Exposition universelle des produits de l'agriculture, de l'industrie et des beaux arts - Paris 1855

Agriculture, Industrie et Beaux-arts

15 mai 1855 - 15 novembre 1855


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Accès au Panorama

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Pour passer au Panorama, le visiteur devra revenir jusqu’à la grande fontaine du milieu, d’où un large passage conduit au Panorama. On a placé dans ce passage quelques meubles parisiens, comme pour indiquer que ce chemin conduit entre autres à l’exposition de cette importante branche de l’industrie parisienne. On voit, à main droite, de très-jolies mosaïques en bois de couleurs naturelles, une armoire très-élégante en marqueterie de M. Wassmus, une charmante petite toilette en marqueterie ornée de peintures sur porcelaine de M. Caron, une belle table en mosaïque de M. Muller, à main gauche les meubles de fantaisie c’est-à-dire des berceaux, des petites chaises, des guéridons, etc., de M. Muret; une grande armoire en bois de rose, ornée de marbre et bronze, de M. Charmois; une bibliothèque très-richement ornée de bronze doré, du prix de 10,500 fr.,de M. Bassie; et enfin, des deux côtés, deux meubles d’appui, en bois de rose et bronze, commandés par l'Empereur pour le palais des Tuileries, de M. Jeanselme, et de la mosaïque très-belle de M. Marcelin.

Arrêtons-nous encore dans un petit compartiment à main gauche, où sont placées deux grandes orgues et quelques autres instruments de musique. L’orgue en face est celui de MM. Stoltz et Sckaaf, de Paris. Cet instrument, qui est joué tous les jours à midi par un aveugle, organiste de la cathédrale de Meaux, est desservi par 42 registres, 3 claviers à main, un clavier de pédales et 9 pédales de combinaison ; il a une hauteur de 8 mètres, une largeur de 6 mètres 50 centimètres, 3 mètres de profondeur, et coûte 22,000 francs. L’autre orgue à main gauche, exposé par MM. Merklin, Schutze et Cie est destiné à la nouvelle église Saint-Eugène, dans le faubourg Poissonnière. Il n’a que 32 registres. En face de ces orgues se trouvent un orgue de voyages, de M. Muller, et un orgue « à musique percé, » c’est-à-dire un orgue changé en orgue de Barbarie par l’emploi de papiers percés. Le papier agit pour la production des sons d’une manière analogue à celle du papier percé, dans le métier Jacquard, pour la production du dessin sur les étoffes. M. de Corteuil, qui expose cet orgue, en est l’inventeur.

En sortant par la grande porte sud du Palais, le visiteur entre dans un large vestibule, orné de tentures et de lustres, conduisant au Panorama. Les grands buffets sont établis à gauche et à droite, à l’extérieur, et plusieurs hangars renferment des objets qui n’ont pas trouvé de place ailleurs. Ainsi, on a exposé dans la cour à main droite, dans un hangar qui longe le mur sud du palais, la carrosserie et la sellerie, et dans un autre hangar de la mémo cour, les machines et les instruments agricoles.

Entrons d’abord dans le premier, pour examiner rapidement les voitures exposées par la France, la Belgique, la Hollande, les États-Unis et le Mexique. La carrosserie parisienne se trouve au milieu. On remarquera les voitures d’apparat de MM. Clochez et Leclerc, les voilures de ville de MM. Lelorieux et Dunaime, les calèches très-bien exécutées de MM. Rothschild, Dameron et autres. A main gauche est la carrosserie de la province, où l’on s'arrêtera devant la voiture en bois de thuya d’Algérie, et devant les petites voitures d’enfants, d’une très-belle exécution. Les wagons belges et français, au bout, paraissent d’une construction aussi solide qu'élégante. Au côté nord, quelques véhicules légers et élégants de la Hollande; un carrosse de couleur étrange, du Mexique, et une grande voiture de gala, destinée aux princes belges, et de la fabrication de MM. Goner frères, de Bruxelles.

©Promenades dans l'exposition de 1855