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Tunisie



L’exposition tunisienne est plus complète que les précédentes ; mais les produits qu’elle expose se rapprochent beaucoup par leur genre de ceux que nous venons de voir.
Disons cependant que l’exposition s’ouvre d’une façon intéressante. Ainsi nous trouvons tout d’abord, dans la classe 7 afférente à l’enseignement secondaire, une notice sur le collège Sadicki, et de plus des travaux de ses élèves.

Dans la même classe figure le catalogue de la bibliothèque de la mosquée de Djema-Zitoun.

La photographie reproduit des vues des antiquités de la Tunisie, entre autres celle de l’aqueduc romain qui alimentait Carthage.

Passons les meubles et les poteries, et arrivons aux tapisseries; il y en a d’admirables ; le bey de Tunis, notamment, a exposé de splendides tapis de Kaïrouan.

C’est, en vérité, quelque chose de merveilleusement beau que ces tapis d’Orient.

Viennent ensuite l’orfèvrerie, la parfumerie avec ses huiles, ses pastilles du sérail, ses parfums à brûler, puis toute cette bimbeloterie précieuse, mais trop à clinquant, qui fait la joie des Orientaux.

Ce ne sont que nécessaires de toilette, petits meubles, petits coffrets, tuyaux de pipes, tout cela peinturluré, agrémenté, incrusté d’or, d’argent, d’ivoire, etc., etc.
Les tissus, par exemple, sont de toute beauté ; de toute beauté aussi est le burnous en poil de chameau exposé par le bey.

Les soies sont hors ligne ; nous ne voudrions pas médire des dentelles, mais elles nous plaisent moins.

Quant à la joaillerie et à la bijouterie, si précieuses que soient leurs pierres, si riche que soit leur ornementation, nous leur adresserons le même reproche qu’à l’orfévrerie.

Ce que nous admirerons franchement, ce sont les magnifiques coraux et les plumes d’autruche de la classe 43.

Nous ne voyons à signaler que les fruits et les tabacs d’Orient ; une mention encore, cependant, à la ruche arabe exposée par le bey.

©Les Merveilles de l'Exposition de 1878