Exposition universelle des produits de l'agriculture, de l'industrie et des beaux arts - Paris 1855

Agriculture, Industrie et Beaux-arts

15 mai 1855 - 15 novembre 1855


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Accès à la galerie des machines

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Il nous reste à examiner l’exposition des machines, placée dans la moitié ouest de l’annexe. Le visiteur sera obligé de revenir au milieu de l’annexe, où un vaste rond-point sépare la galerie que nous venons de parcourir de celle des machines. Ce rond-point est entouré de banquettes pour le repos des visiteurs. Au milieu, un grand bassin de fonte, exposé par Bechu fils, et alimenté par des jets d’eau qui montent de la Seine et s’élancent des corolles d’un immense bouquet de fleurs en bronze qui a été fabriqué par H. Leclère, de Paris. La perfection du travail et du coloriage laisse les visiteurs dans le doute sur la réalité de ces fleurs. Cet espace est encadré par quatre grues. Celle à droite de la porte qui donne sur le Cours-la-Reine est une grue de navire, eh bois naturel ; celle qui lui fait pendant près de la méme porte est une grue des ateliers de Cavé, qui peut soulever un poids de 6 tonnes, et entre ces deux grues on voit deux énormes blocs de pierre rouge des carrières belges. De l’autre côté est une immense machine qui soulève trente-six tonnes ou trente six mille kilogrammes. Le pendant est une grue de M. Verry, de Nantes, qui peut être mise en œuvre à bras d’hommes ou par la puissance hydraulique. Entre ces deux grues, se trouve un spécimen des fonderies du nouvel établissement de Wagiène et Ciray, auquel il faut joindre un énorme bloc de calamine ou minerai de zinc, exposé par la fameuse Société de la Vieille-Montagne.

De là on pénètre directement dans la galerie, où nous examinerons les machines de chaque pays ensemble, quoique ce système nous forcera de revenir plusieurs fois sur nos pas.

©Promenades dans l'exposition de 1855