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Belgique Joyeuse


Belgique Joyeuse à l'exposition de Bruxelles 1958

© Expo58
Architecte(s) : Y. Blomme, A. De Rijdt, L. François, A. Barrez. J. Vandevoorde, J. Wybauw

Cette cité joyeuse de cinq hectares était l'Image d'une ville où voisinaient en parfaite harmonie des maisons de tous les styles belges connus.

Dans les rues animées déambulaient des bateleurs, des chanteurs, des joueurs d'orgue, des fanfares, des
marchandes dé fleurs.
Les réverbères, les fiacres, les vieux tacots et les costumes, vous plongeaient dans une ambiance évocatrice.

Les rues étroites et tortueuses, les places aux noms chantants vous Invitaient à la flânerie.

La charpente des 170 maisons est en bois, recouverte de staff; certaines constructions étaient la reproduction exacte d'édifices existant en Belgique, d'autres avaient été inspirées de l'architecture européenne, depuis le Moyen Age, la Renaissance, les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles jusqu'au style « nouille» de 1900, interprété avec une aimable malice. Des bâtiments modernes constituaient l'aboutissement de cette anthologie de l'architecture.

A la porte de ce village heureux, vous laissiez derrière vous tout votre bagage de soucis et d'ennuis. Il vous restait seulement le désir d'entrer dans chaque maison, de découvrir derrière la façade d'un des 50 cafés, des 6 restaurants, des 10 snack-bars, des 3 dancings, des 25 boutiques où des artisans vous présentaient dentelles, cristaux, étains et céramiques, un intérieur coquettement décoré.

Six portes ouvraient l'enceinte de la Belgique Joyeuse. La Porte des Archers n'était pas une reconstitution mais une évocation, elle donnait accès à la Place du Doux Accueil, à son cours d'eau, à son pont et à son moulin à eau.

Par la Porte du Stade, la Porte des Attractions et la Porte des Artisans, vous entriez dans le quartier moderne du village réservé, en grande partie, à une exposition des métiers d'art-et au Jardin des Artisans modernes.

La Porte 1900, encadrée de magasins et de la salle des Fêtes, s'ouvrait sur le quartier réservé spécialement à la Belle Epoque. Une galerie couverte abritait des boutiques.

La Porte des Archiducs débouchait sur la-Place des Archiducs entourée de colonnes supportant une galerie-promenade accessible par les différents établissements qui l'entouraient.

Dans le Jardin des Arbalétriers voisin de la place du Doux Accueil, se réunissaient, à proximité d’une guinguette, les tireurs à l'arc et les joueurs. de quilles.

La ruelle d'Ostende groupait des maisons typiques du littoral belge.

Sur la Place Uilenspiegel se trouvaient une maison provinciale; des cafés et une rôtisserie; de la place, un passage donnait accès au béguinage et à la partie moderne du village.

Lit « Diable au Corps» de style renaissance flamande, rappelait le cabaret estudiantin bruxellois de 1900; disparu aujourd'hui. Au premier étage, le Théâtre de poche présentait un spectacle de cabaret littéraire.

La Grand'Place, entourée de cafés et de terrasses était le centre de cette ville aimable; administrée par un maire et ses deux échevins. Dans le fond de la Grand'Place, un podium adossé à la salle. des fêtes était utilisé pour les spectacles de plein air. Vous ne perdiez rien des manifestations qui avaient lieu sur cette place, si
vous les suiviez de la terrasse surélevée.

Invitation vous était faite de visiter l’exposition d’art.

Dans les salons de la Maison des Brasseurs. Un amateur d'art, particulièrement éclairé, avait voulu donner à la Belgique Joyeuse un caractère artistique et lui avait cédé, pendant toute la durée de l'exposition, une collection de tableaux exceptionnels. Il proposait à votre admiration quelques-uns des trésors qu’était: la "Pieta" de Quentin Metsys, la « Vierge à l'Enfant » de Gérard David, l' « Adoration. des Mages » de Bernard Van Orley, un Rembrandt, un "Nu" du Maître de Fontainebleau et tant d’autres.

C'est sur la Grand'Place également que se retrouve une des six maisons réservées' aux provinces d'Anvers, de Flandre Occidentale, de Liège, de Limbourg, de Luxembourg et de Namur. Ces maisons provinciales dispersées dans, le village, évoquent le style architectural typique, de province et ont été aménagées en centres de propagande touristique.

Au sortir de la Grand'Place s'ouvrait la P1ace du Fourquet: rappelant les styles 1900, tout à fait caractéristiques. La rue Montagne de la Cour qui y débouchait, conduisait à la Place Ducale.

Il vous restait encore, à visiter la section moderne d'un charme. tout aussi attirant sa chapelle. réservée à l’art religieux moderne, sa galerie d'exposition pour les artisans d'art moderne, ses jardins, ses fontaines et ses pièces d’eau.

© Guide Officiel Exposition Universelle de Bruxelles 1958 - Desclée & Co