Exposition universelle des produits de l'agriculture, de l'industrie et des beaux arts - Paris 1855

Agriculture, Industrie et Beaux-arts

15 mai 1855 - 15 novembre 1855


Retour - Liste Pavillons

Etats Pontificaux

manque image

Les États Pontificaux ont étalé devant leur loge trois tableaux en mosaïque et beaucoup de petites pièces pour broches, en mosaïque, du prix de 4 fr. 50 c. On sait que les Romains savent très-bien faire ce genre de travail, mais nous verrons tout à l’heure les pièces principales. Jetons, en attendant, un coup d’œil sur les vitrines où nous voyons de beaux échantillons de filatures de soie blanche et jaune. En faisant le tour, nous voyons encore, de l’autre côté, des mosaïques pour broches, etc., plus belles que les premières ; quelques échantillons de terre et argile pour la céramique, et argile du mont Janicule, et, à la fin, une vitrine remplie de jolis objets en corail, entre autres un Christ très-bien sculpté sur un seul morceau, qui vaut 150 fr., de très-jolis bracelets dont celui du milieu vaut 500 fr.

Les célèbres cordes (pour violons, etc.) de Naples occupent le coin. Au-dessus d’elles, on a placé une sainte Vierge en cire, de M. Nicolas, de Paris.

On aura remarqué, au commencement et à la fin, quelques très-belles photographies de monuments de Rome. Regardons encore, avant d'entrer dans la loge, devant elle, la colonne de Trajan en bronze doré sur un piédestal de marbre, un petit bureau-toilette de dame, et le psalizomètre, invention de M. Scariano, à Palerme, et servant aux tailleurs, pour la coupe des habits d’homme.

Entrons maintenant dans la loge, après nous être arrêté aux camées de M. Michelini, à Paris, qui sont auprès de la porte, et parmi lesquels l’empereur Napoléon, très-bien réussi. En tournant à droite, nous voyons de magnifiques tables en mosaïque de marbre, parmi lesquelles on distingue celle qui porte des pigeons buvant dans une nappe d’eau, une autre à côté, avec Romulus et Rémus, nourris par la louve au milieu, et, autour, les plus beaux monuments de Rome et de Milan. M. Michelini a placé, à côté, d’autres échantillons de ses camées, parmi lesquels le buste de la Vénus de Milo et celui de l’Impératrice, très-remarquable, et, au-dessus, un très-joli petit tableau en mosaïque, représentant saint Michel, de Raphaël. An milieu, un grand tableau magnifique, représentant le Forum, exécuté en mosaïque avec un art très-remarquable. A côté, à main gauche, un chien couché est fait, par M. Poggi, de cailloux de la Seine. Vu d’un peu loin, on le prendrait pour un produit des Gobelins. Au-dessous, une très-belle reproduction de la colonne Trajane, et une autre en bronze doré. De l’autre côté de la porte, une table de stuc, incrustée de marbres sculptés avec la même matière ; une table de marbre, sculptée avec relief et creux, obtenus par le procédé de» lithographie ; à côté, des fleurs artificielles, en cirai d’une grande perfection.

En sortant par la porte, on voit en face Napoléon en mosaïque, et, aux côtés, des tapis, imitation imparfaite des Gobelins, et des draps pour les troupes papales, faits à l’hospice apostolique de Saint-Michel-à-Ripa. En bas, des fleurs artificielles en cocon, différentes mosaïques, parmi lesquelles une reproduction, en petit, des pigeons que nous avons vus dans la loge, sur une table.

©Promenades dans l'exposition de 1855