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Ville de Rome


Ville de Rome à l'exposition de Bruxelles 1935

En témoignage d'amitié pour la Belgique, l'Italie et la Ville de Rome ont fait bâtir, en matériaux durables, un pavillon dont elles ont fait don à la Ville de Bruxelles. Cet édifice, œuvre de l'architecte Munoz, s'élève à front de l'Avenue du Gros Tilleul; il est précédé d'une pelouse et partagé en deux corps, de style classique; un couloir dissimulé sous un escalier qui monte vers une des lisières du Parc Forestier, réunit les deux côtés du fer à cheval.

Durant l'Exposition, ce pavillon était consacré aux souvenirs de la Rome Impériale, aux dernières découvertes archéologiques, comme au rappel des liens séculaires existant entre les deux pays.


La première salle, éclairée par deux larges verrières, contenait deux grandes toiles, l'une montrant l'aspect actuel des grands monuments de Rome dégagés, l'autre une des galères de Tibère, retirées du lac de Nemi. Devant le tableau se trouvaient deux têtes de loups en bronze, qui servaient de porte-amarres, encore attachées à des fragments de poutres.

Sur deux autres parois, quatre grandes cartes figuraient les accroissements successifs de l'Empire romain, de la fondation de Rome au règne de Trajan; enfin, on admirait huit bustes et une grande statue de marbre, venant du Musée du Capitole, ainsi qu'une reproduction de la Louve fameuse, allaitant Rémus et Romulus.

Deux petites salles enfermaient l'une, de curieuses aquarelles du peintre E. Roosler Franz, représentant le Tibre et les quartiers populaires de Rome, tels qu'ils étaient aux environs de 1880. L'autre, des peintures sur bois, — portraits de philosophes et d'écrivains — attribuées à un artiste flamand, Juste de Gand, qui fut le peintre du duc d'Urbin. On y voyait encore la reproduction de deux très beaux Centaures de bronze ainsi qu'une tapisserie flamande : « Une fête donnée au Colisée en l'honneur de l'Empereur Charles V ».

La dernière salle enfermait de précieux souvenirs des Princes de la Maison de Savoie qui furent en rapport avec la Belgique; S. À. R. le Prince Humbert s'était personnellement occupé de les réunir. C'est ainsi qu'on voyait des moulages de plusieurs statues de Marguerite d'Autriche, veuve de Philibert de Savoie; des Princes Eugène et Thomas de Savoie, des tapisseries anciennes, des portraits, une importante collection de manuscrits, appartenant à la Bibliothèque Royale de Belgique, des photographies d'autographes ou de manuscrits, ainsi qu'un panneau de la tapisserie du Sablon (aux Musées du Cinquantenaire) où l'on voit Marguerite d'Autriche, duchesse de Savoie, agenouillée devant la populaire Madone bruxelloise.

© Le Livre d'Or de l'Exposition Universelle de Bruxelles 1935