Retour - Liste Pavillons

Grèce


Grèce à l'exposition de Bruxelles 1935

© E. Sergysels
Architecte(s) : Henri Lacoste

A Grèce a tenu à marquer sa sympathie à la Belgique en participant officiellement à l'Exposition. Elle rappelait ainsi ses hautes traditions d'art, tout en faisant mieux connaître chez nous les branches multiples de son activité économique d'aujourd'hui.

L'organisation de la Section était confiée à M. Charles Grégoire, consul général à Bruxelles, commissaire général du Gouvernement hellénique près l'Exposition. M. Hector Tchironikos, conseiller commercial à la Légation, remplissait les fonctions de commissaire général -adjoint, MM. Léon Solvyns et Paul Joins, respectivement celles d'ingénieur - conseil et de secrétaire adjoint.

Le Pavillon de la République hellénique était situé près de l'entrée dite des Coudriers, en bordure de l'avenue de ce nom et non loin de la section britannique.

Un grand obélisque blanc portait à 30 mètres le drapeau national et la Victoire d'or de Délos aux ailes déployées. Autour du tronc noueux d'un saule géant se suspendait une treille.

Devant le pavillon, une colonnade ionique, découverte à Délos, abritait une fresque, évoquant une antiquité toujours jeune : les Jeux de la Femme et de l'Enfant.

Le plan du Pavillon hellénique fut établi par l'architecte Henry Lacoste, qui tira le meilleur parti du terrain planté d'arbres qu'on lui avait assigné. Construit en forme de temple rustique, peint de vives couleurs, le pavillon se détachait sur un fond de verdure. Un banc, en hémicycle, se trouvait non loin de l'entrée : il portait cette inscription : « C'est aux Muses et aux Grâces qu'appartient ce bois sacré aux frais ombrages ». Et deux strophes de l'Ode à la Victoire, du poète moderne Kostis Polames, illustraient les parvis extérieurs.


Au dedans, le commerce hellénique exposait ses marbres, minerais, faïences et poteries, soies, tapis, tabacs, vins, fruits et travaux d'aiguille.

La Salle d'Exposition comprenait encore un bureau où l'on pouvait obtenir tous renseignements utiles concernant la Grèce, et notamment les informations de l'Office du Tourisme.

Dans les stands, ornés de grandes photographies montrant des sites célèbres, les produits des industries que nous avons citées s'accompagnaient de poupées portant les pittoresques costumes régionaux; une représentation spéciale était réservée aux Etudes Byzantines, très en honneur en Belgique, à la revue « Byzance » comme aux publications des hellénisants belges. Les forces spirituelles, dont la Grèce eut toujours le culte, étaient donc honorées en même temps que les valeurs matérielles de ce pays très ancien mais en plein effort de modernisation.

© Le Livre d'Or de l'Exposition Universelle de Bruxelles 1935