Exposition universelle des produits de l'agriculture, de l'industrie et des beaux arts - Paris 1855

Agriculture, Industrie et Beaux-arts

15 mai 1855 - 15 novembre 1855


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Grande-Bretagne

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En retournant, pour continuer l’examen des machines, on arrive à la division anglaise. Les premiers objets qui s’y trouvent sont des métiers pour le tissage et la broderie, de tontes sortes, et principalement ceux de James Houldsworlh (Manchester), John Crossley (Newton-Moor), James Hart (Coventry), William Wood (Pontefract), etc. Toujours au même côté, le visiteur s’arrêtera devant les petites machines pour fabriquer des cardes dont on se sert dans les filatures de coton, exposées par MM. Foxwell Grabtree, ensuite les machines pour la filature de coton, de MM. Dobson et Barlow, Platt frères, John Elce. On y voit le coton passer par toutes les phases, jusqu’à l’état de fil. A droite sont plusieurs modèles de voilures des fabricants britanniques, qui sont dignes d’une attention spéciale à cause de l'élégance de leur construction et du fini du travail. En quittant les machines de filature, le visiteur observera une petite machine pour graver les cylindres dont on se sert pour imprimer les tissus, exposée par MM. Cripps, ainsi que la machine pour l'imprimerie en taille douce. Tout près de celle-ci est une machine pour faire des briques, par M. J. Porter; une machine pour ventilation marchant sans bruit, construite par M. Loyd. Les machines-outils à tourner, à raboter, à forer, à percer, à rainer, à découper les roues, exposées par MM.Witworlh et Cie de Manchester, attireront l’attention du visiteur. Passant devant trois locomotives britanniques à main droite, il arrive aux machines-outils des fabriques de Leeds, un tour à raboter de MM. Shepherd, Hill, Spink, et une machine à raboter, de grande dimension, de MM. Smith Beacock et Lannett, cette dernière étant remarquable à cause du peu de force nécessaire pour la faire marcher. Enfin, toujours du côté de l’ouest et traversant le premier passage à gauche, on voit des machines venant du Canada, pour raboter et scier le bois, qui méritent l’attention du visiteur, line table pour le sciage des tenons et à mortaiser, etc., est très-curieuse, à cause des ressources qu’elle offre. Tout près de là, sont plusieurs pièces très-intéressantes des métiers de la Grande-Bretagne. De l’autre côté, le long de l’eau, on trouve une machine pour couper et diviser les roues dentées en fer ou en bois, par MM. J. Buckton et Cie de Leeds ; une machine pour faire des rainures d’une force et grandeur énormes, de MM. Harvey de Glasgow, un modèle des machines à vapeur du bateau le Simta, de MM. Tod et M’Gregor.

A main droite, sur les comptoirs, sont des modèles et pièces détachées de machines diverses. Après les machines de M. Withworlh, le visiteur trouve au milieu, une petite machine à vapeur exposée par MM. Seaward et Capel de Londres ; tout près d’elle à main gauche, la pompe centrifuge si célèbre d’Appold exposée par MM. Easton et Amos. Par la petite pompe à main du même système, que l’on voyait à Hyde-Park en 1851, un seul homme jetait 650 litres d’eau par minute. Une grande pompe pareille, à vapeur, serait capable de jeter environ 135,000 litres par minute.

MM. Dunn Hattersley et Cie, de Manchester, exposent une machine hydraulique pour essayer les câbles d’une force de 100 jusqu’à 300,000 kilog. Cette machine excite un vif intérêt, et a spécialement intéressé LL. MM. l’Empereur, la reine d’Angleterre et le roi de Portugal. Cette machine, qui brise une forte poutre de bois comme nous brisons une allumette, est d’une construction très-simple qui garantit contre tout q accident. Le cylindre hydraulique, les pompes et les soupapes se trouvent d’un bout de la colonne ou du tronc, et un écrou tournant reçoit à l’autre bout la chaîne et contient la tension pendant l’essai. Le levier indicateur et les poids sont attachés de la manière la plus simple et indiquent sur une échelle exactement la force employée.

A droite des machines de filature sont les machines à coudre de M. W.-F. Thomas, de Londres; une machine pour fabriquer l’eau de Seltz et autres, de M. Z. Tylor fils à Londres. Gooby et Chatwin, de Birmingham, exposent quelques beaux échantillons de filets, de vis, dés, etc., pour les tourneurs. Toujours à droite et près la fenêtre donnant sur la rivière, un beau modèle d’une locomotive, par M. Kennan de Dublin, et en bas sur le comptoir est un appareil pour nettoyer des tuyaux, de M. J. H. Smith, de Londres ; plus loin, dans une alcôve, est une machine à vapeur d’un nouveau système par M. Siemens, construite par B. Hick et fils. Remarquons encore à gauche la grande machine à vapeur de M. W. Fairbairn, de Manchester : les machines ingénieuses pour le nettoyage du lin, par MM. Coombe et Cie, de Belfast, et les métiers à tisser les étoffes fines et grossières, par M. Parker et fils, de Dundee.

A droite, contre le mur, une scie mécanique à couper les montants et les moulures de portes, fenêtres et châssis, inventée par M. J. Birch, de Londres ; et une pompe à feu, de M. J. Tylor, de Londres. Viennent quelques machines du Canada parmi lesquelles on remarquera une table mécanique pour l’usage des menuisiers, et une machine à mouler. Il y a aussi un appareil pour forer des trous dans le sol, destinés à recevoir des barrières ou des poteaux pour les fils télégraphiques. Immédiatement après, une machine à vapeur agricole destinée à faire des sillons, ce qu’elle accomplit au moyen d’un assemblage de couteaux fixés à un
cylindre mouvant.

©Promenades dans l'exposition de 1855