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Indiens du Canada


Indiens du Canada à l'exposition de Montréal 1967

Architecte(s) : J. W. Francis

La participation des Indiens du Canada à l'Exposition universelle de 1967 se traduit principalement par un gigantesque wigwam stylisé fait de bois et d'acier, d'une hauteur de quelque 100 pieds.

Un totem de 65 pieds s'élève sur la terrasse. Il s'agit d'une pièce exceptionnelle sculptée par des Indiens de la côte du Pacifique dans un cèdre de la Colombie Britannique. On y voit, au sommet, un grand corbeau - l'oiseau du tonnerre- un ours gris et un épaulard; un "sisuitl" - hydre indienne a deux têtes - et un homme; un épaulard dévorant un phoque; un castor et, tout en bas, un chef de tribu.

Le scénario du pavillon, établi par des dirigeants indiens de toutes les régions du Canada, évoque les difficultés qui existent entre les "peaux-rouge s" et les "visages pâles", le rôle de l'Eglise et du gouvernement du Canada auprès des Indiens, la conclusion des traités et la création des réserves indiennes.

Dès l'entrée dans le pavillon, le visiteur remarque une sculpture de neuf pieds représentant un homme étendant les bras en signe de bienvenue. Selon la tradition, chez certaines tribus indiennes, on plaçait de telles figures devant la grande maison du village en signe de bon accueil aux chefs de tribus voisines et à leurs amis qui venaient assister aux grandes fêtes et aux danses d'hiver.

Dans le premier secteur du pavillon, on peut admirer des objets d'artisanat indien, de même que des sculptures et des toiles, exécutés par des artistes de plusieurs tribus de tout le Canada.

Une étape suivante montre la beauté du territoire vierge que connaissaient les Indiens d'avant la venue des Européens en terre d'Amérique, l'amour et le respect des premiers habitants du Canada pour tout ce qui vit et pousse et leur vénération du Grand Esprit, créateur du monde.

Un autre secteur du pavillon explique le mode de vie des Indiens d'autrefois: leurs habitations, leurs outils, leurs occupations et leur affinité avec la nature.

Les grands aventuriers venus d'Europe et les coureurs de bois ont beaucoup reçu des Indiens, qui les ont accueillis généreusement, guidés dans leurs explorations, nourris, logés, puis initiés a l'usage du canoë, de la raquette et du toboggan.

Plus loin, il est question de l'adaptation des Indiens d'aujourd'hui a un monde a vocation technologique, de l'ingéniosité dont ils font preuve pour utiliser les ressources a leur portée tout en conservant les valeurs morales et spirituelles de leurs ancêtres, de leur organisation collective et politique.

Une galerie de photos fait voir chasseurs, trappeurs, guides, pêcheurs, artisans, cultivateurs. Elle fait également voir des médecins, des avocats, des juges, des instituteurs, des commerçants, des annonceurs de la radio télévision, des secrétaires, des téléphonistes, des aviateurs.

On soulève évidemment la question des réserves, qui, elle, dessine un énorme point d'interrogation sur l'avenir de toute une race humaine. Assimilation ou survivance? Une flamme symbolique située au-dessous de la pointe de la tente exprime à ce sujet les rêves et les aspirations des Indiens.

© Expo67 - Rapport Général