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Industries Chimiques


Industries Chimiques à l'exposition de Bruxelles 1935

© E. Sergysels
Architecte(s) : J. Hendrickx

Les industries chimiques étaient groupées dans deux Pavillons se faisant vis-à-vis.
Le premier, œuvre de l'architecte Jean Hendrickx s'élevait a u Boulevard d u Centenaire et à l'Avenue Coloniale et présentait une façade d'entrée sur chacune de ces artères, ainsi qu'une grande façade latérale en excèdre le long de laquelle se développaient des miroirs d'eau, fleuris de plantes aquatiques.

Deux statues monumentales dues aux sculpteurs Dolf Ledel et Vander Meersche et deux grandes verrières, exécutées d'après les cartons de M. Yvan Obozinsky par les Maisons Spruyt-Smets, de Malines et Anny d'Hondt, de Bruges, complétaient la décoration extérieure.

Le second, réservé à la Collectivité des Industries du Cuir, œuvre de l'architecte Jacques Obozinsky, couvrait une superficie de 950 m2 à l'angle de l'Avenue du Centenaire et de l'Avenue des Belges. Il était précédé d'une petite esplanade accessible par des escaliers aux degrés très bas, dont l'un était flanqué d'un énorme bison en arrêt dû au ciseau de M. De Meester de Betzenbroeck. L'entrée principale était ornée d'un panneau décoratif représentant la vie de saint Crespin et de saint Crespinien, patrons des savetiers, peint par M. Rodolphe Strebelle.

Dans le premier de ces Pavillons, le public pouvait admirer le stand de l'industrie allumettière contenant huit tableaux du peintre Jean Dratz contant l'histoire du feu à travers les âges; ceux de la Pharmacie, des produits photographiques, des diverses industries du caoutchouc, des engrais chimiques, du savon, de la parfumerie, etc.

L'intérieur du second évoquait tous les stades de la fabrication, depuis le tannage de la matière brute jusqu'au produit fini. On y trouvait le reflet de tous les perfectionnements techniques apportés à la confection des articles de cuir en même temps que de l'évolution de la mode dans ce domaine. Des machines permettaient au profane de se rendre compte des progrès enregistrés tant dans la rapidité que dans l'amélioration de la production.

Des vitrines exposaient des collections d'articles sélectionnés : articles de luxe aussi bien que d'usage.

Un emplacement était réservé aux écoles professionnelles spécialisées ainsi qu'aux fabricants de machines de cordonnerie.

Importateurs de peaux, tanneurs, fabricants de chaussures, d'articles de voyage, de maroquinerie, de matériel de fabrication y possédaient leurs stands.

© Le Livre d'Or de l'Exposition Universelle de Bruxelles 1935