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Navigation


Navigation à l'exposition de Seville 1992

© Jean-Michel Colin
Architecte(s) : Guillermo Vàzquez Consuegra

La propre architecture et l’ancrage du pavillon sur la berge du fleuve annonçaient déjà le sujet : la navigation, les progrès des découvertes maritimes depuis la fin du XVème siècle jusqu’à nos jours, et les conséquences que cette singulière aventure a eu pour l’humanité.

Rien qu’en prononçant le mot mer, l’imagination se peuple d’aventure, d’élégants voiliers, de pirates et de guerres, de vaillants marins et d’intrépides capitaines. La navigation a été l’instrument fondamental d’une découverte collective, patrimoine de tous, que l’on doit à une multitude d’hommes et à de nombreux efforts, anonymes pour la plupart, et constituait l’objectif central de l’exposition. La reconnaissance de la terre comme la mer et la navigation, l’humanité tout entière a réussi à avoir une image complète de la planète sur laquelle elle vit, reliant ses point les plus éloignés, et la convertissant en un seul monde, intercommuniqué et interdépendant : une maison commune à tous. L’exposition présentait d’abord que ce qui était connu en navigation, avant 1492 : un environnement maritime proche des localités du bord de mer ; le cabotage qui permettait de parcourir d’importants itinéraires sans trop s’éloigner de la côte ; quelques longs voyages de navigateurs audacieux (Polynésiens, Vikings…) qui parvinrent à des terres lointaines sans développer ni établir de relations stables avec les régions d’origine.

La noyau central de l’exposition présentait le cheminement depuis les premiers pas fermes pour arriver à posséder une vision complète de la terre au XVème siècle, jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, quand de remarquables découverts en sciences et en techniques permirent de fixer les dernières limites de la planète, et de présenter une vision presque complète et d’une grande précision de son contour. Au commencement de cette longue et décisive période de l’histoire de l’humanité, la Péninsule Ibérique joue un rôle transcendantal.

Le lent processus de relation et d’intégration économique, sociale et culturelle, qui avait commencé vers la fin du XVème siècle et la première moitié du XVIème, accéléra vertigineusement son rythme quand la technologie et le machinisme de la révolution industrielle se consacrèrent à la navigation dès les premières années du XIXème siècle. La dernière partie de l’exposition décrivait comment les itinéraires de navigation, depuis les première utilisations de la machine à vapeur jusqu’à la propulsion des bateaux, ont été de plus en plus réguliers, rapides et capables d’embarquer plus de monde. Cela a permis de transporter des idées, des personnes et des marchandises et de contribuer à ce que l’interrelation des groupes humains soit un processus inévitable.

L’aventure, la science, la technique, la lutte pour l’hégémonie, la communication, le transport massif de personnes et de marchandises, l’interdépendance…. C’est là la contribution de la navigation à l’Ere des Découvertes.

© Guide Officiel Expo’92