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Grand-Duché du Luxembourg


Grand-Duché du Luxembourg à l'exposition de Bruxelles 1935

© L'Epi
Architecte(s) : Frans et Wolff

Proche le Vieux Bruxelles, le Pavillon du Grand-Duché s'élevait dans l'angle formé par le boulevard du Centenaire et l'avenue du Gros-Tilleul; le terrain mesurait 2,800 m2 et se trouvait auprès de la Tchéco-Slovaquie, de l'Italie et du Parc forestier. La construction, aux larges façades dorées, était l'œuvre de deux architectes luxembourgeois, MM. Traus et Wolff. Elle se caractérisait par l'originalité de sa conception, d'un modernisme élégant et tempéra; et par une sobriété de lignes qui ne manquait pas d'allure.

Le Pavillon se partageait en deux bâtiments distincts; le premier où se trouvait la partie officielle; le second, divisé en trois salles et destiné à la dégustation des boissons luxembourgeoises. Dans la brasserie, ornée de bas-reliefs de sculpteurs grand-ducaux, MM. Nosbusch et Loutz, se dégustaient des bières blondes et mousseuses. Deux autres salles étaient réservées l'une aux vins de la Moselle, l'autre à ses vins champagnisés; celle-ci avait été décorée de façon originale par M. Heintz de Diekirch; les deux autres, par M. Bové. Entre ces locaux très fréquentés et le Pavillon officiel, s'étendait une terrasse fleurie de roses et sur laquelle on avait préservé de superbes marronniers à la conservation desquels la Ville de Bruxelles attachait beaucoup de prix.

Le Pavillon officiel s'ouvrait sur un hall de réception, au centre duquel souriait le buste de S. A. R. la Grande-Duchesse, oeuvre du professeur Berman; à droite, une fontaine jaillissante entourée de bouteilles représentait la source fameuse de Mondorf; à gauche, une carte touristique invitait à visiter le Grand-Duché; entre de fines colonnettes, des allées menaient aux stands principaux. Et des vases de la faïencerie de Sept-Fontaines, grands ou (petits, attiraient l'attention charmée du visiteur.

Les industries et les institutions du Grand-Duché étaient largement représentées à l'intérieur; c'était la première fois que le Luxembourg prenait une part si considérable à une Exposition Universelle. On y rencontrait les stands du Département du Tourisme, des habitations à bon marché, des Ecoles techniques, des Assurances sociales, de l'Agriculture. Les constructions métalliques et la fonderie, la grosse métallurgie — si importante dans le Grand-Duché — la céramique, l'électromécanique, la tannerie, l'industrie du tabac — (cigares-cigarettes) — les produits des mines et carrières, la fabrication des vitraux d'art et des instruments de musique, le tourisme et l'hôtellerie, occupaient des compartiments présentés avec une grande tenue qui n'excluait pas la gaieté. Le Pavillon du Grand-Duché était un des plus agréables à voir de toute l'Exposition, grâce à sa disposition fort heureuse.

A l'extérieur, un haut obélisque effilé, haut de 35 mètres et pesant 35 tonnes, était formé de trois rails coulés chacun d'une seule pièce; ce remarquable spécimen de la métallurgie luxembourgeoise avait été assemblé dans les ateliers de l'Hadir.

© Le Livre d'Or de l'Exposition Universelle de Bruxelles 1935