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Chine


Chine à l'exposition de Paris 1878

Architecte(s) : Sun-Ksing-Keng

Pourvoir toute l’exposition de la Chine, il est nécessaire de compléter par une promenade au Trocadéro l’exploration des galeries du Champ-de-Mars. C’est là, près de la porte Delessert, que l’architecte Sun-Ksing-Keng a fait élever par des ouvriers chinois ces curieuses constructions, annexes de l’Exposition proprement dite, dont les parties importantes sont venues toutes faites de Ningpo, prêtes à être montées, bien qu’on y ait mis le temps.

Elles se composent de deux galeries formant pavillon en façade, séparées par une cour au fond de laquelle s’élève un autre pavillon. Inutile de dire que les angles des toits rouges de ces pavillons noir et or se relèvent vers le ciel comme pour le prendre à témoin de leur bonne tenue. Entre les crocs de moustaches gigantesques de ceux qui terminent les galeries faisant face à la Seine, deux guerriers de porcelaine, qui se regardent en chiens de faïence, ajoutent considérablement à la couleur locale de l’ornementation extérieure, où l’enluminure le dispute à la sculpture et au découpage et où les dragons et les chimères se livrent à des sarabandes fantastiques.

Quant aux richesses renfermées là-dedans, nous nous répéterions trop s’il nous fallait les passer on revue. L’important c’est que le trucage n’y a aucune part : on sait que l’Exposition de 1878 n’a admis que des chinoiseries et des Chinois (y compris le géant) de la plus scrupuleuse authenticité — garantie sur facture.

©L'Exposition Universelle 1878