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Brésil


Brésil à l'exposition de Bruxelles 1935

© E. Sergysels
Architecte(s) : A. Barrez

Le Pavillon brésilien s'élevait Avenue du Gros Tilleul vis-à-vis des pavillons de la Hollande et du Chili. C'était une grande construction blanche, aux lignes droites que dominaient deux volumes de murailles, construites en forme de tour et sur lesquelles flottait le drapeau brésilien.

Ce pavillon couvrait une superficie de 1200 mètres ; l'aspect extérieur, tout à fait moderne, la distribution intérieure, la décoration, l'aménagement, indiquaient que l'architecte, notre compatriote A. Barrez, avait conçu son œuvre en fonction de sa destination. Au blanc, couleur dominante, s'opposaient joliment les losanges verts et jaunes des couleurs nationales, qu'on retrouvait dans le revêtement des parquets. Des lettres, illuminées le soir au néon vert, signalaient de loin le pavillon du « Brasil ».

Le bâtiment comprenait cinq salles ; dès l'entrée, apparaissait la tendance de la participation brésilienne, exclusivement consacrée à son industrie nationale du café, comme le rappelait une inscription au fronton du pavillon.

Dans cette première salle, des photographies, des casiers vitrés montraient toutes les variétés de café cultivées dans la grande République Sud-Américaine. Dans une salle contiguë, une machine énorme fonctionnant sous les yeux du public, servait à dépierrer, dépoussiérer et torréfier le café vert. Il y avait en outre un énorme comptoir de dégustation, construit en chicane.

Le vert clair des boiseries, la clarté des parois, le luisant des barres d'acier et des énormes percolateurs; la lumière d'émeraude qui tombait d'un large vitrail, tout, jusqu'à l'uniforme des serveuses, donnait à cette salle un aspect moderne et avenant. Le succès de cette dégustation gratuite fut très grand, on s'en doute. A certains dimanches, on y
débita plus de quinze mille tasses de café.

Les dix colonnes qui portaient la voûte de ce local étaient faites de hauts cylindres de verre superposés, et contenant du café torréfié. Des diffuseurs dissimulés dans les parois, permettaient aux visiteurs d'entendre d'intéressantes causeries. Les murailles étaient ornées de photographies et de diagrammes, montrant l'importance mondiale de l'exportation des cafés du Brésil.

Une autre pièce enfin, meublée de tables et de sièges, était réservée aux consommateurs désireux de s'asseoir. A des prix modiques, on trouvait là du café préparé dans les appareils les plus divers et selon une dizaine de recettes. Ce patio donnait accès à une terrasse ombragée de parasols verts et jaunes. A l'abri des ardeurs du soleil, on y pouvait savourer (ainsi le fit le Roi Léopold III lors de sa visite) un café glacé tout en regardant la foule se presser dans les avenues de la World's Fair.

Les entrées et les sorties de ce remarquable pavillon étaient aussi disposées de la façon la plus pratique. On y trouvait un bureau aménagé par l'Union du Commerce des Cafés ; ainsi qu'un service d'informations dirigé par M. Ernest Gdetcke, délégué technique du Musée Commercial du Département National du Café de Rio-de-Janeiro.

© Le Livre d'Or de l'Exposition Universelle de Bruxelles 1935