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Galerie Supérieure



Aquarelles, pastels, dessins, gravures, lithographies, etc. — En quittant les salons de la sculpture qui longeaient la galerie anglaise, nous suivions celle-ci comme si nous voulions sortir du palais. A notre gauche, après avoir dépassé le petit buffet, nous prenions le grand escalier qui conduisait à la galerie supérieure. Cet endroit avait servi à l'exhibition de quelques œuvres qui n'auraient pu trouver place en bas.
Nous remarquions, dans cet escalier, qui était celui de droite en entrant, un buste en bronze de la reine Victoria (1174), par M. Thornicroff, de Londres; une Vue du Latrium (2530), par M. Benouville ; les Chrétiens livrés aux bètes dans le cirque du Colysée, sous Domitien (3609), par M. Leullier; un Soir d'été aux bords de la Seine (4186), par M. Villevieille, et l'Acropole d'Athènes (2829), par M. de Curzon.
En entrant dans la galerie supérieure, nous avons à droite les gravures anglaises, françaises, etc., qui n'offraient qu'un médiocre intérêt; elles avait presque toutes été exposées, depuis plusieurs années, chez les marchands d'estampes des boulevards, ce qui nous dispensait de nous y attacher plus particulièrement.
A droite étaient les aquarelles anglaises; au bas de chaque cadre était attachée une petite étiquette faisant connaître le nom de l'auteur et donnant l'explication du sujet traité. Deux grandes aquarelles cependant étaient dépourvues d'indication, c'étaient les numéros 1023 et 1024, appartenant à la reine d'Angleterre et représentant une Soirée au château de Balmoral, au moment où le prince Albert revient de la chasse; et une Matinée dans les montagnes d'Ecosse, la Famille royale gravissant le Lochnagar.
Quelques compositions architecturales (1461) enfantées par l'imagination des artistes, une Vue de la synagogue de Great Saint-Helen's, à Londres (1431), étaient surtout dignes d'être remarquées. Nous signalons aussi : une Boutique de barbier à Séville (1981), par M. Lundgren, de Stockholm (Suéde). Quatre Vues de la villa mauresque la Wilhelma, construite aux frais du roi de Wurtemberg, à Cannstadt, près Stutt-gard (2171) : le Vestibule, la Cour couverte, le grand Salon, le grande Salle de festin, par M. Zanth, de Stuttgard (Wurtemberg).
Nous arrivions aux miniatures, qui étaient toutes très-belles. Nous avions d'abord les portraits de M. de Pom-mayrac (3821), les miniatures de Mme Herbelin (3293) et de M. Rousseau (3916).
Les émaux étaient aussi très-remarquables : M. Waldeck (5063), Mlle S. Berthou (2543), M,le H. Mutel (3719), M. Devers, de Turin (2964), avaient exposé des œuvres charmantes.
M. Maxime David (2850) avait envoyé vingt-neuf miniatures, parmi lesquelles on remarquait un portrait du prince Napoléon et trois portraits d'Abd-el-Kader.
Les peintures sur porcelaine étaient peu nombreuses. On remarquait une copie de Prud'hon (4193), par M.Vion.
M. Maréchal, de Metz, a exposé quatre pastels fort remarquables (3042 à 3045).
M. Giraud a un Portrait de la princesse Mathilde (3188) et un Portrait de M. Mélingue (3189).
M. Eugène Lami avait exposé cinq aquarelles (3463 à 3467).
Nous remarquions trois dessins de M. Bida (2563 à 2505), six aquarelles de M. Salmon (3962 à 3907), deux pastels de M. Jules Grenier (3214).
Sept dessins de M. Yvon, représentant les sept péchés capitaux : 4220, la Colère; 4221, la Luxure ; 4222, l'Avarice; 4223, la Gourmandise, 4224; l'Orgueil; 4225, l'Envie; 4226, la Paresse. Les allégories étaient presque toutes empruntées à l'Enfer du Dante. Cette collection appartient au Musée du Havre.
M. Janmot, de Lyon, avait envoyé une série de tableaux allégoriques ayant pour sujet l'Ame, poème en dix-huit tableaux (3402). Quelques-unes de ces toiles avaient de l'originalité.
M. Th. Valerio avait exposé vingt-quatre études, faisant partie d'une collection ethnographique, et exécutées en Moldavie, en Valachie, en Turquie, etc., par les ordres du gouvernement français.
4107, Pâtre hongiois des bords de la Theùss; 4108, Derviche égyptien, armée du Danube; 4109, Bachi-Bozouck, Silistrie; 4110, Femme tsigane de Servie; 4111, Turc des côtes de la mer Noire; 4112, Turc de la Morée; 4113, Chef arabe des environs de Damas; 4114, Chef kurde; 4115, Tsigane hongrois; 4116, Tsigane hongrois; 4117, Femme tsigane de Hongrie; 4118, Femme tsigane de Servie; 4119, Paysan hongrois de Szolnok; 4120, Paysan hongrois de Szolnok; 4121, Paysan hongrois du pays des Jazigers; 4122, Paysan hongrois des montagnes du Matra ; 4123, Avant-poste égyptien, dans la Dobruscha; 4124, Femme serbe de Belgrade; 4125, Bachi-Bozouck albanais, armée du Danube; 4126, Paysan valaque; 4127, Pâtre hongrois des Carpathes; 4128, Femme mariée d'Arokszallas; 4129, Femme croate des frontières de Bosnie; 4130, Forgeron tsigane des montagnes du Matra.
Nous retrouvions, vers le fond de la galerie, quelques tableaux à l'huile qui n'avaient pu trouver place dans les salons et galeries inférieurs.
Une Prise de Smolensk (3483), par M. Langlois; un Portrait de feu l'abbé de Lamennais (3249), par feu Guérin; un Portrait de M. Manin, ancien dictateur de Venise (2522), par M. Belly ; un Muletier du Var (3022), par M. Loubon ; l'Entretien (3575) ; Manola, en Espagne (3570), par M. Armand Leleux ; Soutien et pardon (2782), par M. Compte-Calix; Portrait de M. Peccarer,avocat (3849) ; Portrait de M. Chenavard, peintre, par M. Ricard; une Descente de croix (3514), par M. La-zerges; des Chevaux de labour d'Alsace (3451), par M. Lalaisse; enfin une magnifique lithographie (4851) de M. Soulange-Teissier, représentant saint François d'Assise, d'après M. Benouville.
Nous terminions notre promenade dans la galerie supérieure, en citant une Vue générale de Paris, prise de la terrasse de l'Observatoire, par M. Marlet.
Dans l'escalier que nous prenions pour descendre de la galerie et sortir de l'Exposition, nous indiquons quelques toiles qui eussent été dignes de figurer dans un endroit plus favorable : une Chaîne de forçats en 1788 (2739), par M. Cibot; l'Acropole d'Athènes (2413), et la Parabole du bon Samaritain (2415), par M. Claude Aligny; Marée basse (3542), par M. Lepoitevin; un Intérieur de maréchaux ferrants ( 3577 ), par Armand Le-leux; l'Ane portant des reliques, par M. Leray ; et la Marchande d'amours (3380), par M. Isambert.

© Guide dans le Palais de l'Industrie et des Beaux-Arts 1855