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Autriche


Autriche à l'exposition de Bruxelles 1935

© E. Sergysels
Architecte(s) : Haerdel

Avec son entrée majestueuse, son décor en hautes vitres, le jardinet qui le précédait, les deux grandes bannières blanches et rouges qui l'annonçaient d e loin, le pavillon autrichien était l'un des plus heureusement conçus parmi le groupe des pavillons étrangers édifiés à l'angle de l'Avenue des Coudriers et de l'Avenue de Bouchout. L'agencement général en était dû à l'architecte Haerdel; l'ensemble était divisé en quatre sections : art moderne; art religieux; arts décoratifs; tourisme.

Dans le salon d'honneur, on remarquait un buste du chancelier Schussnig, œuvre du sculpteur Santfaller; des meubles modernes, des lampadaires, des étoffes tissées à la main, et deux vitrines, enfermant de précieux souvenirs : des manuscrits originaux de Mozart, de Beethoven, de Schubert, les oeuvres d'Anton Bruckner.

Dans la salle de droite se trouvaient des appareils d'optique, de géodésie, de chirurgie, des microscopes, des stéréoscopes, des balances microchimiques; aux murs, des photos évoquaient les lacs et les stations balnéaires d'Autriche, les costumes provinciaux, les sports...

Un couloir orné de deux dioramas menait à une autre salle consacrée à l'art plastique : aquarelles, gouaches, pastels célébrant les paysages autrichiens; gobelins, médailles, plaquettes dans de longues vitrines. Une cour ombragée séparait cette partie de l'aile gauche; des arbres, des plantes vivaces faisaient un cadre de verdure à une fontaine, à deux statues, l'une de bronze, l'autre de céramique représentant deux jeunes filles. La salle où l'on entrait abritait des ornements sacerdotaux, des orfèvreries religieuses, des plans et des photos d'oeuvres du grand architecte d'ég1ises, C1eens Holzmeister; plus loin encore, des
objets inspirés par l'art moderne, bijoux, bibelots, bronzes, émaux, verreries, maroquineries, tapis, broderies, etc. Un stand spécial et très remarqué, réservé au tourisme, assemblait de superbes agrandissements photographiques, révélant un pays singulièrement riche en sites et monuments, en stations de cures, de bains, de sports d'hiver et d'été.

De nombreux stands individuels complétaient cette synthèse de l'art et des industries dans l'Autriche d'aujourd'hui. Mais la participation autrichienne ne se bornait pas à ce pavillon. La Régie des Tabacs débitait ses produits dans un élégant kiosque, voisin du pavillon officiel; et sous les ombrages d'un bosquet, une pittoresque construction, faite de troncs d'arbres, reproduisait, dans son mobilier et dans sa décoration, le logis du paysan, avec son large lit et son poêle de faïence.

Le Palais de l'Art ancien, le Salon de l'Art moderne comptaient aussi une ample et riche participation autrichienne.

Enfin, des exposants de ce pays avaient dû, faute de place, s'installer sous les hautes verrières du Hall international; tandis que, parmi les restaurants de l'Exposition, le restaurant tyrolien connaissait un vif succès, avec son orchestre de dames, avec ses pâtisseries, ses saucisses, sa bière authentiquement nationales.

© Le Livre d'Or de l'Exposition Universelle de Bruxelles 1935