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Iles Canaries


Iles Canaries à l'exposition de Seville 1992

© Alvaro Pinel
Architecte(s) : José Manuel Barrio Losada et César Mezquita

Le seul animal mythologique, l’homme, les plaça sur les cartes les plus anciennes, lorsque les dieux habitaient les cieux et lorsque le feu était la forge de la vie. Les Canaries se trouvaient là, dans l’Atlantique, sonore et bleu, ouvertes aux quatre vents et scrutant les horizons de l’Afrique et de l’Amérique. Entre le ciel et la mer, c’est l’aventure historique des Canaries, le dernier port d’Europe et, au retour, le premier port d’Amérique.

Terre volcanique en ses vestiges d’origine, les Canaries déploient leur futur comme navire prévenant, relié au monde par l’idiosyncrasie des ses habitants, par l’éclectisme particulier de ses îles, par la façon synthétique et aimable avec laquelle ses habitant ont su et savent accueillir les visiteurs : comme s’ils étaient insulaires.

Cette terre fut chantée par les poètes, étrangers et indigènes, et proclamée port ouvert, entrée et sortie pour les voyageurs qui s’émerveillèrent, ébahis par ses mystères, ses trésors et ses paysages édénique. Humboldt se mit à genoux devant la chapelle naturelle de l’Orotava. Et les dieux que les conquérants ne parvinrent pas à expulser lors de leur irruption violente, habitent toujours là, mythiques, se cachant dans la Vallée d’Ucanca , à Ténérife.

Entre le passé et l’avenir, en ce présent de fin de siècle, les Canaries se refont une image dans le monde de la culture de demain en tant que région parmi les plus transparentes du moment, dans les profondeurs desquelles le feu exerce encore ses alchimies secrètes : Timanfaya en est le témoin quotidien et la preuve irréfutable.

Enfin, la mer n’est pas plus que des milliers de sillons anciens et nouveaux qui renouvellent les chemins du monde occidental. Et flottant sur l’Atlantique, azurée par les siècles et le feu, se trouve une terre unique, respectueuse et altière comme les oiseux solitaires, les Canaries, les îles de l’avenir.

© Guide Officiel Expo’92