Exposition universelle des produits de l'agriculture, de l'industrie et des beaux arts - Paris 1855

Agriculture, Industrie et Beaux-arts

15 mai 1855 - 15 novembre 1855


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Empire ottoman

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A gauche de l’exposition de Tunis s’élève celle de l’Empire Ottoman. Cette exposition, qui se signale par sa riche décoration, forme un vaste carré composé de quatre pavillons reliés entre eux par des couronnements qui en même temps forment les entrées par lesquelles on pénètre dans l’intérieur du carré. Le visiteur qui fera d'abord le tour du carré à l’extérieur, verra, en prenant la direction de droite et revenant à gauche, les magnifiques tentures et autres soieries de la manufacture Impériale d’Erékié (Jérusalem), ainsi qu'une collection de monnaies turques sorties de la Monnaie Impériale ; ensuite les étoffes brodées en or et en argent et d’autres étoffes de Saïda; les soieries de Trébisonde, Brousse, Beyrouth, Alep et Marache; les soies grèges de l’établissement français d’Ain-Hamadé au Mont-Liban ; les lainages et broderies de Seres, les tissus de soie et de laine de Janina et Denisli, enfin les châles, écharpes, bonnets et souliers brodés de Constantinople. Si l’on pénètre ensuite par l’entrée du devant dans l’intérieur du carré et en faisant le même tour, on apercevra à droite les pipes, tapis et objets en cuivre de Kaiseriée et de Cara-Hissar, les objets sculptés en bois et en nacre de Jérusalem, les tapis, tentures et écharpes de Smyrne, les soieries d’Amasia, les tissus de laine et de coton de Monastir et Scodra, les étoffes de Salonique et Niché, les porcelaines de la manufacture d’Indjer-Keuié, enfin les draps de la manufacture Impériale d’Ismitt (Damas). Au milieu du carré sont les armes blanches, les armes à tir et la coutellerie, ensuite la sellerie, enfin les instruments de musique du pays. La loge du fond et adossée au mur montre quelques photographies représentant des types nationaux et des portraits envoyés de Moldavie, ainsi qu’un projet d’un monument commémoratif de la promulgation du tanzimat et de l’alliance entre la Turquie, la France et l’Angleterre, envoyé par un architecte valaque, M. Bilezidkjo.

©Promenades dans l'exposition de 1855