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Union Corporative de l'Art Français


Union Corporative de l'Art Français à l'exposition de Paris 1937

© Aldo
Architecte(s) : Tournon

On entrait dans une grande salle où étaient accrochées les bannières des Métiers de France, c'était le siège de l'Union Corporative de l'Art Français.

Le but de ce groupement était de défendre l'art français en créant une liaison permanente entre les artistes créateurs de modèles et les industriels chargés de reproduire ceux-ci.

Déjà un travail fructueux avait été réalisé dans une collection sans réserve avec la Fédération des Artistes Créateurs, la Fédération des Métiers d'Art de France, la Fédération Nationale du Bâtiment et l'Union Centrale des Arts Décoratifs.

Sous le même toit s'abritait la classe, décors et costumes de Théâtre.

En contemplant des maquettes et des costumes, habilement des efforts effectués par J. Copeau et par ce qu'on avait appelé le "cartel" qui réunissait les noms de Baty, de Dullin, de Jouvet, de Rocher.

De même vous pouviez voir à côté d'un résumé de la tâche artistique accomplie par les subventionnés, l'évolution des théâtres religieux, ouvriers, des scouts. Un théâtre-laboratoire avec une petite scène et une salle de deux cents places servait à la démonstration de la mise en scène et était, chaque semaine, à la disposition d'un théâtre irrégulier.

La participation étrangère était assurée par le Danemark, la Pologne, la Tchécoslovaquie.

Dans la cour du Pavillon se trouvait un théâtre de verdure.

La partie nord, longeant le quai était entièrement occupée par l'exposition des Tissus.

Le syndicat des Filateurs de rayonne montrait non seulement des échantillons de leurs produits, mais encore comment ils étaient utilisés dans leurs applications.

Une grande frise décorative indiquait le schéma des étapes successives des produits depuis la fabrication jusqu'à l'usage, qu'en faisaient les clients. Deux alvéoles caractérisaient bien les méthodes employées par les exposants, l'une pour la production, l'autre pour l'application.

Au mur une grande carte des textiles artificiels français.

D'autre part, sous de hautes vitrines en forme de colonnes se trouvait les soieries de Lyon, des environs de Paris, de Saint-Etienne. Les laines, les cotons, les teintures, les impressions faisaient l'objet d'une présentation décorative.

Dans l'aile gauche, à l'étage, c'étaient les industries du fil de toute matière, tel qu'il était fabriqué, mouliné, retordu en vue des tissages ou de l'usage ménager. Des couleurs claires, un décors floral étaient adoptés pour les tissus d'ameublement que vous admiriez ensuite à côté des tapisseries et des tapis. Enfin l'exposition des Dentelles, Broderies, Passementeries prouvait la vitalité de ces très vieilles industries françaises et les présentaient dans les différents emplois que leur attribuait la vie moderne : couture, lingerie, ameublement.

Toujours dans la même agglomération, étaient installés les stands de la Mécanographie et Papeterie.

Une frise expliquait d'une façon attrayante l'emploi de la mécanographie et des méthodes modernes d'organisation dans la vie commerciale et industrielle.

Les exposants avaient la possibilité de faire des démonstrations, vous pouviez voir donc fonctionner les machines à écrire, à statistiques, à calculer, à affranchir, à sténographier, à reproduire, à contrôler.

Vous pouviez de même vous faire donner des explications sur les récentes méthodes de comptabilité; sur la tenue des fiches et, d'une façon générale, sur l'organisation du bureau. Des vitrines étaient aménagées pour la papeterie et les articles de bureau.

Enfin, la manufacture des Gobelins, dans le Pavillon d'honneur, présentait une partie de la magnifique production de ces trois dernières années, décors parmi les plus précieux qui puissent enrichir le cadre de la vie collective ou individuelle. Dans le grand péristyle monumental, voici "Le Niger" et "le Mékong" d'après Ducos de la Haille, "Messidor" et "Thermidor" d'après Deshayes.

Au rez-de-chaussée, dans la grande salle, vous contempliez des "Scènes de la vie espagnole" d'après Sert et deux "Pastorales" d'après Jules Flandrin, enfin dans une salle spéciale, "Le triomphe de la paix" d'après Othon Friez. D'autres tapisseries étaient exposées au premier étage.

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