Exposition Universelle de Paris 1867

Agriculture, Industrie et Beaux-Arts

1er Avril 1867 - 3 Novembre 1867


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Mines et métallurgie

Mines et métallurgie à l'exposition de Paris 1867

Ici, nous passons sous une sorte de tunnel sur lequel s’élève un orgue monumental des établissements Meiklin-Schutze, et tout de suite après, nous nous trouvons au milieu du matériel des mines et de la métallurgie, des engins de sondage, des appareils d’extraction, de ceux qui servent à la préparation mécanique des minerais ou à l’agglomération des combustibles, de l’outillage employé dans les forges au martelage et au laminage : instruments qu’on ne croirait pouvoir être employés que par des créatures surhumaines, par des géants de la taille de ceux auxquels, dans l’âge d’innocence de l’anatomie, on rapportait les ossements fossiles d’éléphants.

Tout de suite, derrière la locomotive le Titan, nous avons une machine pour l’extraction de la houille (on la voit dans la figure) qui est de deux cents chevaux : entre deux cylindres verticaux est un tambour immense sur lequel s’enroule le câble qui, glissant sur les poulies que porte la cage d extraction placée un peu plus loin, remonte du fond du puits les bennes pleines de charbon. C’est l’installation de la quatrième fosse de la Compagnie de Béthune, et nous voyons ici un emploi des énormes cordages qui, au début de cette promenade, avaient attiré notre attention. A notre droite est un modèle en bois de l’un des laminoirs qu’emploient les forges de la Loire et du Midi : la table a 3 mètres 300 de long; le diamètre du cylindre est de 1 mètre. A côté est un tronçon de cuvelage pour puits forcé sortant des fonderies d’Auberives, et dont la dimension est telle que, couché, il atteint presque à la plate-forme. A côté encore est une prodigieuse cisaille dont la force s’emploie à couper les cornières. Un instant les chefs-d’œuvre de la carrosserie reposent nos regards; mais presque aussitôt nous nous trouvons transportés au milieu des machines et appareils de la mécanique générale, des machines à vapeur, des machines à gaz, des récepteurs hydrauliques et des machines hydrauliques élévatoires, de celles qui servent à la manœuvre des fardeaux, des compteurs et des enregistreurs, bientôt suivies des admirables machines-outils qui servent au travail du bois. Et par une pente insensible, après avoir mesuré du regard l’outillage le plus puissant qu’ait réalisé l’industrie humaine, nous arrivons aux petits métiers manuels qui forment la dernière étape de la section française et dont nous nous occuperons dans le prochain article avant de passer aux sections étrangères.

©L'Exposition Universelle de 1867 Illustrée