulement, c’est chez nous et non ailleurs, que s’adressent, par suite de ce sentiment et de cet instinct très-développé de coquetterie qui ne les trompent ja* mais, toutes les femmes qui veulent ajouter un nouvel éclat à la splendeur de leurs dons naturels, et mettre, dans une circonstance solennelle, leurs charmes dans le plus séduisant relief; c’est à nous qu’a recours celle qui sent le besoin de tromper les regards, en dissimulant l’injurieuse atteinte que le temps, qui ne respecte rien, a fait subir à la pureté , de ses traits, à l’élégance de sa taille, enfin à cette périssable beauté, qui lui avait fait adjuger dans le monde une royauté dont elle croyait ne jamais devoir être déchue, mais où elle ne se maintient qu’à l’aide des armes qu’elle tire à chaque instant de nos arsenaux.

Si elle ne s’adresse pas à Londres, à Vienne ou à Berlin, c’est qu’elle sait que tout ce qu’on y produit de mieux est dépourvu de ce goût suprême qui est comme le parfum de la toilette et de la parure d’une femme ; qu'on n’y comprend ni le charme qui résulte de l’heureuse harmonie des couleurs, ni la grâce que donne à un ajustement le mélange bien compris des nuances ; qu’enfin les confections les plus riches et les mieux réussies, n’y ont aucun cachet d’originalité; qu’elles trahissent toutes par quelque côté une imitation souvent maladroite et toujours malheureuse, et qu’enfin au lieu d’attirer doucement les regards, elles papillotent le plus souvent aux yeux d’une manière fâcheuse et désagréable.

Une rapide promenade dans cette galerie, où sont entassées des richesses et accumulées des merveilles à rendre jalouses toutes les reines, suffira pour expliquer et justifier la préférence dont cette industrie est l’objet.

Au haut de la première vitrine de droite, nous lisons Opigez-Gagelin.

Voilà un nom qui rayonne depuis longtemps dans l’industrie parisienne d’un éclat auquel n’ont pu faire ombre ni les rivalités ni les concurrences.

Cette maison qui fut le berceau de la confection élégante, en est aujourd’hui le siège et la vraie métropole.

Les établissements qui lui disputent le premier rang, non pas à l’Exposition, où ils brillent par leur absence, ont tous été fondés par d’anciens élèves sortis de son sein.

Est-ce par déférence que les disciples n’ont pas voulu entrer en joute avec le maître? Nous le voulons croire; mais le public qui n’a pas notre bienveillance, pourrait bien attribuer le r’efus de la lutte à un tout autre sentiment.

Deux robes, mais deux chefs-d’œuvre d’élégance et de goût, voilà toute l’exposition de la maison Gagelin.

Ce sont, sans comparaison aucune, les deux plus remarquables pièces que la confection de luxe ait exposées.

En donnant à la maison Opigez-Gagelin la première place dans la galerie des vêtements, la Commission a-t-elle eu l’intention de nous faire pressentir quel rang elle lui assignait dans le concours? Nous serions tente de le croire. Il n’est pas probable que la Commission ait été moins vivement frappée que le public de la magnificence et de l’extrême bon goût de deux confections tout à fait hors ligne et qui sont de véritables créations.

La maison Gagelin, il est bon qu’on le sache, produit tous les ans quatre cents modèles pour le moins ; tous les journaux de modes les publient ; ils sont copiés d’un bout du monde à l’autre, et les établissements de Paris les plus renommés les reproduisent ou s’en inspirent sans le moindre scrupule.

La supériorité de cette maison s’affirme par là tous les ans davantage; aussi, loin de réclamer contre les copistes et les imitateurs, elle trouve la récompense de ses efforts dans les succès qu’obtiennent, à côté d’elle et par elle, ceux qui la suivent, même de loin.

Toutes les médailles qu’on accorde à la grande industrie lui ont été, en 1851, en 1855 et en 1862, très-justement décernées; lien ne manque à la gloire de cette maison ; et nous faisons un vœu, c’est qu’elle ne manque jamais à la nôtre.

La vitrine de la Compagnie lyonnaise fait face à celle de MM. Opigez-Gagelin : ce redoutable voisinage pouvait être affronté sans trop d’inconvénients par MM. Bockairy frères : ils se sont fait une très-honorable place dans la riche confection, et leur exposition est une des plus remarquables.

Elle se compose de vêtements de femme d’une extrême élégance, d'une très-riche sortie de bal et de dentelles splendides.

MM. Bockairy, qui sont déjà sortis de deux concours avec honneur, ne pouvaient rentrer dans la lice mieux équipés et mieux armés. Nous leur souhaitons bonne chance.

Les magasins du Louvre en sont à leur début, comme exposition. Si leur essai n’est pas un coup de maître, on ne peut contester qu’il ne soit gros de promesses. Nous ne doutons pas qu’en entrant en lice pour la première fois, ils ne se soient pas fait la moindre illusion sur le résultat.

La confection de luxe, il faut bien le dire, n’est pas une de ces industries dont les secrets soient immédiatement révélés à tout nouvel affilié ; l’initiation est lente et longue, et nul, dès le début, n’y improvise des chefs-d’œuvre. Elle exige un goût exercé par de patientes études ; c’est enfin un art difficile, et où il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir.

La bonne volonté n’a pas manqué à la maison du Louvre ; sa riche exposition le prouve ; mais les trois magnifiques manteaux brodés or et les robes qui ornent sa vitrine, brillent plus par l’exécution que par l’invention : ils portent la marque d’un ouvrier, mais non le cachet d’un maître.

La vitrine de Mme Doucet contient une robe de mousseline blanche, avec transparent rose, ornée d’entre-deux de Valencienne et d’une application de plumetis, qui ne peut manquer de plaire à tout le monde, mais nous craignons qu’il en soit autrement d’une robe de soie noire avec application de passementeries et dessous de soie coquelicot. L’i-dée qu ’on a eue de donner au corsage la forme d’une casaque avec froncis au milieu du dos, est au moins singulière, et nous doutons que les moins difficiles trouvent de leur goût une pareille confection.

Des broderies d’une incroyable finesse, et des dentelles d’une exquise perfection expliquent et justifient l’auguste patronage dont la maison de Mme Doucet est honorée.

Vous souvenez-vous du conte de peau d’âne? oui, n’est-ce pas? car après l’avoir lu, personne n’a pu l’oublier : eh bien, M. Despaignes a réalisé un des rêves que chacun de nous a dû faire sous l’impression du récit de Perrault : il nous a donné la robe couleur du ciel, une robe d’une coupe élégante vraiment, mais où le blanc, le bleu et l’orange réunis reproduisent les tons heurtés, les oppositions violentes d’un ciel orageux que, par intervalles, l’éclair sillonne et illumine.

Les vêtements les plus excentriques sont bien souvent ceux dont la vente est le plus facile ; celui-ci cependant pourrait bien rester longtemps à la montre, à moins que, quelque Anglaise.... En temps d’exposition, c’est une chance.

La foule se presse devant la vitrine de M. Bouillet, pour admirer de plus près une robe de satin blanc, sur laquelle sont brodées
en chenille de longues plumes de paon. Ce remarquable travail de broderie prouve l’habileté de nos ouvrières, rien de plus ; appliqué à une robe, il est d’un goût assez douteux. Cette prétentieuse toilette est complétée par une sortie de bal en duvet de cygne couvert d’une immense quantité de mouches dont les ailes, le corselet et la tête brillent des plus vives couleurs: c’est assurément fort joli; mais quelle est la femme tant soit peu nerveuse qui consentirait à mettre cet essaim sur ses épaules?

En accordant à Mme Cély une place d’honneur, et en la mettant en une si vive lumière, ne l’a-t-on pas trop exposée? Nous en avons peur. Cette robe de mousseline blanche ornée de Valenciennes, nous semble tout étonnée d’être seule dans sa vitrine. Un pareil étonnement n’a rien que de juste, et tous les visiteurs le partageront.

La maison Énout et Cie, a exposé une robe de satin blanc où le velours vert, les broderies, les franges d’or, les dentelles et les perles sont mêlés avec adresse, mais sans aucun art. Une pareille toilette convient à une reine de théâtre; mais quelle grande dame s’en accommoderait? Nous préférons de beaucoup à ce lourd et fastueux vêtement, un simple mais très-élégant costume chamois qu’on a eu le tort de cacher au fond de la vitrine.

Le Coin de Rue ne s’est pas mis en frais d’invention : cependant il a exposé un manteau d’une originalité tout à fait singulière. Nous nous étions imaginé que les pots de (leurs se mettaient dans les jardinières et nous n’avions jamais pensé que nos élégantes pouvaient les porter sur le dos. Les merveilleuses broderies ! l’admirable travail ! mais la malheureuse idée de l’avoir appliqué au dos d’un manteau !

Il n’y a dans cette large vitrine que cette pièce qui attire les regards, tout le reste manque de nouveauté et n’a aucun cachet d’élégance.
MM. Lavigne et Chéron ont exposé des robes qui pourraient donner aux étrangers une assez déplorable idée du goût parisien. L’amazone est la spécialité de cette maison ; elle fera sagement de s’y renfermer.

MM. Mathieu et Garnot ont exposé des vêtements d’une extrême simplicité : aucun mélange de couleurs heurtées, nulle application de broderies éclatantes ; rien de recherché ni de bizarre : c’est de la confection modeste, mais de bon goût dont s’accommoderait très-bien la riche bourgeoisie, mais qui convient surtout à l’exportation.

Mme Delphine Baron est la seule qui représente à l’Exposition l’industrie du costume historique et du costume de fantaisie.

Dans sa vitrine nous trouvons l’un et l’autre dans un mignon de Henri 111 et dans une tsiganne ou bohémienne de la Russie méridionale.

Le costume du mignon est dans ses moindres détails d’une fidélité merveilleuse. La veste en moire de soie blanche brodée or en finition, le manteau de velours violet doublé de satin blanc, la toque de velours avec aigrette en pierreries et bouquet de plumes blanches, tout est exact, vrai et d’une exécution parfaite. Une pareille composition a tout le mérite d’une création.

Le costume de la tsiganne est tout de fantaisie; il est d’une richesse et d’une originalité réglées par le goût le plus sévère.

Dans la même vitrine, une jolie petite poupée modèle, qui porte coquettement le costume Pompadour est l’objet de l’attention particulière des visiteurs.

Nous regrettons de ne pas voir placées à côté d’elle les deux poupées que la foule admire chez Siraudin, et qui représentent l’Exposition universelle et la Ville de Paris.

Leur costume est l’œuvre de Mme Delphine Baron , dont l’imagination, la fantaisie et le bon goût ne se sont jamais produits avec plus d’éclat.

Pour nous distraire un peu de celte longue revue des vêtements, transportons-nous au plus vite, à deux cents pas d’ici, et, sans quitter la galerie, allons admirer ensemble les produits de notre flore artificielle.

Les fleurs ne sont-elles pas le poétique complément de la parure des femmes ?

Nous y voici; regardez bien, et dites si la reproduction et l’imitation pourront jamais aller plus loin. Tous les chefs-d’œuvre des peintres, ceux de Vanspandonck et de Redouté sont aujourd’hui dépassés. Il y a là vingt gerbes de fleurs auprès desquelles les leurs pâliraient. L’industrie s'est élevée à la hauteur de l’art; elle a surpris tous les secrets de la nature. Les feuilles, les fleurs, les rameaux, les plantes même, elle reproduit tout avec une vérité telle que les yeux du botaniste et de l’horticulteur s’y tromperaient le plus souvent, s’ils avaient à distinguer de loin l’ouvrage de l’homme d’avec l’œuvre de Dieu.

Hélas ! il est une chose qui nous afflige dans cette splendide exposition, c’est que toutes les vitrines sont encombrées de plantes et de fleurs d’ornement, tandis que les fraîches couronnes, les guirlandes légères qui rehaussent si bien la toilette des femmes semblent n’avoir été placées là que pour mémoire.

C’est seulement en effet comme souvenir qu’elles y figurent: on les considère aujourd’hui comme des ornements surannés et hors d’usage. Mais qui donc les a proscrites ? Sont-ce les jeunes femmes, sont-ce les jeunes filles ? Non, les unes et les autres ont un sentiment trop vif de tout ce qui est beau pour avoir pu commettre cette impiété. L’âpre mercantilisme du siècle est la seule cause de cette odieuse proscription. Les coiffeurs sont les vrais coupables. En surchargeant la tête de leurs trop dociles clientes de cheveux de rencontre, en couronnant leur front de nattes cueillies on ne sait où, ils n’ignorent pas qu’ils trahissent la confiance qu’on leur accorde, qu’ils immolent la suprême élégance à de grossiers intérêts, et font de leur art un métier. Mais que leur importe ! Le renom qu’ils pourraient se faire comme artistes vaut-il la fortune qu'ils sont certains de réaliser en quelques années comme marchands de cheveux ?

Et les femmes du monde ont été assez aveugles pour ne pas s’apercevoir qu’on les trahissait! Elles consentent à ce qu’on enroule chaque jour dans four chevelure, à ce qu’on fasse badiner sur leur cou, serpenter sur leurs blanches épaules, des mèches detachées de la nuque de quelque gothon de Normandie ou d’une sale maritorne de basse Bretagne! C’est à n’y rien comprendre. Mais elles ne savent donc plus quel éclat une seule rose peut ajouter à leurs attraits, et quelle puissance de séduction leurs charmeB empruntaient autrefois de !a plus modeste fleur ?

Elles l’ont oublié peut-être ; nul doute qu’elles ne s’en ressouviennent un jour ; mais pour beaucoup d’entre elles, il sera trop tard.
En attendant cette révolution et cette restauration du bon goût, le commerce des fleurs languit et l’art est presque abandonné ! on confectionne, en masse et à la grosse, pour l’exportation, et l’on fait ce qu’on peut pour vivre.

Quelques artistes cependant n ont pas perdu courage, et en attendant des jours meilleurs, ils ont donné à leurs travaux une direction toute nouvelle ; ils ont abandonné les œuvres de parure, et se sont mis à exécuter des œuvres d’ornement; et dans ce genre, ils ont produit de vraies merveilles.

Connaissez-vous rien de plus charmant que la grotte que M. Boulant a construite dans sa vitrine? Là, toutes les plantes sont réunies et disposées de la manière la plus heureuse. Le lierre à feuilles nuancées y serpente à travers les délicates pervenches et les blancs liserons, dont les Vrilles s’attachent à toutes leurs voisines ; le sol est couvert de fraisiers : on dirait que leurs jolies fleurs n’attendent qu’un rayon de soleil pour se transformer en fraises parfumées ; près de là, croît l’humble violette : qu’ils sont jolis ses boutons entr’ouverts ! qu'elles sont gracieuses ses fleurs épanouies !

Cette grotte n’est rien moins qu’une merveille de science et de goût. L’artiste a établi, au milieu, un bassin où, près du sagittaire et du nénuphar, s’élève le blanc nymphéa, dont les larges feuilles s’étalent et reposent sur l’eau.

Jamais la nature n’a été plus vivement et plus fidèlement reproduite.

Les fleurs et les feuillages de M. Delaplace, le voisin de M. Boulant à l’Exposition, sont aussi bien étudiées qu’artistement exécutées. Sa vitrine est une de celles devant lesquelles le visiteur s’arrête avec le plus de plaisir.

Mais avez-vous jamais vu rien de plus splendide que les camélias blancs et panachés de M. Lespiaut, que les gerbes de fleurs,
les tulipes et les pivoines de M. Baquet, que la collection de roses de MM. Jauret, frères, que le pot d’Hortensia et le magnifique bouquet de lilas de M. Chandelet ? Cela nous paraît impossible.

Et quels admirables produits contiennent encore les vitrines de MM. Marienval-Flamet, Florimont, D’Ivernois, et Turney-Brosset !
Consolons-nous, cet art-là ne périra pas en France. Bientôt nos grandes dames en admirant les fleurs qui ornent leurs jardinières voudront s’en parer à leur tour, et MM. les coiffeurs garderont leurs marchandises pour les têtes dégarnies des reines du demi-monde.

©L'Exposition Universelle de 1867 Illustrée