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Palais de la Ville de Bruxelles


Palais de la Ville de Bruxelles à l'exposition de Bruxelles 1935

© L'Epi
Architecte(s) : H. Malfait

Le Palais de la Ville de Bruxelles, situé à l'angle du Boulevard du Centenaire et de l'Avenue de Bouchout, en face des frondaisons du parc de l'Exposition, couvrait une superficie d'environ 5,000 m2. Il développait une soixantaine de mètres de façade dans chacune des deux artères.

Œuvre de l'architecte en chef de la Ville, M. François Malfait, il était d'une conception moderne, tout en gardant des proportions classiques.

On y accédait par de larges escaliers, précédés de vastes terrasses. L'entrée du Palais, à l'intersection même des deux avenues, était faite de grandes baies séparées par un pylône surmonté d'un Saint-Michel, oeuvre du maître Victor Rousseau.

Au centre de l'édifice se dressait une tour de 50 mètres dont la ligne rappelait l'architecture des beffrois communaux.

Le long des façades courait une grande frise décorative, dont les personnages sculptés en grandeur nature symbolisaient les Arts, les Sciences et les Métiers. Elle avait été exécutée sous la direction de M. Malfait et du maître Victor Rousseau, d'après les compositions du peintre Charles Michel, par les sculpteurs Bender, Brichart, Devreese, Gysen, Ledel, Marin, Theunis et Van Hoof.

Immédiatement à l'entrée, se trouvait un grand hall où avaient été réunis les prix Godecharle des anciens élèves de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles.

Les murs étaient décorés de bas-reliefs représentant les scènes les plus pittoresques du folklore bruxellois, exécutés d'après les compositions du peintre Charles Michel, par les sculpteurs d'Haveloose, Marin et Matton.
Au centre, sous la tour, le Salon d'Honneur, véritable joyau, défendu par une grille basse en fer forgé exécutée par l'Ecole de ferronnerie de l'Institut des Arts et Métiers, sous la direction de M. Givron, s'ornait de grandes compositions picturales dues au peintre Alfred Bas-tien, avec la collaboration de ses élèves.

Une statue de Minerve, œuvre du sculpteur Van Goolen, se détachait sur un vitrail dont le carton avait été exécuté par M. Victor Creten avec la collaboration des élèves de l'Ecole Bischoffsheim.

C'est également sous sa direction qu'avaient été exécutés les tentures, les coussins et les tapis, par les écoles professionnelles Bischoffsheim, Couvreur et Funck. Les meubles étaient l'œuvre de l'Ecole professionnelle de Menuiserie; les serre-livres de l'Ecole d'Orfèvrerie.

A droite et à gauche du Salon d'Honneur s'ouvraient les galeries d'exposition dès services communaux. Elles comportaient 24 stands décorés d'une frise expliquant par l'image l'activité des services exposants. Elles avaient été réalisées d'après les compositions des peintres Alfred Bastien, Jean Delescluze et Charles Michel par A. Bastien et, sous la direction du maître, par les élèves et anciens élèves de l'Académie de Bruxelles.

Le jardin avait été dessiné par l'architecte paysagiste Jules Buyssens et exécuté sous sa direction par le service des Plantations de la Ville.

La Direction de l'Assistance publique et des Œuvres sociales (directeur M. O. Goossens) occupait les deux premières salles.

Des frises et des panneaux évoquaient de façon pittoresque les progrès réalisés dans ce domaine par la Ville de Bruxelles.

Une première frise débutait par la représentation picturale des Maisons d'accueil pour hommes et femmes gérées par l'Œuvre de l'Hospitalité de Bruxelles, sises rue du Marché du Parc, 23 et 25, sous les escaliers de la Colonne du Congrès.

Les panneaux suivants montraient un bloc de maisons ouvrières joignant une Crèche où les mères apportent leurs enfants avant de se rendre à l'usine ou à l'atelier.

Bruxelles a été la première ville du pays à instaurer un service d'assistance préventive du vagabondage (1911) qui a servi de modèle. Cet organisme a permis de sauver de la déchéance un grand nombre de malheureux.

Le panneau central du premier stand illustrait l'action de ce service : deux voies se présentent à l'homme dans la vie; celle qui conduit vers le dépôt de mendicité, c'est-à-dire la déchéance et le déshonneur, l'autre qui conduit vers l'usine, c'est-à-dire le travail, le foyer, le bonheur.

Le panneau central du second stand représentait le cadre traditionnel de la Grand'Place sur laquelle évoluent les sociétés philanthropiques de la capitale.

Devant, sur une table, une série de poupées habillées des pittoresques costumes de chacune de ces sociétés.

Le Service d'Incendie (major : M. Van Mossevelde) venait ensuite : le panneau de gauche du stand représentait une scène de l'époque où les travaux d'extinction étaient encore entièrement manuels. Une équipe de pompiers manoeuvre une pompe à bras alimentée au moyen de la rivière toute proche. Un groupe de civils fait la chaîne avec des seaux d'eau, tandis que les sinistrés chargent sur une charrette les meubles et vêtements qu'ils ont pu sauver.

Le panneau de droite, figurait un incendie où la pompe à traction hippomobile était déjà en usage. Le feu, qui a déjà détruit un bloc d'immeubles, menace de se propager. Une pompe à vapeur attelée arrive sur les lieux en renfort. Un blessé est évacué sur une civière.

Un incendie sévissant dans le centre de la ville et combattu par des moyens modernes constituait le sujet du panneau central.

Le Service du Nettoiement de la Voirie (directeur M. Demarbaix) succédait à cette démonstration imagée.

La Direction de l'Hygiène publique (médecin en chef, directeur Dr Bech) occupait un stand décoré d'une frise représentant une vue d'un laboratoire de bactériologie et d'un laboratoire de chimie.

Le grand panneau à droite du laboratoire de chimie montrait l'activité importante du service.

Venait ensuite le Service de la police.
La frise représentait :
1° Des piétons traversant réglementairement la voie publique au passage clouté.
2° Des groupements d'enfants des écoles traversant ensemble la rue sous la protection d'un agent.
3° Les agents de police aidant les infirmes.
4° Des enfants jouant sur la voie publique et exposés, de ce fait, aux dangers de la circulation.
La participation de la police de la capitale concernait donc principalement les réalisations dans le domaine de la circulation.
Le Service de l'Electricité (ingénieur-directeur M. Brandenburg), le Service du Gaz (distribution; ingénieur-directeur M. Bronne) et l'Usine à Gaz (ingénieur-directeur M. Welvaert) avaient eu l'heureuse idée de représenter une rétrospective de l'Eclairage public : un diorama reproduisait un quartier du Vieux-Bruxelles (rue de l'Etuve) pourvu d'un éclairage de l'époque du XVIe siècle, la chandelle et la lampe à l'huile suspendue.

En opposition avec cet éclairage rudimentaire, on voyait une grande artère de notre époque (boulevard Adophe Max) éclairée au gaz et à l'électricité.

L'avant-plan, représentait au centre un candélabre avec lanterne d'éclairage au gaz et à l'extrême droite un candélabre avec lanterne d'éclairage électrique moderne.

Le Service d'Architecture (architecte : M. Malfait) exposait les plans de l'Hôtel Ravenstein; du Cimetière de la Ville (IIe district); de la fontaine du Palais de la Ville à l'Exposition; de l'annexe de l'Hôtel de Ville, de l'Ecole Moyenne A.; du Théâtre royal du Parc et du Waux-Hall ainsi que des maquettes représentant l'entrée du cimetière de la Ville (IIe district); la galerie funéraire de ce cimetière et l'annexe de l'Hôtel de Ville.

La frise décorant ce stand évoquait les travaux récents exécutés par le Service d'Architecture de la Ville : l'école rue Ernest Allard, la crèche boulevard Clovis, le Waux-Hall, le Palais de la Ville à l'Exposition, l'escalier des jardins de l'Abbaye de la Cambre, la sous-station d'électricité de la rue Luther, l'escalier du passage de la Bibliothèque.

Le Service des Plantations dirigé par M. Buys-sens exposait les plans suivants :
1° Un plan colorié de l'aménagement des jardins de l'ancienne Abbaye de la Cambre, tels qu'ils ont été réalisés, ainsi qu'un plan colorié donnant avec précision l'état antérieur des terrains sur lesquels ces jardins ont été aménagés.
2° Un plan à jour colorié du Parc du Centenaire, appelé aussi Parc Forestier d'Osseghem, tel qu'il apparaît dans sa physionomie définitive ainsi qu'un plan détaillé de l'état antérieur des terrains sur lesquels ce parc est aménagé.
3° Le plan colorié du boulevard du Centenaire et de la place du Centenaire ou Cour d'Honneur, indiquant le détail de l'aménagement des jardins avec détails d'études préalables.

Le Service Technique des Travaux publics
(ingénieur en chef du Ier District : M. Wurth; ingénieur-directeur du IIe District : M. Gillet) occupait un stand où figurait une maquette représentant le premier tronçon de l'avenue des Nations, les bâtiments de l'Université et les villas construites dans la zone comprise entre l'avenue et le Bois. Des plans et photographies se développaient sur les parois; ils représentaient les travaux les plus importants projetés en vue d'assurer le développement urbanistique de la capitale.

La frise s'inspirait de quelques travaux d'art importants exécutés en ces dernières années par la Ville de Bruxelles.

La participation du Service de l'Instruction publique (directeur administratif : M. Mertens; directeur pédagogique : M. Tits) revêtait une importance exceptionnelle.

La Ville de Bruxelles a, en effet, toujours placé dans le plan supérieur de ses préoccupation l'éducation de la jeunesse, qu'elle accueille avec générosité dans ses établissements d'enseignement général et dans ses écoles techniques et artistiques.

Dans la mesure du possible cette participation se présentait sous la forme idéographique. A cette fin, un certain nombre de branches des programmes avaient été choisies comme éléments de démonstration. Les documents étaient classés d'après l'âge des exécutants; ainsi, dans le stand du dessin, les croquis des jardins d'enfants, des écoles primaires secondaires ou normales se suivaient dans cet ordre; ils étaient respectivement l'œuvre d'élèves de trois à six ans, de six à douze ou quatorze ans, de douze à dix-huit ans.


De tout temps, Bruxelles a fait les sacrifices nécessaires pour donner aux écoles un développement digne de son rang de capitale.

Les institutions communales d'enseignement comprennent : 17 pouponnières, 31 jardins d'enfants, 39 écoles primaires, 3 écoles de plein air, 4 écoles ménagères, 3 écoles normales, 6 établissements d'enseignement moyen, dont 1 lycée, 2 cours d'éducation pour jeunes filles et 3 écoles moyennes sections d'athénée pour garçons, 3 écoles professionnelles pour jeunes filles, 46 cours d'adultes, 52 cours supérieurs d'adultes, 17 cours publics, 23 écoles techniques, 1 école de musique, l'Académie royale des Beaux-Arts et Ecole des Arts Décoratifs, 12 bibliothèques publiques pour adultes, 6 bibliothèques publiques pour enfants.

Tous les travaux exposés avaient été exécutés uniquement par les élèves.

Les écoles techniques comprenaient : l'Institut des Arts et Métiers avec son salon d'honneur décoré des meubles et objets d'art exécutés par les élèves; avec ses divers stands (sections des mécaniciens et dessinateurs-mécaniciens; des constructions civiles et des géomètres-arpenteurs; de l'électricité; de la chimie; des cours de connaissances des matériaux); avec son école professionnelle communale de mécanique et d'électricité; son école professionnelle de mécanique de précision; ses écoles de plomberie; serrurerie, poêlerie, ferronnerie et petites constructions métalliques; de tapissiers-garnisseurs; des peintres de bâtiment; de tailleurs, de coiffure; de chaussure, de maroquinerie, de fourrure; de lingerie-chemiserie; du livre.

L'Ecole de menuiserie, d'ébénisterie et de sculpture sur bois; les écoles professionnelles pour jeunes filles complétaient la participation des institutions d'enseignement technique.


La Société Anonyme du Canal et des Installations Maritimes (directeur général : M. Zone) occupait une des salles du Pavillon. Celle-ci était décorée d'une frise rappelant l'aspect des anciens bassins de Bruxelles, quais disparus depuis les travaux de comblement de ces bassins. On y voyait aussi un diorama du port, œuvre des peintres Bastien et Delescluze.


Le port de Bruxelles attire l'attention par son mouvement fluvial grandissant et par un trafic maritime qui se développe graduellement.


Pour l'année 1934, le trafic fluvial s'est élevé à 5,128,949 tonnes de 1,000 kilogrammes, en augmentation de 478,994 tonnes par rapport au total de 1933.


Le mouvement maritime total (entrées et sorties réunies) a été de 1,764 navires jaugeant 952,132 tonnes Moorsom ayant transporté 841,960 tonnes de 1,000 kilogrammes, avec une augmentation de 6,076 tonnes Moorsom sur les chiffres de 1933.


Ces chiffres s'appliquent à l'ensemble du domaine de la Société Anonyme du Canal et des Installations Maritimes de Bruxelles, lequel englobe divers éléments :
A. — Le port proprement dit, comprenant :
1° un bassin maritime (le bassin Vergote), long de 1,000 mètres, large de 120 mètres, profond de 6 m. 50, bordé de quais armés de hangars, grues électriques, voies ferrées, parcs de stockage, de matériaux, etc.;
2° un bassin de batelage (bassin Beco) établissant la jonction entre le bassin Vergote et le canal de Charleroi, se terminant à la place Sainctelette. Ce bassin, long de 700 mètres, large en moyenne de 42 mètres, profond de 3 m. 50, est réservé au batelage;
3° un second bassin de batelage (bassin Auguste Gobert), longeant l'Allée Verte, long de 600 mètres, large de 30 mètres, profond de 3 mètres et ne présentant plus qu'un quai en exploitation : le quai de Willebroeck utilisé principalement par les établissements de la voirie de Bruxelles et par les négociants en matériaux. 4° tout cet ensemble de quais est complété par une gare, dite maritime, attenante et réservée au trafic des marchandises du port et du vaste entrepôt public y annexé. Cet entrepôt est un édifice de 180 mètres de longueur sur 80 mètres de largeur, avec caves, rez-de-chaussée et quatre étages. Il sert à l'entreposage des marchandises soumises au régime de la douane : sucres, tabacs, produits textiles, vins, spiritueux, etc.;
5° un autre complément du port est constitué par « les terrains réservés au commerce », bloc de 9 hectares environ, annexé à la gare, y raccordé et divisé en parties louées à long terme à des exploitants, raccordées aux voies de la gare et comprenant des installations commerciales diverses utilisant soit le rail, soit l'eau.

B. — Le deuxième élément est le canal maritime qui relie le port de Bruxelles au Rupel, à l'Escaut et à la mer du Nord (30 kilomètres).
Ce canal a son origine à l'extrémité du bassin Vergote, à Laeken, et son débouché principal maritime à Wintham, au Rupel. Ce parcours Laeken-Wintham mesure 30 kilomètres de longueur.
Les résultats obtenus depuis 1930, sont remarquables et attestent de la vitalité considérable de l'artère maritime et fluviale du port de Bruxelles. Le long des deux rives de cette artère, de grandes usines et exploitations au nombre de 52, se sont établies et lui ont donné le caractère d'un port continu depuis Laeken jusque Wintham. Le mouvement de ces usines en 1934 est de 2,400,000 tonnes (poids). La voie peut donc être qualifiée de canal industriel au centre du pays et elle a provoqué à Vilvorde notamment, une expansion commerciale considérable sans précédent en Belgique.
Cette artère est continuée vers le Midi de la Belgique par le canal de Charleroi amélioré et transformé pour recevoir les bateaux de 300 tonnes de Charleroi à Bruxelles, et depuis fin 1935 dans la section Clabecq-Bruxelles peuvent passer des bateaux de 1,350 tonnes ou des trains de péniches pour desservir cette région industrielle.

C. — Avant-port :
Le troisième élément constitutif des installations maritimes de Bruxelles est l'avant-port situé à l'aval du pont Van Praet, dont la première partie a été mise en exploitation en octobre 1932, et dont les extensions ont fait l'objet en 1934 d'une convention avec l'Etat belge et la Ville de Bruxelles et seront régulièrement mises à l'exécution jusque complet achèvement.

La Compagnie Intercommunale bruxelloise des Eaux exposait dans un stand décoré d'une frise évoquant un paysage du Condroz où se trouvent les captages, des cadres contenant des plans et diagrammes.

La Compagnie Intercommunale bruxelloise des Eaux a été constituée le 12 décembre 1891.

Elle est actuellement composée des communes associées ci-après : Anderlecht, Auder-ghem, Berchem-Sainte-Agathe, Bruxelles (Ier et IIme districts), Molenbeek-Saint-Jean, Etter-beek, Evere, Forest, Gansho-ren, Ixelles, Jette-Saint-Pierre, Koekelberg, Rhode-Saint-Genèse, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek, Tervueren, Uccle, Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Etien-ne, Woluwe-Saint-Lambert et Woluwe-Saint-Pierre.

Quelques communes situées le long de ces collecteurs d'amenée sont également alimentées par la Compagnie Intercommunale, soit directement, soit à l'intervention de la « Société Nationale de Distributions d'eau ».

Le nombre total d'habitants desservis par la Compagnie Intercommunale est d'environ 1 million 500,000.

La Société Anonyme « Le Foyer Bruxellois » et la Société Anonyme des Habitations à Bon Marché possédaient un stand dont la frise synthétisait l'œuvre de ces deux sociétés.

Sur le panneau du côté droit, la frise représentait des taudis dans une impasse, le grand panneau central et le panneau du côté gauche montraient un quartier de logements à bon marché nouvellement construits à la périphérie de la ville, et vers lequel se dirigent des ouvriers d'usine et les occupants des taudis démolis.

Le stand évoquait à dimensions limitées, un logement type à bon marché pour artisan ou employé, avec les aménagements tels qu'on peut les concevoir dans l'avenir.

Constituée le 3 mars 1922, la première de ces deux sociétés a construit en ces dernières années 530 logements. La deuxième, créée le 14 mars 1900, possède actuellement 12 groupes d'immeubles.

Le Service de l'Assistance publique exposait :
1° la maquette du nouvel Hôpital Saint-Pierre, récemment achevé rue Haute et une série de dix vues photographiques de cet établissement;
2° la maquette de l'Institut Dentaire G. Eastman, élevé en 1935 au parc Léopold; et une série de dix vues photographiques de cet établissement;
3° une série de six vues photographiques de l'Hôpital Brugmann, place Arthur Van Genuch-ten (Bruxelles II);
4° une série de six vues photographiques de la Fondation Henri Lambert (Maternité), rue Baron Lambert, à Etterbeek;
5° Des panneaux peints indiquant la situation des divers établissements dépendant de cette Commission.

Le stand des Transports concédés comprenait trois compartiments : celui de gauche, réservé à la Société bruxelloise d'Auto-Transports, celui du centre à la Société des Tramways bruxellois; celui de droite à la Société Nationale des Chemins de fer Vicinaux.

Une frise décorait la partie supérieure des parois latérales du stand. La partie gauche symbolisait les commodités offertes au public par les taxis, représentés dans le stand par la Bruxelloise d'Auto-Transports. La partie de droite rappelait les services rendus d'une part, par les voitures Autobus Bruxellois et d'autre part par les lignes suburbaines de la Société Nationale des Chemins de fer Vicinaux.

Le fond du stand était garni d'une grande toile représentant vu à vol d'oiseau, le réseau des Tramways Bruxellois avec ses lignes enchevêtrées au centre de l'agglomération et ses ramifications qui s'étendent au-delà des confins de celle-ci.

La Société Bruxelloise d'Auto-Transports présentait une grande maquette figurant le bloc du bâtiment principal occupé par cette Société et dans lequel sont installés les garages, les bureaux ainsi que les ateliers de mécanique et de peinture. Cette maquette donnait la vue du bâtiment avec ses sorties dans trois rues.

Les Tramways Bruxellois exposaient différentes maquettes figurant en un bref résumé l'historique du véhicule de transport en commun à Bruxelles, depuis l'ancien omnibus à chevaux jusqu'à la voiture du tramway moderne.

Un diorama montrait l'Exposition vue à vol d'oiseau avec,les diverses gares créées spécialement par les T. B. pour en faciliter l'accès.

La S. N. C. V. exposait une carte montrant la pénétration de ses lignes jusqu'au centre de l'agglomération, ainsi qu'une série de photographies se rapportant à ces lignes et au matériel servant à leur exploitation.

La participation des Services de la Ville était complétée par celle du Laboratoire Intercommunal de Chimie et de Bactériologie de l'agglomération bruxelloise (directeur M. Kufferath).

Le Laboratoire Intercommunal (L. I.) a été constitué en 1926, sous forme de société coopérative. Un arrêté royal du 20 juillet 1926 donne approbation de la constitution de la société créée par la Ville de Bruxelles et les communes d'Anderlecht, Auderghem, Etterbeek, Forest, Ixelles, lette-Saint-Pierre, Koekelberg, Molenbeek-Saint-Jean, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Noode, Schaer-beek, Uccle, Watermael-Boitsfort et Woluwe-Saint-Lambert.

Des représentations objectives sur les falsifications et les altérations des denrées alimentaires, sur les fraudes relatives à la qualité et à la quantité vendue des aliments constituaient un exposé détaillé de la lutte en faveur de la propreté et de la qualité hygiénique du lait, ainsi que de l'extension des contrôles du L. I. aux œuvres qui s'intéressent à l'alimentation de l'enfance.

Le Pavillon de la Ville de Bruxelles fut inauguré officiellement la veille de l'ouverture même de l'Exposition par M. le Bourgmestre Max.

M. Max souhaita la bienvenue aux nombreux invités qui honoraient la cérémonie et prononça le discours suivant :
"La Ville de Bruxelles se devait à elle-même de participer de manière importante à l'Exposition issue de son initiative et qui a pour siège son territoire.

Cette obligation morale a été rendue pour elle d'autant plus impérieuse que la Capitale s'est trouvée seule à représenter ici, devant nos visiteurs étrangers, l'activité communale, qui est et a toujours été l'une des caractéristiques de notre Pays.

Dans une Exposition où Paris et Rome avaient tenu à édifier des pavillons attestant leur vitalité, il eut été inadmissible que la Cité belge n'eut pas, elle aussi, son Palais.

Ce Palais, nous l'avons voulu digne du rôle traditionnel de nos villes et communes et du rang qui leur appartient dans la Nation.
"' Le voici, couvrant une superficie de 5,000 mètres carrés et développant ses deux ailes ayant chacune 60 mètres de façade.

Il fait honneur à l'architecte qui l'a conçu, M. François Malfait, et qui a su lui donner une impression de puissance, sans nuire à l'élégance et à la sobriété de ses lignes. On y accède par de larges escaliers et une vaste terrasse. Une tour de 50 mètres le surmonte, rappelant l'aspect des beffrois de jadis, symboles des libertés et des franchises dont nous sommes les héritiers.

Le long des façades court une grande frise sculpturale dédiée aux arts, aux sciences, aux métiers et exaltant un robuste et glorieux passé.

Dans le hall où l'on pénètre d'abord — et où nous sommes en ce moment réunis — des bas-reliefs ressuscitent des scènes de notre folklore, l'exubérance de nos marchés publics, de nos jeux populaires, de nos fêtes pittoresques, ainsi que le prestigieux spectacle des processions déambulant sur la Grand'Place, dans un décor de pourpre, d'or et — parfois — de soleil. Et c'est aussi la beauté de Bruxelles résumée dans l'évocation de quelques-uns de ses monuments et de ses sites.

Mais il ne suffisait pas que ce Palais témoignât de notre ^ambition d'avoir conservé à Bruxelles son renom de centre d'art et de culture : il devait aussi constituer une synthèse, un reflet fidèle de tous les aspects de notre activité administrative.

Ce programme a été réalisé par une Commission formée de délégués de nos différents services et dont M. l'Echevin Huisman-van den Nest a très heureusement conduit les études avec l'assistance précieuse de M. l'architecte Malfait et de M. De Tollenaere, Directeur du Secrétariat de la Ville.

C'est par une documentation colorée et animée que s'est traduite l'œuvre de notre Administration. Pas de diagrammes, pas de statistiques, mais des maquettes, des dioramas, des tableaux vivants.

La mise au point de cet ensemble a pu être menée à bonne fin grâce à de nombreuses et dévouées collaborations : fonctionnaires, membres du personnel enseignant, artistes, artisans ont rivalisé de zèle.

A tous, ainsi qu'aux entrepreneurs MM. Ed. François et fils, j'adresse mes remerciements les plus chaleureux. Leur labeur n'aura pas conduit à des résultats purement éphémères. Notre intention est, en effet, de conserver et de réutiliser tout ce qui pourra l'être.

Un dernier mot : nous avons tenu à honneur, en inaugurant ce Palais avant même que l'Exposition n'eût été officiellement ouverte, de donner un exemple frappant de l'exactitude que s'est tracée pour règle l'Administration communale de Bruxelles.

Avant hier encore, j'avais l'occasion de rappeler à l'un de nos chefs de service que notre principe était de considérer toutes les affaires comme urgentes.

Il n'est pas plus difficile d'accomplir un travail le jour même que de le faire le lendemain. Il n'est pas plus difficile d'être prêt à l'heure fixée que de ne l'être qu'en retard.

A cet égard, la cérémonie qui nous réunit en ce moment a la valeur d'une leçon de choses. Je le souligne avec autant de satisfaction que de fierté."

© Le Livre d'Or de l'Exposition Universelle de Bruxelles 1935