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Port des Indes


Port des Indes à l'exposition de Seville 1992

© Alvaro Pinel

Le visiteur touchait à l’histoire en arrivant à cet endroit. Le vieux Port des Indes, le gond sur lequel tourna le sens de la navigation au XVIème siècle et qui permit un déplacement du commerce depuis l’Orient jusqu’à l’Occident, était évoqué dans ce tronçon du Guadalquivir.

Et c’est dans ces eaux qu’étaient ancrées les répliques des vaisseaux historiques : la nao Santa Maria, les caravelles Pinta et Ninã, et la nao Victoria.

Les trois premiers se lancèrent ç l’aventure épique de la découverte depuis le port de Palos de la frontera (Huelva), une référence qui était une invitation à visiter celle ville voisine et le monastère de la Rabida qui est tout proche. Ici revivaient et s’emparaient du visiteur les souvenirs de Christophe Colomb, des deux Pinzon, De la Cosa, l’entreprise tout entière, sous le patronage des Rois Catholiques, un des événements qui allait modifier la conscience de l’humanité à propos d’elle-même et de notre planète.

Le nao Victoria, première embarcation qui parcourut le globe terrestre de 1519 à 1522 sous le commandement de Juan Sebastian Elcano dans une expérience dirigée jusqu’à sa mort par Fernand de Magellan, sortit du port de Séville qui était situé très près, en aval, de cette évocation du Port des Indes. Le navire Victoria pouvait non seulement être contemplé depuis le bord de l’eau mais ceux qui le souhaitaient pouvaient le visiter.

La reconstruction des quatre embarcations a été faite avec la plus stricte fidélité. Il fallut pour cela un travail laborieux de recherche archéologique et historique. On a utilisé, chaque fois que cela a été possible, les même matériaux qui avaient été employés pour les originaux : du chêne pour la quille, l’étambot, l’étrave, ainsi que les couples ; du pin pour les mât et les vergues : du bois soigneusement choisi dans les bois galiciens et pyrénéens et coupé à l’époque idoine pour le calfatage. Les gréements étaient en chanvre.

C’est grâce à la technologie que supposaient ces embarcation, aux connaissances géographiques du moment, aux vents alizés, à l’audace de ces protagonistes et au soutient de l’état, que les découvertes furent possibles. Ces navires avaient déjà parcouru 15000 milles : dont 12600 à la voile. Ils avaient jeté l’ancre dans plus de 30 ports et ils avaient été visités, avant l’inauguration de Expo’92, par plus de trois millions de visiteurs. Depuis le 3 aout 1990 ils ont fait escale dans les ports du littoral espagnol, portugais, italien et français. Le 12 octobre 1991 ces répliques sortirent de Palos de la Frontera pour traverser l’Atlantique après avoir fait escale aux Iles Canaries. En Amérique ils se sont rendus à Porto Rico, la République Dominicaine, les Iles Vierges, les Etats-Unis….

L’image de ce port était la composition d’un lieu idéal pour entrer dans le pavillon de la Navigation et commencer, ainsi, le parcours du Chemin des Découvertes.

© Guide Officiel Expo’92