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Suisse


Suisse à l'exposition de Bruxelles 1935

© L'Epi
Architecte(s) : Hoffman

Oeuvre de l'architecte Hoffman, de Zurich, assisté de M. Cala-me, de Bruxelles, le Pavillon suisse s'élevait à front de l'Avenue de Meysse, non loin du Palais de la France d'Outre-Mer. C'était une vaste construction en fer et verre, composée d'une série de pavillons reliés par des galeries. Ils étaient entourés de jardinets fleuris, d'une roseraie, traversés par un ruisselet semé de grosses pierres, ce qui donnait au cadre un aspect caractéristique et charmant.

L'ensemble était dominé par une horloge de belle taille, portée par une tourelle en aluminium haute de quatorze mètres; une horloge-mère, placée dans un pavillon, commandait le mouvement de cette pièce peu commune. Des fondations spéciales portaient ce petit monument qu'il avait fallu construire de manière à lui permettre de résister à la poussée du vent.

Le premier pavillon, consacré à l'horlogerie, réunissait les envois de vingt-et-un fabricants. Il était décoré de façon très élégante, en rouge sur fond beige. Le long des murs, des vitrines enfermaient, des montres de précision, des pendulettes, des montres et des horloges spéciales pour navires. Au fond, surélevées de quelques degrés, des armoires vitrées contenaient un petit musée, formé de bijoux d'une valeur inestimable, les plus anciens remontant au début du XVIIe siècle; beaucoup de ces objets étaient ornés de miniatures, de pierres précieuses, d'incrustations; certaines de ces montres étaient aussi des tabatières, quelques-unes marquaient l'heure du même mouvement qui animait de minuscules automates.

Puis, on longeait une galerie dont les murs couverts d'images stylisées évoquaient les beautés naturelles de la Suisse et ses traditions folkloriques.

Chacun des compartiments de la Section suisse coopérait d'ailleurs, de façon adroite, à la propagande touristique.
Le pavillon des machines exposait tout ce que la Suisse produit dans ce domaine : tuyaux, matières isolantes, lessiveuses, appareils d'optique et de topographie, machines à écrire, appareillages électriques, engrenages et mécaniques de toute espèce, tricoteuses en action...

Dans un troisième pavillon, consacré aux textiles, des vitrines hautes de quatre mètres, montraient tout ce que la Suisse offre aux coquetteries féminines : tissus de coton, de laine, de soie; broderies et dentelles d'un goût très sûr; tissus feutrés, tissus d'ameublement, laines tricotées, vêtements de montagne ou de sports — encore une « spécialité ». Cet ensemble était relevé par l'exposition de quelques pièces de céramique, très jolies de lignes et de tons.

Enfin, un restaurant où l'on dégustait les fromages, les viandes séchées, les vins, les marrons, les préparations laitières; une salle de projections et de cinéma complétaient un ensemble particulièrement complet et varié. Au cinéma, les séances étaient agrémentées de morceaux de musique et de chants, exécutés par des artistes suisses, des « yodleurs » entre autres.

© Le Livre d'Or de l'Exposition Universelle de Bruxelles 1935