Exposition universelle des produits de l'agriculture, de l'industrie et des beaux arts - Paris 1855

Agriculture, Industrie et Beaux-arts

15 mai 1855 - 15 novembre 1855


Retour - Liste Pavillons

Prusse

manque image

En entrant en Prusse, on se trouve en présence d’un magnifique appareil évaporatoire pour sucreries, par A. Neckmann, composé de cinq chaudières; c’est un magnifique échantillon des fonderies de cuivre prussiennes. A droite, au centre, se trouvent des faux ; en face, une longue table, derrière laquelle une autre se trouve placée, sous la voûte du premier étage, contient les échantillons avec les machines, les plans par M. Borchers, ingénieur, et quelques produits des fameuses mines du Harz en Hanovre. On y voit douze petites statues des apôtres en fonte. Au centre, à droite, se présente la société des forges du Rhin, qui, entre autres produits, expose un arbre de fer laminé, de 7 mètres, 015 millim., de longueur, de 265 millim., de diamètre, et d’un poids de 3,358 kilogrammes.

Sur le revers du massif du centre sont les plaques, les tôles, les fils d’acier et de laiton de Jacobi, Daniel, des provinces Rhénanes. On remarquera dans une petite vitrine de leur exposition du nickel en métal et ' en oxyde. En face sous la voûte, se trouvent des laines de Brandebourg et des cuirs. De l’autre côté, à droite, vers le mur, des échantillons de minerais divers, surmontés du buste du fameux Alexandre de Humbodt.

Au centre, sur des blocs de houille, des animaux empaillés, des tigres, des belettes, des perdrix ; puis à gauche, une magnifique carte géologique et minéralogique de la Prusse-Rhénane et Westphalienne exposée par le ministère des travaux publics de Berlin, puis des échantillons de zinc de Dellingen. Le centre est occupé maintenant par une série de cloches des mines et fonderies d’acier de Boehun ; l’une de ces cloches pèse 1,500 kilogr., la deuxième 1,950,-.la troisième 2,750-, elles coûtent 1 fr., 50 cent, le kilogr. fendu. Ces cloches sont peintes en noir. Les trois autres placées de l’autre côté portent les inscriptions suivantes : la première, Sancte Michaële, ora pro nobis ; la deuxième, Sancte Martine; la troisième, Sabbata pango , fanera plango, noxia frango. L’exposition prussienne se termine enfin par une grande horloge bavaroise élevée sur une caisse, dans laquelle on voit le mouvement ; les timbres sont formés par deux cloches.

©Promenades dans l'exposition de 1855