Retour - Liste Pavillons

Québec


Québec à l'exposition de Montréal 1967

© expo67
Architecte(s) : Papineau, Gérin Lajoie, Leblanc & Durand

Quadrilatère de verre ceinturé d'eau, le pavillon du Québec reflète
ses voisins et se mire à son tour dans la lagune qu'orne une sculpture de Pierre Heyvaert.

Le bâtiment étant soulevé de terre, le rez-de-chaussée consiste en une terrasse dégagée de toutes parts et reliée par une passerelle aux terrains de l'Exposition.

Quatre ascenseurs circulaires conduisent aux étages. Une trame sonore sert de lien et anime les éléments. Alliant les bruits de la nature à ceux de l'industrie, cette musique est l'image du Québec.

La montée s'effectue au milieu d'images kaléidoscopiques qui donnent l'impression de grands espaces, de forêts profondes, évoquant le cycle des saisons et l'âpreté du climat. Le visiteur se trouve des lors en face du premier thème de la présentation: le défi que lance a l'homme la nature québécoise. A la sortie de l'ascenseur s'amorce déjà le deuxième thème: le combat, qui est une réponse au premier. L'homme transforme son milieu et met en valeur ses ressources. Sept cellules illustrent la conquête du milieu naturel: la mise en valeur de l'eau, de la forêt, du sous- sol, le développement industriel et l'urbanisation. Sur un immense panneau-écran s'illumine une carte du Québec.

Dans une salle circulaire dont les parois ont la forme de barrages, le visiteur se voit au centre d'un spectacle cinématographique qui a pour sujets le fleuve et la navigation, les rivières et l'énergie.

Dans le secteur de la forêt, on voit d'abord la faune et les fourrures, dans un décor qui se prolonge pour illustrer les richesses des bois à partir de l'arbre jusqu'au produit manufacturé et exporté.

Le thème du sol se divise de la façon suivante: l'enracinement, le réaménagement et la production agricole et la mise en marché.

Le thème sous-sol est illustré par une sorte de vaste puits que le visiteur domine du haut d'une passerelle, après quoi s'offre le spectacle de l'activité industrielle ou sont mises en relief les réalisations originales du Québec.

L'homme, qui a maîtrisé son milieu naturel et tiré profit de ses richesses, a transformé un milieu hostile en un Etat industriel et a donné naissance aux villes. Un spectacle cinématographique en présente le surgissement.

Le visiteur arrive au sommet d'une rampe hélicoïdale. Il descend vers le rez-de-chaussée tout en suivant le développement du thème l'élan et de ses sous-thèmes qui sont illustrés par des mobiles. L'élan, c'est celui d'un peuple qui, en dépit des obstacles, sait non seulement conserver son patrimoine mais s'affirmer en se donnant des structures économiques, sociales, politiques et culturelles qui répondent à ses aspirations.

Au pied de la rampe, dans un espace circulaire, divers éléments animent un film d'anticipation sur le Québec en l'an 2, 000.

Le pavillon consacre quatre pièces à l'activité artistique. L'une d'entre elles est consacrée à la littérature. Les autres présentent des expositions de peinture, de sculpture et d'artisanat.

Le restaurant offre les spécialités gastronomiques du Québec. Sa décoration et son ameublement font connaître avec éloquence les métiers d'art du Québec.

© Expo67 - Rapport Général