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Chili


Chili à l'exposition de Bruxelles 1935

© L'Epi
Architecte(s) : A. Barrez et I. Echeverria

Le Pavillon du Chili, visible dès l'entrée principale de l'Exposition, se trouvait à un endroit choisi de l'Avenue du Gros Tilleul. Sa construction, d'une architecture captivante, réunissait le caractère
moderne et l'originalité des vieux édifices de l'époque coloniale de l'Amérique espagnole. Les plans étaient l'œuvre de notre compatriote Alphonse Barrez et de l'artiste chilien I. Echeverria.

Entouré de jardins plantés d'essences chiliennes, la blancheur de ses façades s'harmonisait avec la fontaine bleue placée dans l'angle des murs, avec le rouge des tuiles de la tour...

Au dessus de la porte d'entrée, un grand bas-relief d'Echeverria, symbolisait les progrès réalisés par le Chili de 1800 (époque de l'indépendance) à 1935. A l'intérieur, au fond d'un grand hall abondamment éclairé, un diorama en relief de 22 mètres de long, reproduisait la carte géographique du pays, tout en indiquant les richesses du sol et des productions industrielles. Au fond, le diorama montrait trois chaînes de montagnes ingénieusement éclairées, tandis qu'au centre étaient dessinées les fertiles vallées dont les fleuves descendent vers la mer.

On sait que le Chili possède de nombreux minerais, en particulier des gisements de nitrate de soude naturel, uniques au monde, des montagnes de cuivre et de fer, des mines de soufre au pied des volcans. On y trouve aussi de l'or, de l'argent, du borax, des sels potassiques, de l'alun, etc.. La carte en relief montrait la variété des cultures : vignobles qui produisent un vin de qualité, fruits, légumineuses qui rivalisent sur les marchés du monde avec les produits similaires des autres pays.

La région australe, particulièrement favorable à l'élevage des moutons, était également mise en valeur par le dessin et le coloris de la carte en relief, au pied de laquelle étaient disposés, sur des gradins, les échantillons des produits de ces diverses régions.

Les autres sections du Pavillon chilien étaient destinées à montrer le développement industriel et artistique de ce pays actif et riche. C'est ainsi que l'on trouvait à la galerie des oeuvres d'artistes chiliens généralement fixés en Europe, à Paris principalement; on y admirait des figures sculptées par Mme Thérésa Pinto, M. Torralva; des toiles d'une chaude facture, des peintres Fossa Calderon et Thomson, de charmantes aquarelles de M. Ismaël Echeverria. On y voyait un buste très expressif du Président de la République chilienne, œuvre de notre compatriote le sculpteur Agathe Glibert, et cette curiosité : le premier numéro du grand journal chilien, « El Mercurio », qui fêta son centième anniversaire en septembre 1927.

Cette participation (la seule qui représenta « officiellement » une nation du continent américain à l'Exposition de Bruxelles), était infiniment sympathique; elle donnait une idée très juste du Chili, au point de vue spirituel comme au point de vue matériel.