Exposition Universelle de Paris 1867

Agriculture, Industrie et Beaux-Arts

1er Avril 1867 - 3 Novembre 1867


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Plans

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Le pavillon tel quel de M. Duvillers peut rendre de grands services, si l’on sait en tirer parti.

L’art de dessiner les jardins est très-avancé dans quelques villes, et partout ailleurs dans l'enfance. Après avoir abandonné le vieux style aux jardins de curé, les bourgeois de province et de banlieue se sont jetés à corps perdu dans des routes inconnues. J’en sais beaucoup qui ont la prétention de faire leurs plans eux-mêmes, et quels plans!

La grande école des plantations municipales fait tous les jours des merveilles, mais à prix fou : c’est Paris qui paye. Et Paris est si riche, si riche! On peut dire sans hyperbole qu’il ne connaît pas le chiffre de sa fortune, car toutes les mesures sont prises pour lui cacher son avoir et son débit.

Pour les simples particuliers, qui comptent la dépense, la maison Vilmorin a publié un bon livre orné de quelques plans biens faits, mais c’est peu. Il faudrait qu’un puissant éditeur d’architecture, comme M. Morel de la rue des Beaux-arts, se mît en tête de graver une centaine de planches, graduées selon les prix et selon l’étendue des terrains. Un jardin de cinq cents mètres carrés, comme on en fait beaucoup à Paris et dans la banlieue, serait parfaitement ridicule s’il copiait le parc des Buttes Chaumont. Le plan du square Vintimille ne le serait pas moins s’il vous plaisait de l'étaler sur un hectare. Il y a un enseignement à créer pour les moyennes et petites bourses, peut-être même pour les grandes; et si quelque homme d’esprit profitait de cette occasion pour entreprendre la chose, je lui prédis hardiment qu’il ne s’y ruinerait pas.

©L'Exposition Universelle de 1867 Illustrée