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Italie


Italie à l'exposition de Seville 1992

© Expo'92
Architecte(s) : Gae Aulenti et Pierluigi Spadolini

Inventer suppose un effort pour amener le monde à être plus conforme à ses propres aspirations, pour le changer en interprétant ses lois selon la finalité de l’homme.

Découvrir suppose, en revanche, un effort pour adhérer au monde, à ses règles, à sa façon d’être.

Entre Colomb et Vespucci – le premier « inventant » les Indes là où elles ne pouvaient pas être, le second « découvrant » le Nouveau Monde quand le Vieux Monde cessa d’être le seul – se joue la grande « partie » du génie italien, de Léonard de Vinci à Galilée, de Volta à Fermi.

La scénographie du pavillon s’inspirait de ce double itinéraire parallèle : celui de l’homme, engagé dans la création de plus en plus complexe et articulée du rapport de soi à l’autre ; celui de la culture, qui apparaît d’abord comme un pont jeté entre les mots et les choses, pour parvenir enfin à la synthèse créative d’un scénario où passé et avenir convergent dans une alliance difficile mais impérative au présent. Une synthèse qui, dans la tradition italienne, s’est exprimée et s’exprime dans un style particulier, une créativité où s’intègrent avec bonheur la forme et la fonction dans une perspective innovatrice.

Sur cette base conceptuelle, l’itinéraire de l’exposition – distribuée au sein du pavillon de l’Italie, dans une grande galerie centrale selon trois niveaux – s’articulait autour de arguments principaux, qui définissaient une sorte de séquence cognitive, l(aventure du regard qui s(allongeait progressivement du plus proche au plus lointain, pour devenir un instrument à même d’avoir une incidence sur la réalité :

Le corps (Intérieur et Extérieur), que l’anatomie, la médecine, la biologie ont mis à nu, révélant ses secrets, et cherchant aujourd’hui à simuler des plus en plus efficacement ses sens et sa faculté.

Le cosmos (Terre et Ciel), de sa représentation picturale et cartographique à sa perception en tant qu’organisme complexe où tout se tient.

La technique (Processus et Produits), c’est-à-dire le savoir faire rationnel et dirigé, qui s’efforce de changer le monde grâce à la connaissance de ses mécanismes de fonctionnement.

La Culture (Mémoire et projet), dans la confluence de l’élan cognitif et de l’élan opératif, en référence à cet ensemble d’intérêts, d’opportunité et d’aspirations d’un peuple et d’un pays, qui se définissent comme « qualité » de la vie.

© Guide Officiel Expo’92