Exposition universelle des produits de l'agriculture, de l'industrie et des beaux arts - Paris 1855

Agriculture, Industrie et Beaux-arts

15 mai 1855 - 15 novembre 1855


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Sardaigne

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La Sardaigne débute par une grande couverture composée de peaux teintes. Une couverture de lit, faite de fil de Flandre, et brodée à l’aiguille, est à main droite, et des bottes et des souliers, à gauche. Sur la table, on voit un petit modèle d’une ruine, à droite, et des boutons pour fleurs artificielles, et de petits fruits joliment arrangés à gauche. Le deuxième étalage nous montre des pipes et des porte-cigares d’écume de mer, sculptés, de M. Duployez de Sonnet, à Turin ; des couvertures, très-habilement faites de petits morceaux de drap de différentes couleurs ; des tissus de laine et de colon, une robe, etc., et au-dessous, sur la table, du papier réglé, des chapeaux de feutre, un beau petit groupe en plâtre, représentant Napoléon Ier et le roi de Rome. De l’autre côté, il y a de la toile, des tulles de coton, des broderies, etc., et au-dessous, sur la table, un instrument de géométrie, de M. Gibello, et des échantillons de filature. Sur le devant, vers la nef, on voit des échantillons de filature de soie, des lithographies et des tableaux exécutés sur broderies, qui ont valu à l'exposant, M. Stéfani à Turin, la médaille de prix, a Londres, en 1851.

Autour de l’étalage suivant du milieu, sont les célèbres broderies de Gênes, d’un travail très-remarquable, exposées par MM. Costa et Tessada. Sur le haut, des fruits imités, en cire, de M. Valetti, en Piémont, d’une grande beauté, et qui nous paraissent supérieurs à ce que nous ayons vu en bas, dans l'exposition française.

Les brosses qu’on y voit se distinguent par l’excessif bon marché. — Le troisième étalage commence par l’exposition de montres et de mouvements d’horlogerie, de l’école royale d’horlogerie à Cluze, près Genève, dont la perfection a valu à cet établissement la médaille de prix à Londres. Des violons de M. Rocca, à Gènes, se trouvent à côté. De l'autre côté, une boite destinée à contenir l'épée que Napoléon Ier a portée à la bataille de Marengo, avec incrustation en os, deux queues de billards également incrustées d’os et de bois, des instruments de chirurgie, quelques reliures, et quelques bouteilles qui se distinguent par leur petit nombre et leur infériorité.

Des meubles en marqueterie et des animaux empaillés finissent l’exposition de la Sardaigne. Parmi les premiers, on remarquera sur le devant, du côté ouest, une grande bibliothèque avec des tableaux en mosaïque de bois représentant différentes scènes de l’histoire de l’Italie. C’est M. Ciando à Nice qui expose cette bibliothèque qui lui a déjà valu la médaille de prix à Londres. Mais M. Berlalotto, son principal ouvrier, qui pense maintenant à faire sa fortune après avoir fait celle de son maître expose lui-même, à côté, des tables eu marqueterie, en mosaïque de bois d’un très-beau travail, que l’on verra sur le côté qui regarde la nef.

©Promenades dans l'exposition de 1855