Exposition Universelle de Paris 1867

Agriculture, Industrie et Beaux-Arts

1er Avril 1867 - 3 Novembre 1867


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Impression

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Au matériel et aux procédés de la filature ont succédé ceux delà teinture et de l’impression en tous genres. C’est à l’aide de ces beaux rouleaux en cuivre qu’on imprime les étoffes; ceux-ci servent à l’impression des timbres-poste, et voici les machines à l’aide desquelles on grave tous ces cylindres: les uns à la molette, d’autres par guillochage, d’autres au pantographe, etc., caries procédés sont variés. Cette élégante petite machine, qui a plutôt l’air d’un appareil de physique que d’un outil industriel reproduit sur quatre planches d’acier et à quatre échelles différentes la planche gravée qu’on lui a donnée pour modèle ; elle a l’électricité pour moteur. Ici sont les machines qui servent à l’impression des papiers peints, belle industrie qui a réalisé bien des progrès; là, celles qui servent à l’impression par excellence : impression typographique, impression en taille douce, impression lithographique.

Parmi les premiers, est le compositeur de M. Flamm, qui repose sur un principe tout nouveau ; les derniers nous montrent la solution, si longtemps cherchée, du tirage mécanique des pierres lithographiques: cette solution a mis l’invention de Senefelder en mesure de lutter, pour le bon marché des produits, avec celle de l’immortel Gutenberg. Ceci est la machine qui imprime les billets de chemins de fer; là, sont les instruments aujourd’hui adoptés par le commerce et par l’industrie pour le timbrage et le numérotage automatique, des registres, des actions, des factures, des lettres, etc... Voici enfin la machine beaucoup plus récente à laide de laquelle chacun peut, séance tenante, faire imprimer sa carte de visite ; invention qui peut rendre de véritables services dans un moment de presse, mais dont les produits ne sauraient lutter, pour l’élégance, avec ceux de la gravure.

Typographie et papeterie sont sœurs. C’est ici que vous pourrez étudier le matériel de la fabrication du papier. Le papier une fois fait, c’est à l’aide de ces nombreux appareils qu’on le façonne, qu’on l’apprête, qu’on le gaufre, qu’on le règle, qu’on le plie et qu’on le coupe, et il y a là un puissant couteau qui descendant obliquement, tranche à la fois plusieurs rames superposées, aussi nettement et aussi aisément que le fil d’archal de la fruitière coupe une motte de beurre.

©L'Exposition Universelle de 1867 Illustrée